Politiquement incorrect

L’après-Chávez : chavisme politique et chavisme social

Hugo Chávez (1954-2013)
Hugo Chávez est mort. Depuis quelques jours, tout a été dit, et son contraire. La presse a fait son travail : les agences de presse ont tenté de s’en tenir au factuel, les commentateurs ont commenté, les témoins ont témoigné, les militants ont milité, les partisans ont pleuré, Twitter s’est embrasé, Facebook a dérapé…

Que reste-t-il de cette débauche de mots, de ces milliers de paroles de circonstance, de ces centaines d’opinions versées sens dessus dessous, de ces arguments entendus et réentendus ? Que reste-t-il de Chávez après Chávez ?

S’il n’y a qu’une chose à retenir de ces derniers jours, c’est cette extraordinaire force populaire qui s’est exprimée dans tout le pays, en cris, en pleurs, en espérance. Ce n’est pas un hasard. En effet, si un seul élément, après quatorze ans de pouvoir, est à mettre au crédit de Chávez et du chavisme, c’est bien d’avoir permis l’émergence des laissés pour compte de la société vénézuélienne antérieure : classe populaire urbaine, petits paysans, indigènes; de leur avoir donné dignité et fierté ; de les avoir constitués en véritable classe sociale ; et finalement de leur avoir conféré une identité et une structure politique.

De larges espaces d’inclusion sociale

Tout cela n’a été possible, bien entendu, que grâce à l’existence d’une énorme rente pétrolière, dont Hugo Chávez a radicalement changé l’usage. Les bénéfices de cette rente pétrolière, traditionnellement orientés vers le haut de la pyramide sociale, se sont dirigés massivement vers le bas, ouvrant ainsi de larges espaces d’inclusion sociale.

Que, dans la foulée, le système ait généré de nouvelles opportunités d’enrichissement et créé une nouvelle élite, que l’armée ait été choyée afin d’en assurer la fidélité au régime, c’est de bonne guerre. Mais ce ne sont là qu’effets secondaires, l’essentiel étant, ni plus ni moins, que l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle classe sociale.

Qu’adviendra-t-il maintenant ? Une chose est acquise : que le chavisme politique reste ou non au pouvoir, qu’il survive ou non à Chávez, le chavisme social, lui, est ancré et bien ancré dans le peuple vénézuélien. Sur ce point, il sera difficile, voire impossible, de revenir en arrière. Les classes pauvres ont gagné leur espace et leur dignité sociale, elles ne les perdront plus.

Dédain et mépris

Et cela, l’opposition, et en particulier les fameuses « classes moyennes », ne sont pas encore prêtes à l’accepter. Même si leur discours politique –celui de Capriles en particulier– semble prendre en compte cette nouvelle réalité sociale, il en est tout autrement dans le discours privé : là, on parle avec dédain d’un peuple « ignorant », « manipulé », « trompé » ; là, on exprime ouvertement son mépris pour le président par intérim et possible successeur Nicolás Maduro, ce vulgaire « chauffeur de bus » sans diplôme universitaire.

Souvent haineux, ce discours est révélateur de la pauvre compréhension qu’ont les opposants du phénomène social et politique qu’ils vivent depuis 14 ans. En dénigrant ainsi ceux qui, en fin de compte, forment leur peuple, ils montrent combien ils restent attachés au Venezuela d’hier : celui où ils pouvaient sans peine sous-payer des ouvriers ou des paysans pour travailler à leur service, ou engager à bon compte des muchachas de servicio (servantes) pour les travaux ménagers. Ils avaient alors à leur disposition un immense personnel soumis, ignorant de ses droits, taillable et corvéable à merci, dont la principale qualité était de travailler la tête baissée. Mais voici que les têtes baissées se sont levées : ceux qui se croient élites ont désormais devant eux une armée de militants, connaisseurs de leurs droits, et, qui plus est, protégés par une loi du travail plus favorable aux travailleurs, assurant à ces derniers des droits sociaux.

