Désolant

Exotique, vraiment?

Pulpa Negra, par Mikhaïl W. RamseierMikhaïl W. Ramseier, Micha pour les intimes, m’écrit un mot depuis l’île vénézuélienne de Margarita pour me signaler l’existence d’un ouvrage qu’il vient d’écrire, Pulpa Negra. Je ne connais pas cette personne dont le nom sonne résolument russo-allemand. Curieux de nature, je m’informe et voici ce que je trouve :

Infatigable bourlingueur, Mikhaïl Wadimovitch Ramseier est né au pays de Blaise Cendrars et Nicolas Bouvier. Descendant de l’immigration russe, son parcours ne pouvait être que chaotique et jalonné d’aventures exotiques… Après avoir publié des recueils de poésie dès l’âge de dix-sept ans, il a été chauffeur de taxi, professeur de tennis, rédacteur publicitaire, graphiste, journaliste et éditeur. Sillonnant la planète en tous sens, il a enseigné le français à Katmandou, travaillé dans le tourisme en Mongolie et en Afrique du Sud, et enfin posé ses plaques dans une petite île des Caraïbes. Père de trois enfants, il a publié en 2006 La Voile Noire, un ouvrage qui traite de piraterie et d’anarchie.

Je rappellerai d’abord aux ignorants et aux oublieux que le pays de Blaise Cendrars et Nicolas Bouvier n’est autre que la Suisse. Pas étonnant, ce pays a la réputation d’avoir accueilli un grand nombre d’aristocrates russes réfugiés des révolutions de 1917. Quant à la petite île des Caraïbes, qui, étrangement, n’est pas nommée, je peux vous dévoiler qu’il s’agit de Margarita, au Venezuela. Étrange personnage que ce Mikhaïl Ramseier, qui semble s’intéresser à la fois aux pirates et aux anarchistes, Russes de préférence, comme Bakounine et Kropotkine.

Ménager les autochtones

Voilà pour la bio. Quant à l’ouvrage Pulpa Negra (intitulé ainsi en français), il porte le sous-titre de Roman exotique et se déroule dans un « pays qui n’est pas nommé, pour ménager les autochtones » (merci pour eux!). On apprend cependant que ces derniers sont « dirigés par un président révolutionnaire qui fait la nique à George Bush ». Suivez mon regard, la devinette est facile…

On apprend aussi que « les réalités locales sont loin des reportages flatteurs type Géo ou Thalassa… Là-bas, faut pas se mentir, la société est construite sur la paresse et le laxisme : faut s’habituer ». Avec une appréciation aussi élogieuse (on comprend maintenant pourquoi il convient de « ménager les autochtones »), le cadre est définitivement dressé pour des aventures dignes de Tintin chez les Picaros :

L’Amérique latine, l’Amazonie, les Caraïbes : de quoi faire rêver tout Occidental avide de changer sa vie étriquée contre un peu de soleil et un coin de ciel bleu! Mais se baigner tous les jours dans une mer turquoise, passer ses loisirs à cueillir les noix de coco et les bananes de son jardin (…), ce n’est pas si facile que ça! Le paradis, ça se mérite (…).

La quatrième de couverture, d’où j’extrais ces lignes, continue :

L’auteur nous brosse un portrait de la vie quotidienne de petits blancs égarés à l’autre bout du monde. (…). On l’aura compris, Pulpa Negra n’est pas un guide ou un récit de voyage, pas plus qu’un reportage ou un documentaire culturel. Pulpa Negra, c’est un témoignage. Lucide et sans complaisance. Le texte est torché à l’emporte-pièce (…).

L’argument imparable

Très beau tout cela, mais il faut terminer d’attirer le chaland. L’argument est imparable :

Et puis la pulpe noire, c’est parfois merveilleux : une viande si tendre et savoureuse que l’on ne trouve que là-bas : la chair sensuelle des plus belles filles du monde ; cette couleur particulière qui prône la liberté sans contrainte.

