Aventureux

Une rivière plus loin

Traversée du rio Masparro

Photo : ©Jaime Bautista

Je savais que cela existait, mais je ne l’avais jamais expérimenté personnellement : le franchissement d’une rivière sur une guaya (câble). Il y en a des centaines au Venezuela, qui traversent des rivières parfois en crue et relient à la « civilisation » des villages qui n’ont pas la chance (ou la malchance) de disposer d’une route d’accès. Ce sont donc des milliers de personnes qui, dans le pays, utilisent chaque jour ce moyen de transport.

Une guaya est une sorte de téléphérique rudimentaire. Elle est constituée d’un câble porteur en acier, d’un cajón (une petite cabine découverte) et d’un câble tracteur (en plastique). La traction utilise, faut-il le dire, la force des bras de l’utilisateur. Celui-ci peut éventuellement être aidé par une personne restée sur la berge.

La capacité est généralement limitée à une seule personne et ses bagages. La seconde personne doit donc rappeler la cabine avant de s’embarquer à son tour et faire appel à l’huile de ses bras. Le plastique du câble porteur étant assez abrasif, les mains en prennent un sacré coup!

Une fois au milieu du parcours, suspendu à plusieurs mètres de haut, on se sent un presque rien par rapport à la nature environnante : belle, mais aussi puissante et presque menaçante. Le jour où j’ai effectué la traversée, le débit de la rivière était faible, car nous étions en pleine saison sèche (celle-ci va de décembre à mars). Mais les jours de grandes eaux, le frisson est garanti!

La “Guaya” de La MaporitaPour ceux qui voudraient tenter l’expérience, la rivière représentée sur ces photos est le río Masparro, près de la communauté de La Maporita (état de Barinas). Nous nous trouvons à l’endroit exact où les Llanos (plaines du sud) rencontrent la Cordillère des Andes. Là, les routes se terminent et laissent place à des sentiers. Cette guaya est utilisée par les habitants des communautés de La Loma et Masparrito. Ils l’utilisent pour descendre leur production agricole, essentiellement du café, au village de La Maporita. Là, ils la vendront à un grossiste, puis reprendront la route de leurs Andes, en empruntant à nouveau la guaya

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