Un tsunami social

Funérailles de Hugo ChávezAnimée par une telle mentalité rétrograde et réactionnaire, l’opposition est certaine d’aller à l’échec. Sous-estimant son adversaire au nom de principes élitistes qui n’ont plus cours dans le nouveau Venezuela, elle creuse tout simplement sa propre tombe politique. Elle n’a tout simplement pas compris qu’un tsunami social avait traversé le Venezuela.

Un tsunami social plus fort que tout le reste. En effet, peu importe l’inflation, la dévaluation, le taux de délinquance et de criminalité, la pénurie de certains biens, l’inefficacité administrative, la corruption, l’économie brinquebalante (selon les canons orthodoxes), peu importe tout cela, la majorité de la population s’est trouvée en symbiose avec un président au charisme exceptionnel qui parlait son langage et a fait d’elle un sujet politique à part entière.

Car durant ce parcours de quatorze ans, le chavisme a donné à cette population auparavant déshéritée non seulement des biens matériels (l’accès à un logement, à des études, à des services de santé, etc.), mais aussi le bien non matériel le plus cher : le droit à l’existence, le droit à l’expression. En un mot, la dignité.

Vers plus de pragmatisme ?

Quelles sont les perspectives ? En l’absence de la forte personnalité de Chávez, il est indéniable que le chavisme politique est susceptible de se transformer peu à peu. Même s’il maintient en façade une rhétorique radicale, il pourrait connaître une évolution graduelle vers plus de pragmatisme. Un chavisme sans charisme, mais plus réaliste, en quelque sorte. Si tel était le cas, le Socialisme du XXIe siècle se ferait moins socialiste, la Révolution bolivarienne se ferait moins révolutionnaire (mais l’étaient-ils en réalité ?).

En réalité, tout cela n’est finalement que secondaire. Quoi qu’il advienne sur le terrain politique, le chavisme social, celui du peuple vénézuélien, est là pour rester.

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19 réflexions sur “L’après-Chávez : chavisme politique et chavisme social

  1. En fait c’est le même regard ici , où d’ailleurs on lit ou entend les mêmes choses , traduisant la même idéologie et le même mépris des classes populaires .
    Il est clair qu’on craint une classe populaire éduquée , revendicatrice , apte à prendre le pouvoir contre la classe capitaliste qui a rallié à elle les classes moyennes .
    Et c’est peut-être aussi cette différence de proportion entre les classes la principale différence du contexte politique entre l’Europe et l’Amérique latine .
    La classe ouvrière doit être invisible .
    La classe moyenne a été gonflée en nombre en Europe de façon à représenter à la fois un idéal social accessible , et en même temps un marché : coup double . Mais qui a les commandes , au fond ?
    En Amérique latine , elle est je pense moins importante en proportion et plus éloignée des classes populaires par son revenu .
    Et là elle bouscule tout .
    L’héritage de Chavez s’est déjà propagée ailleurs sur le continent : je pense qu’au Honduras le coup d’Etat anti-Zelaya – coup qui apparemment n’empêche pas ces revendications de pouvoir populaire qui se structurent de monter et s’affirmer – s’explique par la volonté de mettre un holà à ces transitions .
    Autant ici on dénonce Chavez , autant on ignore Zelaya , Lugo , et les autres ( qui sont encore au pouvoir) …
    Peut-être craint-on la contamination de cette prise de conscience .

    Le regard misérabiliste s’applique comme si la misère tombait du ciel mais quand le peuple se défend , on dénonce ses représentants .

    Par contre , certains évoquent ici l’incroyable probabilité d’être victime d’un cancer dont sont victimes les dirigeants progressistes sud Américains … ce qui rappelle diverses tentatives de la CIA d’empoisonner Fidel Castro par exemple avec une tenue de plongée enduite de poison …

    Je ne sais pas si on en parle au Venezuela ?

    • Bien sûr on en parle, Nicolás Maduro y a même fait allusion à plusieurs reprises. Cela dit, soyons prudents, les thèses conspirationnistes sont toujours attirantes, mais rarement prouvées.