N’en jetez plus! Tous les poncifs sont là. Il ne manquait plus que le sexe. Le voici enfin. Qui peut encore résister?

Au bout du compte, c’est malheureusement le Venezuela qui y perd. Le voilà misérablement rabaissé au niveau de pays exotique. Sans même le nommer, on fait de lui, à peu de choses près, une vulgaire république bananière. Sa seule fonction sera donc de faire rêver, au travers des images d’Épinal les plus éculées qui soient, les petits blancs occidentaux en mal de sensations fortes. Triste destinée pour un pays comme le Venezuela –et pour toute l’Amérique latine.

Tintin, je vous dis.

On peut se procurer Pulpa Negra (livre broché ou téléchargement) auprès de l’éditeur en ligne Lulu . On peut également lire sur ce site les premières pages du roman. Pour tout dire, je n’ai pas été trop impressionné par le style « à l’emporte-pièce ». À tout prendre, je préfère encore S.A.S. à Caracas.
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9 réflexions sur “Exotique, vraiment?

  1. Jean Luc,
    Attiré par les commentaires, et comme nous allons nous installer à Maturín, j’ai acheté ce livre il y a un peu plus d’un mois. Je n’y ai pas trouvé ce que j’attendais. Tout d’abord, l’écriture est assez vulgaire, du genre langage des rues de tous les jours. De plus, même si ma femme vénézuélienne y a reconnu des traits typiques de son pays, elle a été choquée par beaucoup d’autres commentaires. Ce livre doit, à mon avis, plutôt se lire comme un polar (surtout dans la partie finale avec la recherche de son copain disparu). Bref, pas grand chose à retenir.
    Pour information, ce monsieur a également un site web (tenu par un de ses fils je pense) qui raconte leur histoire depuis le début de leur arrivée sur Margarita. Je l’ai trouvé bien mieux écrit que le bouquin. L’adresse est http://www.ramsouille.com/Margarita/infonews.html.
    Cordialement
    Jean Claude

    PS: Encore bravo pour la qualité des articles et la finesse des analyses que tu fais sur ce blog. C’est un réel plaisir pour moi de les lire.

  2. Jean-Claude,
    Tu ne fais que confirmer mes impressions. Ta femme a été choquée comme je le serais aussi plus que certainement. Les livres d’expat pour expat, y en a marre!

    Cela dit, merci pour m’avoir signalé l’existence du site http://www.ramsouille.com. Il est effectivement bien écrit, avec une juste ironie. Je dirais même qu’il comprend quelques pages vraiment instructives pour les futurs visiteurs de Margarita et du Venezuela. Sur ce point, le fils Ramsouille surpasse le père Ramseier!

  3. Bonjour à tous,

    Etant l’auteur du livre ci-dessus mentionné, je me permets d’intervenir en connaissance de cause.

