Historique/Pratique

Le Venezuela à l’université

Logo du GEIVENGrâce à l’action du Groupe d’études interdisciplinaires sur le Venezuela (GEIVEN) dont je vous ai déjà parlé, la recherche sur le Venezuela a acquis une bonne visibilité dans les universités françaises.

Le groupe organise notamment un séminaire qui s’échelonne au long de l’année académique. La prochaine séance aura lieu le lundi 13 mai 2013, et portera sur le thème Le Venezuela indépendant : entre guerre civile et luttes factionnelles. Sources et méthodes. Cette contribution sera présentée par Véronique Hébrard, docteure en histoire et ingénieure d’étude à l’Université de Paris 1 en histoire.

Le sous-titre pourrait faire penser à un travail sur l’actualité récente du pays, mais non : il s’agit d’un travail historique qui porte sur le Venezuela du début du XIXe siècle. En voici le résumé:

Figurant parmi les premiers espaces de l’empire espagnol à déclarer son indépendance, en 1811, le Venezuela est confronté, cependant, dès l’année suivante, à une guerre civile de plus de 10 ans. Ce n’est qu’après cet épisode d’une grande violence qu’il pourra entreprendre de consolider les acquis de l’indépendance et de s’ériger en tant que nation.

Un premier pas est franchi en 1819 tout d’abord, grâce à la Constitution d’Angostura, puis, dans le cadre de la République de Colombie, dont l’existence est sanctionnée par la Constitution de Cucutá de 1821. Enfin, en 1830, le Venezuela proclame de nouveau son indépendance, dans les limites que nous lui connaissons aujourd’hui et sanctionne une nouvelle constitution.

C’est alors José Antonio Páez qui prend la présidence du pays, qu’il occupera ensuite à de nombreux autres moments tout au long du XIXème siècle, entrecoupés toutefois de son exil aux Etats-Unis avant qu’il ne soit rappelé pour « sauver » le pays, avant et après la Guerre Fédérale qui dure de 1859 à 1863, et qui est la seconde guerre civile que connaît le pays.

C’est sur ce qui se produit à partir de 1812, début de la guerre civile d’indépendance, jusqu’aux éléments déclencheurs de la seconde, que cette intervention s’efforcera de faire la lumière. Pour ce faire, il s’agira de réfléchir tout à la fois sur les mécanismes qui ont contribué à faire de la guerre d’indépendance un conflit civil, et sur l’instabilité qui prévaut au Venezuela à partir des années 40 jusqu’à la Guerre Fédérale, mais aussi sur les sources à même de mettre à jour et d’étudier ces mécanismes dans la mesure où l’histoire politique du Venezuela au XIXème reste très éloignée des archives qui, à défaut d’être méconnues, sont très peu employées pour penser cette période charnière de l’histoire du pays. Ce qui n’est pas sans susciter de nombreuses interrogations d’un strict point de vue historiographique.

La séance aura lieu le lundi 13 mai 2013 de 17h00 à 19h00 à l’Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine (Salle Bastide), au 28 rue Saint Guillaume (5e étage, droite), 75007 Paris (Métro 4, Saint Germain-des-Prés). Ce séminaire est ouvert à tous. Toutefois, afin de l’organiser au mieux, on vous demande de vous inscrire à l’adresse geiven.org@gmail.com en indiquant votre institution.

Table ronde

Margarita López Maya

Margarita López Maya

Afin de clôturer son séminaire annuel, le GEIVEN, associé à l’OPALC (Observatoire Politique de l’Amérique Latine et des Caraïbes) organise une table ronde sur le thème Le populaire en perspective. Une approche pluridisciplinaire. Autour de l’historienne vénézuélienne Margarita Lopez Maya (UCV) , Luis E. Lander (UCV-Observatorio Electoral Venezolano), Olivier Dabène (Sciences Po-CERI) et Richard Banégas (Sciences Po-CERI) interviendront sur le sujet en mettant en perspective la question du populaire à l’épreuve de leurs propres terrains.

Margarita Lopez Maya a publié l’ouvrage Del Viernes Negro al Referendúm Revocatorio et coordonné Ideas para debatir el socialismo del siglo XXI. Elle vit actuellement au Venezuela. Un débat avec la salle suivra cette table ronde. Les échanges se dérouleront en espagnol et en anglais.

Cette activité aura lieu le lundi 10 juin 2013 de 15h à 17h au CERI – Salle des conférences, 56 rue Jacob, 75006 Paris. Les inscriptions sont obligatoires à l’adresse : geiven.org@gmail.com.

Publications

Et tant que j’y suis avec les travaux universitaires, voici une liste de quelques articles scientifiques publiés récemment sur le Venezuela :

Chapitres d’ouvrages

  • Folz, Olivier, « L’influence en France des nouvelles formes de participation politique inscrites dans la Constitution vénézuélienne de 1999 », dans Nicole Fourtané, Michèle Guiraud (dir.), Emprunts et transferts culturels: du monde luso-hispanophone vers l’Europe, Nancy : PUN- Éditions universitaires de Lorraine, 2012, p. 359-376. http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100857180&fa=description
  • Joffres, Adeline, « Venezuela », dans Georges Couffignal (dir.), Amérique latine 2012, année charnière, Paris : La Documentation Française, avril 2013, p. 189-191.

Notes dans des revues de divulgation de la recherche

  • Folz, Olivier, « L’incertitude politique au Venezuela », Diplomatie, n° 61, mars-avril 2013, p. 60-63.
  • Joffres, Adeline, « La diplomatie pétrolière du Venezuela bolivarien, entre idéologie révolutionnaire et pragmatisme », Diplomatie, n° 61, mars-avril 2013, p. 37-43.
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Une réflexion sur “Le Venezuela à l’université

  1. Tout ça est fort intéressant .
    Poser la question de la méthodologie des historiens quant au Venezuela c’est toucher un problème qui caractérise l’historiographie au delà du Venezuela , puisque la non -consultation des archives est une pratique très en vogue parmi nos historiens mondains et médiatisés .
    Cela permet de nous enseigner un ersatz à vocation idéologique .
    A ce propos mentionnons le CVUH = Comité de Vigilance sur l’Usage Public de l’Histoire il s’agit d’un collectif d’historiens qui justement critiquent l’usage instrumentalisé de l’histoire par le pouvoir politique , en renonçant à la recherche de la vérité historique .( il y en a peut-être un équivalent ailleurs qu’en France )
    Par contre , que les débats aient lieu en anglais et en espagnol risque d’en restreindre l’audience .

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