      • Ma foi , on a bien assassiné Lumumba , Sankara , Lénine a été victime d’un attentat qui l’a laissé diminué,… sans oublier les coups d’Etat au Chili , au Brésil , en Indonésie et ailleurs , la liste est longue … et de le savoir n’a rien changé ; mais ici présomption n’est pas preuve , conspiration ou non
        Et puis le Venezuela a été préparé à cette éventualité .
        Au fond , voir le Venezuela continuer sa route est l’essentiel . Le peuple sera son propre Chavez .

  2. J’aime bien ce bilan. Bonne continuation dans votre blog, j’imagine que même sans Chavez le Venezuela restera source d’inspiration pour de nouvelles chroniques !

  3. Merci Jean-Louis pour ce billet qui conforte notre propre analyse de la situation sociale, or tu es bien mieux placé que nous – qui ne faisons qu’escale de temps à autre – pour en juger.
    il est regrettable pour le Venezuela que Chavez n’ait pas investi dans le développement de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme… Mais cette politique nous désespère depuis 1973, alors que la soudaine richesse pétrolière leur ouvrait des perspectives sans pareil ! Les moins fortunés auront enfin profité de cette manne mais que leur en restera-t-il d’ici quelques années ?
    Ce qui nous préoccupe aussi est bien ce clivage entre les classes sociales que tu décris et dont nous avions constaté l’exacerbation ces dernières années. Algunos tienen la rabia…
    Tu termines sur une note d’espoir, soyons optimistes avec toi, que viva Venezuela !

    • Lidys et Michel, des efforts ont bien été faits (et sont toujours faits) pour le développement de l’agriculture. Mais il se sont heurtés à une série de difficultés intrinsèques au Venezuela, même celui d’avant Chávez : le manque de formation des facilitateurs, la bureaucratie anesthésiante, la corruption, l’absence de tradition d’organisation de base, une certaine passivité des paysans habitués à attendre tout de l’État. Si bien que les résultats n’ont pas été à la hauteur des investissements réalisés.

      Du côté de l’industrie, il y a quelques expériences d’autogestion ou de contrôle ouvrier dans des entreprises nationalisées, avec des résultats très moyens, pour les mêmes raisons.

      Quant au tourisme, il pâtit évidemment de l’image donnée du Venezuela à l’extérieur, tant du point de vue politique qu’en terme de sécurité.

      • Jean-Louis, de retour après quelques jours d’absence, je suis un peu effaré : Chavez aurait le don de déclencher passions et polémiques en France (puissante et dominante) même !
        Fréquentant le Venezuela et ses habitants depuis mon premier séjour en 72 (mon épouse depuis plus longtemps encore 😉 ) – à l’époque Jose Vincente Rangel ou Teodoro Petkoff représentaient (depuis longtemps) une opposition radicale mais intégrée au processus démocratique grâce à Caldera – il me semble que la critique est aisée quand on est éloigné des réalités locales et nourri des seules analyses – contradictoires – des médias.
        Une seule remarque pour illustrer nos regrets exprimés dans notre premier message : il est frustrant de constater que l’essence utilisée par les vénézuéliens serait raffinée… à Cuba.