    – Premièrement, je remarque que ledit ouvrage est descendu en flèche par quelqu’un qui ne se base que sur la 4e de couverture… Extraordinaire exercice d’honnêteté intellectuelle!
    – Deuxièmement, si je conçois totalement les critiques sur le livre et son style, je ferai remarquer à Jean-Claude que s’il l’a trouvé vulgaire c’est une bonne nouvelle… Le but, clairement affiché et revendiqué, du choix de ce style « de rue », était déterminé par la crainte de tomber dans un reportage du type: « Je vis au Venezuela, voilà comment c’est… »
    – Si une honnête Vénézuélienne est choquée par les propos contenus dans le livre c’est normal: il présente le pays et ses habitants sous leur vrai jour (chose d’ailleurs attestée par ladite femme, si je lis bien le commentaire), qui n’est pas toujours très glorieux… Ceci étant, les expatriés sont aussi clairement exposés comme des profiteurs et des opportunistes. Ce qui amène au point suivant:
    – Un livre d’expatrié pour les expatriés… Totalement inepte! Ma famille et moi n’avons quasiment aucun contact avec les expatriés du coin et vivons totalement intégrés à un pueblo margariteño. Procès d’intention…
    – Ce livre n’a aucun but commercial, preuve en est la modestie et la discrétion de sa publication; dès lors, les critiques du genre que le texte de couverture essaie de faire vendre sont parfaitement idiotes.
    – Pour information, ce livre avait pour seul but de rendre compte d’une réalité locale JAMAIS montrée, ou si peu: celle qu’un soi-disant paradis tropical comporte ses défauts et que la vie quotidienne pour nous y est souvent bien plus difficile qu’on se l’imagine depuis l’Europe. La sauce « roman exotique » ajoutée l’a été pour ne pas trop rebuter le lecteur avec une loghorrée indigeste. On peut ne pas aimer le style, comme on peut ne pas aimer la vulgarité de Bukowski ou les prises de position antisémites de Céline. Chacun ses choix.
    – Le site ramsouille.com est écrit et fabriqué par le sousigné, ce qui renvoie aux procès d’intention susmentionnés…

    Je tiens encore à dire que la virulente position de ce post me montre que j’ai bien fait d’écrire ce livre: les expatriés français du bout du monde, décidément, sont bien les mêmes partout: imbus d’eux-mêmes et ravis de pouvoir massacrer du Français. En envoyant le lien du livre à ce site web, je pensais naïvement pouvoir partager une certaine expérience, étant donné que j’ai lu quelques commentaires très proches de ceux exprimés dans Pulpa Negra, par exemple sur l’omniprésence du bruit au Venezuela. Malheureusement, il semble que je sois tombé sur le fameux et incontournable blogger qui est seul digne de décrire la vie locale avec quelque justesse…

    Bien à vous, saludos de Margarita et je vous souhaite à tous de poursuivre dans votre formidable auto-contemplation: c’est bien connu, la vie est si confortable lorsqu’on a la certitude inébranlable d’avoir raison!

    M.

  4. Cher Micha,

    Oui, je n’ai lu que la quatrième de couverture. Car elle en dit beaucoup sur :

    – une certaine vision du monde ouvertement affichée : « [au Venezuela], la société est construite sur la paresse et le laxisme ».
    – le public visé et les accroches utilisées : « Roman exotique », « la chair sensuelle des plus belles filles du monde ».
    – le style d’écriture choisi (« Le texte est torché à l’emporte-pièce »), que j’ai pu vérifier en lisant les deux premières pages du roman, disponibles en ligne.

    Ma critique portait sur cela, et rien d’autre. En fait, il s’agit d’une quatrième de couverture plutôt bien torchée, rédigée dans le plus pur style commercial (même si le livre n’est pas dans le grand commerce, j’en conviens). Elle méritait pour moi d’être analysée, car révélatrice de lieux communs et de conventions propres au genre (du Paris-Match sans le choc des photos, si vous voyez ce que je veux dire). Je ne suis même pas sûr que son contenu corresponde aux pensées profondes de l’auteur…

    Je ne pense pas avoir fait preuve de malhonnêteté intellectuelle. Pour preuve, dans mon commentaire, je lance des fleurs à Ramsouille.com, site qui me paraît bien plus intéressant et utile que le roman pour ce qui est de montrer qu’ »un soi-disant paradis tropical comporte ses défauts et que la vie quotidienne pour nous y est souvent bien plus difficile qu’on se l’imagine depuis l’Europe ». Vous révélez maintenant que c’est vous qui le rédigez. Cela prouve que vous pouvez être un autre homme que celui de la quatrième de couverture! Heureusement!

    Je vous laisse la responsabilité des deux derniers paragraphes de votre réponse. Pour ma part, je ne me reconnais en rien dans votre description de l’expat français (je ne suis ni expat, ni français), du massacreur du Français ou de l’incontournable blogger qui s’auto-contemple. Mais c’est au lecteur de juger en définitive.

    Pour terminer, en ce qui concerne la soi-disant « descente en flèche » de votre ouvrage, je tiens à vous rassurer. Il n’y a pas de quoi s’emballer ou s’inquiéter. Il est prouvé depuis longtemps qu’une critique, même négative, apporte plus de lecteurs que pas de critique du tout. J’ai même pris soin de signaler comment se procurer le livre.

    En plus, soyons sérieux, je ne m’appelle pas Bernard Pivot, et venezueLATINA n’est pas le Magazine littéraire! Pas de panique donc.

  5. En effet, je n’aurais jamais eu accès à cet ouvrage sans l’article de JL et l’opinion de JC, comme quoi… y’a pas de mauvaise ou de bonne pub, y’a que de la pub !
    J’irai y jeter un oeil car je tais nombres de choses que JL semble ne pas vivre… mais vu la diversité culturelle du pays, ça ne me surprend pas. Les venezueliens eux-mêmes ont énormément de mal à être d’accord sur la description du venezuélien moyen… pourquoi y arriverait-on, nous ?
    J’y viendrai sûrement un jour sur mon blog, mais l’opportunisme et le mensonge deviennent pesant pour moi aussi… je vis dans un univers où le plus absurde arrive quotidiennement et je doute de plus en plus de la qualité humaine de la majorité des « autochtones » !

  6. Re-bonjour,

    Tout d’abord merci de votre détaillée réponse, c’est toujours plus agréable d’avoir à lire une prose argumentée même si l’on n’est pas forcément d’accord avec les arguments. Je me permets tout de même de reprendre deux ou trois petites choses.
    – Ne vous inquiétez pas pour mon « inquiétude »… je ne panique ni ne m’inquiète, ne vous inquiétez pas 😉 Ce d’autant plus que, comme expliqué précédemment, l’ouvrage dont il est question n’a pas de velléités commerciales affichées. Je prenais la parole à seule fin de rectifier le tir sur le sens de votre article, qui est, à mon sens, bien réducteur. Je ne nie pas que le texte de couverture soit peut-être un peu trop commercial, mais c’est généralement le but de toute 4e de couverture… Quant à savoir si votre article vise ce texte seul ou l’entièreté du livre, je pense que s’il est exact que vous avez l’honnêteté de préciser n’avoir pas lu l’ouvrage, il y a généralement peu, voire pas du tout, de critiques de COUVERTURE de livre… Par conséquent, appelons un chat un chat, le commentaire s’adresse bien au livre et pas à la seule couverture. CQFD. Cela dit, je reste tout à fait d’accord avec le sens général de votre critique si l’on ne s’en tient qu’à la seule couverture.
    – Je reconnais que vous avez eu l’amabilité de préciser où l’on pouvait se le procurer, mais pour être honnête, vous avez tellement donné votre point de vue récalcitrant que le risque qu’un lecteur de votre blog veuille se le procurer n’est pas très grand!
    – Quand je parlais des expats dans leur ensemble ce n’était pas pour vous viser particulièrement, mais force est de reconnaître que la vindicte franco-française est particulièrement active chez les expatriés français, c’est d’ailleurs un des angles de ce livre; les Juifs, les Chinois, les Allemands, les Arabes ou même les Suisses s’entraident généralement à l’étranger, se soutiennent ou pour le moins se réunissent. Non pas que cela me manque, mais c’est un constat. Les Français, quant à eux (d’ici, de St-Pétersbourg ou de Dublin, je l’ai vérifié personnellement), se critiquent à tout va, se taillent des costards, s’arnaquent entre eux, se méprisent et s’isolent… Allez savoir pourquoi! Bref, de la part d’un site comme le vôtre, qui aurait bien pu tout simplement ignorer Pulpa negra si sa 4e de couv. lui était trop rébarbative, il y a une singulière proximité de ton avec ce monde-là!
    – Non, votre blog n’est pas Bernard Pivot, mais un petit coup de Google vous renseignera sur les nombreuses reprises de votre texte par une foultitudes d’autres blogs, ce qui, en l’état, ne me dérange pas le moins du monde, j’assume entièrement les billevesées que j’ai le mauvais goût d’écrire. Ceci dit, lorsque vous parlez de l’aspect « vendeur » de cette fameuse couverture, je ne peux que m’interroger sur celui d’un blog tel que le vôtre… Quels peuvent bien être les buts d’une personne telle que vous à tenir à jour ce site, ce qui est un considérable investissement, comme chacun sait – ce qui, d’ailleurs, m’a fait lever le pied quant à l’actualisation de Ramsouille.com? On sait tous qu’aujourd’hui la mode est à la blogosphère et qu’avec un peu de chance on peut être remarqué par un gros média ou un annonceurs publicitaire… toute démarche par ailleurs absente d’un site comme Ramsouille, totalement gratuit et sans aucune arrière-pensée.