    • Le clivage entre classes sociales est inéluctable dans une société de classes ; qu’il soit plus exacerbé en Amérique latine est aussi la conséquences de choix politiques : au lendemain de la 2ème Guerre Mondiale , la bourgeoisie , en Europe était trop compromise pour ne pas devoir lâcher du lest . La résistance , au contraire , a légitimé un pouvoir populaire et elle était armée : bien des résistants ont mis de l’eau dans leur vin pour ne prendre pour de bon le pouvoir qu’ils méritaient après leur lutte contre l’Occupant .
      Au Venezuela , il n’y a pas eu comme à Cuba une révolution dans un pays avec une dictature en déliquescence mais un processus révolutionnaire non achevé initié de façon originale il n’y a pas si longtemps mais qui avance : il y a donc encore de façon marquée des classes , dont une bourgeoisie qui ne lâche rien et est prête à tout .
      Hugo Chavez et les forces progressistes dont il a été le catalyseur doivent tenir compte d’une situation concrète de départ et actuelle, du rapport des forces internes et aussi international .
      Rien n’est simple : on ne décide pas de ce qu’on veut . La manne pétrolière ne donne pas tout car le pays n’en dispose pas comme il le veut ; il n’est qu’à voir ce que trament l’Europe et l’Espagne quand l’Argentine entend se réapproprier son pétrole en renationalisant YPF face au privatisé espagnol Repsol .
      Qu’il y ait des dysfonctionnements , parfois cocasses ( comme décrits par Jean-Louis ) est pour moi le simple surgissement du réel , un peu comme dans un film burlesque le héros se trouve pris dans une série d’obstacles à son plan .
      D’autre part , vivant en France dans un pays puissant et dominant ( sauf par rapport aux USA ) , on a tendance à voir les choses d’un autre point de vue – je ne parle même pas du point de vue rétrograde des médias .
      Donc certaines choses nous paraissent anormales , alors que pour d’autres peuples on voit les autres aspects de ce qui se passe au Venezuela .

  4. Allez c’est la première fois que je vais dire ce genre de choses, mais je me lance: l’analyse que tu fais de l’opposition n’est absolument pas objective.

    C’est dommage car comme d’habitude je lis avec plaisir ce que tu écris. Mais il est impossible de mettre toute l’opposition dans le même sac ! Il est très, trop réducteur d’écrire qu’ils n’éprouvent que du dédain et du mépris.

    Tout comme l’électorat de Chávez, la composition de l’électorat de l’opposition est bien plus variée que tu sembles le décrire. Il n’y a pas 40% de venezuéliens qui correspondent à ce profil 🙂

    Mais connaissant tes écrits depuis bientôt 8 ans, je sais que ce n’est que par militantisme que tu commets cet amalgame.

    Amalgame que j’ai très souvent commis à l’époque de l’écriture de mon blog. Et je prenais un vil plaisir à le faire 😉

    • Gaël, non, décidément, je ne me sens pas très militant, ce n’est pas du tout le mot. Mais je suis dégoûté, outré, épouvanté, par tout ce que j’entends dans la bouche de la majorité des opposants. Je ne parle pas de l’écrit, plus ou moins policé (encore que…), mais de ce qui se dit dans les familles, dans les couloirs, dans les rues, sur Twitter, sur Facebook, partout… Et là, il y a vraiment du mépris-crasse, de l’ignorance-crasse, de l’élitisme à bon marché, quand ce n’est pas de la haine. C’est trop pour moi. Il y peut-être d’autres catégories d’opposants, mais ils sont plutôt discrets, c’est le moins que l’on puisse dire.

      • ça ne peut pas être pire que lorsque le défunt parlait et déballait toute sa haine contre le monde qui était contre lui, je crains que on lui doit cela aussi, il nous appris à devenir très belliqueux, nous ne l’étions pas, que c’est triste…

      • Merci à tous ; j’avais trouvé des stats intéressantes sur le bilan éco et social après 14 ans de changements au Venezuela , mais là je ne suis pas chez moi …
        Thatcher ici est morte et là pas de funérailles nationales … mais un point commun : un grand moment d’exacerbation des sentiments de classe .
        Entre la fille d’épicier ayant épousé un homme d’affaire avec la cause et un homme comme Chavez ou Maduro de milieu modeste ayant aussi accédé à de hautes fonctions politiques , pour moi , la comparaison n’est pas de mise .
        Après 11 ans de Thatcher , on est passé de 8 à 20% de Britanniques sous le seuil de pauvreté ( 50% du revenu moyen ) , les mines ont fermé , l’économie a été privatisée à outrance , les grévistes de la faim sont morts en prison , et les grévistes mineurs ont tout perdu … Mais la City se portait bien mieux .
        Sous Chavez , c’est le contraire … la City n’aimait pas Chavez , mais se satisfait de la misère .