    Sur ce, je salue encore ici l’intervention de Gael, qui confirme non seulement les opinions de mon livre, mais surtout celles de tous les expatriés que je connais ici et qui sont un tant soi peu lucides sur leur environnement. Il est vrai que nombre de Français de par ici n’ont pas cette expérience du terrain, soit parce qu’ils vivent dans des circuits touristiques où tout est rose et ripoliné, soit parce qu’ils ne voient que le petit bout de la lorgnette, par exemple en vivant avec de bons salaires d’expats dans des zones où le pueblo n’a pas accès… Pour les autres, « ceux qui s’y collent » pour de vrai (immersion dans un monde raciste, inculte, laxiste, menteur, inactif et gentil), le constat est terrifique. Si vous ne me croyez pas, lisez Pulpa Negra, coup de pub gratuit, pour le coup.

    Bien à vous, M.

  7. Ah oui, une toute petite chose encore…

    Je ne relèverai pas les piques assez curieuses qui visent l’auteur lui-même, à travers cet « étrange personnage » assez louche qui sort d’une émigration aristocratique – qui, si elle n’est pas clairement montrée du doigt est en tous les cas clin-d’oeilisée comme plutôt limite – et ses goûts particulièrement curieux mêlés de piraterie et d’anarchie, ce qui, soit dit en passant, semble anachronique à l’auteur du blog; une petite touche d’approximation qui trahit de légères lacunes dans les connaissances historiques de notre blogueur et rend l’analyse un peu capillotractée. Dommage, car le texte est par ailleurs bien écrit et j’aime bien le clin d’oeil à Tintin – je suis moi-même un grand clin-d’oeilliseur de Tintin chez les Picaros.

    Saludos M.

  8. Re-bonjour,
    Je vois qu’une nouvelle fois (ça devient une habitude) je suis pris à parti sur ce site, donc je me permets d’apporter ma petite obole personnelle:
    – Non, je n’ai absolument rien à voir avec cette fumeuse histoire de Mister X… je n’ai pas l’habitude de régler mes comptes (quels comptes, d’ailleurs, dans ce cas précis?) de manière anonyme, preuve en sont mes commentaires sur ce blog ainsi que mon livre Pulpa Negra, qui dit ouvertement ce que je pense du pays. Par contre, il est assez vraisemblable – bien que le texte originel en ait été retouché – que certains passages des posts du blog anonyme aient été empruntés au susdit ouvrage; n’étant pas adepte des procès en droit d’auteur je ne m’en formaliserai donc pas.
    – Je suis en revanche détenteur du nom de domaine http://www.margariteno.com, qui est un site web en chantier et non pas un blog… Je pense d’ailleurs que les deux protagonistes susmentionnés auraient bien voulu obtenir ce nom de domaine pour leurs élucubrations respectives mais malheureusement il est pris depuis plusieurs années et je ne compte pas le rendre de si tôt!

    Bien à vous, M. le Maudit

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