  5. Dans l’Huma , les reportages continuent sur le Venezuela ces derniers jours .
    On n’a pas un avis mais une description des diverses réactions , de ce qui se passe , des interviews et des analyses . Tout cela est à l’opposé des délires qu’on nous ressert , au lieu de simplement dire ce que vivent les gens , la dignité qu’ils ont trouvée aussi .

    Et c’est ça qui dérange au fond .

    Il faut regarder les choses elles-mêmes .

  6. Assez marrant : un commentaire qui voit du militantisme en s’appuyant sur ses propres propensions partisanes …
    Je pense que ça traduit plutôt le consensus anti-Chavez en France qui va bien au-delà des anciens petits fachos comme l’est Capriles lui-même
    Mais au Vénézuéla , il est le candidat d’une droite dure , d’une bourgeoisie qui ne s’en cache pas comme ici ( malgré le numéro de Sarkosy) , et qui le reconnaît pour ce qu’il est , pour ce qu’il a fait ( un des instigateurs du putsch en 2002 avec l’attaque contre l’ambassade de Cuba , quand même ) ce n’est pas un opposant démocrate .

    Il y a quelques décennies , on a pu voir au Chili , en Argentine et ailleurs jusqu’où va la droite dure pour contrer un pouvoir populaire , et on le voit encore maintenant .

    l’enjeu est de taille partout : il n’est pas question du petit jeu des alternances , mais d’une alternative politique où le pouvoir change de main . Et ça , ça effraie une classe habituée à régner sans partage , de la même façon que le maître régnait sur l’esclave .

    Alors ça ne rigole pas . La guerre est ouverte .

    Quant au mépris de classe , on le voit partout , il remonte à la surface : question de rapport de force : cela me rappelle les Reisebilder de Henri Heine .
    Même ici avec la « pédagogie » pour nous faire comprendre qu’on doit accepter le libéralisme .

  7. Il est pas question pour moi de prendre la défense des plus radicaux opposants politiques des chavistes. Ils sont au moins aussi indéfendables que ceux qui continuent à penser que la guerrilla était la voie de la libération. Si c’est ce qui donne des boutons à Jean Pierre (qui a une très grande culture), je supporte plus facilement le discours creux et méprisant des chavistes que celui (tout aussi creux et méprisant) des opposants.

    Peut-être ne l’ai-je pas assez dit, mais ta description de l’héritage social de chávez est à mon avis très juste. Je ressens la même chose. Je suis heureux de voir l’éveil social que Chávez a pu créer ici. Fini les « sous- et les super-citoyens » 😉 La graine est plantée et il ne reste qu’à regarder la manière dont le peuple va s’emparer de cette certitude qu’il vaut quelque chose et ce qu’il va en faire. Son héritage est important pour que le pays cesse d’être en voie de développement et se développe une fois pour toute !

    Certes l’électorat des 2 camps est d’une part composé de radicaux qui crient à tous vents leurs opinions ou leur haine. Mais « pas que ». J’ai l’impression que plus on penche d’un côté, plus on pense que l’autre côté est « extrêmement » loin.

    Les opposants que tu décris, j’en connais. Ils sont très bruyants. Mais ils ne sont pas représentatifs de l’électorat de l’opposition. On ne peut pas décrire 44% de l’électorat d’un pays en faisant ce genre d’amalgame. Il existe des gens qui ne sont pas de Primero Justicia, pas de Copei ou AD, même pas de UNT ou de la MUD, mais qui qui ne supportent pas la politique chaviste. Je sius à peu près sûr que si les seuls militants d’opposition votaient pour Capriles, il ne passerait pas les 20%, il n’y a qu’à voir les manifs d’appui au candidat Rosales/Capriles. Ça fait presque sourire.

    Amalgame au moins aussi malheureux que celui que font les opposants concernant les chavistes qui seraient d’après eux tous des ignorants et des opportunistes.

    Au plaisir de te relire !

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