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La respiration du monde

Avez-vous déjà vu la Terre respirer? Le site Breathing Earth nous permet de vivre sa respiration en temps réel. Et c’est plutôt impressionnant. Vous y verrez une simulation de la production de dioxyde de carbone (CO2) par pays. Chaque fois qu’un pays émet de 1000 tonnes de CO2, il passe au rouge.

Il n’est pas difficile de deviner qui clignote le plus à ce petit jeu : les États-Unis, toutes les 4,9 secondes, suivis par la Chine, toutes les 9,2 secondes, la Russie toutes les 22 secondes et l’Inde toutes les 25,8 secondes.

Le premier pays latino-américain qui passe au rouge est le Mexique, après 1,4 minute. Suivent le Brésil (1000 tonnes de CO2 produites en 1,7 minute), l’Argentine (3,9 minutes) et le Venezuela (4,9 minutes).

Il s’agit là de production totale de CO2. Si on ramène cette production par habitant, les États-Unis (304 millions d’habitants) renforcent évidemment leur première position, face à des pays beaucoup plus peuplés. En Amérique latine, le Mexique fait assez mauvaise figure. Avec ses 107 millions d’habitants, il produit plus de CO2 que le Brésil (186 millions d’habitants). Le Venezuela n’est pas brillant non plus : avec seulement 26 millions d’habitants, il produit presque deux fois plus de CO2 que sa voisine la Colombie (46 millions d’habitants). J’en avais déjà commenté quelques-unes des raisons dans un précédent billet.

L’Inde s’affole

Le site Breathing Earth offre en prime une simulation du rythme des naissances et des décès dans chacun des pays du monde. Et là on voit l’Inde s’affoler, avec une naissance toutes les 1,3 secondes et un décès toutes les 3,5 secondes. La Chine ne se trouve pas en reste : une naissance toutes les 1,8 secondes et un décès toutes les 3,5 secondes.

Le total des naissances, des décès et des émissions de CO2 depuis que l’on consulte le site s’affiche dans un coin de page. Dans le temps qu’il m’a fallu pour écrire ce court billet, 5945 personnes sont nées dans le monde et 2560 sont mortes. Et 1.065.000 tonnes de CO2 ont été émises.

Et moi, avec ce fichu ordinateur, j’ai produit combien de CO2 pendant ce temps?

pompistes en foliePompistes vénézuéliens : le bonheur!

Au Venezuela, on roule gratis : c’est le titre de l’article que signe aujourd’hui Jean-Pierre Langellier dans Le Monde. Plus sensationnel que cela, tu meurs. L’ex-journal de référence fait maintenant la concurrence à Paris-Match… Misère et décadence de la presse écrite. Passons…

Cela dit, la plupart des informations reprises par Jean-Pierre Langellier dans son billet sont véridiques. Elles ne font que confirmer ce que je disais dans deux de mes précédents articles : Petits calculs pétroliers (10 novembre 2007) et La première essence écologique au monde (7 juin 2008).

En quelques lignes :

  • au Venezuela, l’essence est ridiculement bon marché
  • politiquement, aucun dirigeant n’ose toucher au sacro-saint prix à la pompe
  • le bas prix incite à la consommation effrénée de carburant et de grosses voitures
  • c’est l’environnement qui en souffre

Inutile de politiser la chose et de désigner du doigt Hugo Chávez, comme a tendance à le faire subtilement et entre les lignes Jean-Pierre Langellier. Tous les dirigeants politiques et économiques du pays sont passés par là avant lui.

Inutile non plus de jouer les bonnes âmes et de défendre à tout prix le gouvernement comme le font certains lecteurs du Monde. Au nom de quoi ce qui est mauvais en Europe (les gros véhicules polluants, le gaspillage) deviendrait-il acceptable au Venezuela?

Essence écologique? Vous avez bien lu, vous avez bien vu : il est écrit en toutes lettres Gasolina ecológica sur la photo ci-dessus. Il faut oser! Au Venezuela, on ose : recouvrez de vert les deux poignées de la pompe, et vous obtiendrez une essence écologique!

Cet argument de vente est apparu il y a déjà quelques années, en même temps que l’introduction de l’essence sans plomb. On peut d’ailleurs se demander si un tel argument était vraiment nécessaire dans un pays où l’essence se vend à un prix unique, peu importe la marque ou la région. Toujours est-il que le tétraéthyle de plomb n’étant plus utilisé comme additif, l’essence vénézuélienne est devenue subitement écologique, verte, propre! Comme si les émanations de CO2 ne comptaient pour rien. Comme si la consommation effrénée de carburant et les moteurs mal réglés n’avaient aucune importance.

Réchauffement global? Très peu pour moi, pour autant que j’aie ma bagnole, mon essence, ma liberté! C’est qu’avec l’essence, on touche à une sorte de tabou au Venezuela, que l’on peut résumer comme suit : Il y a plein de pétrole dans les entrailles du pays. Ce pétrole appartient à la nation, donc à tous, donc à MOI. Touche pas à mon essence!

Politiquement lynché

Et voilà pourquoi le Venezuela continue à bénéficier non seulement de la « première essence écologique au monde », mais aussi et surtout de l’essence la moins chère du monde. Le dernier président qui a osé toucher au sacro-saint prix de l’essence (c’était Carlos Andrés Pérez, en 1989) a été politiquement lynché. Autant dire que plus personne, par la suite, n’a osé y toucher. Le prix de l’essence à la pompe reste fixé à 0,098 Bs. F. le litre de super (soit quelque chose comme 0,025 euro, vous avez bien lu) et 0,070 Bs. F. le litre de normale (je me refuse à calculer). Autant dire qu’à ce prix-là, l’essence est presque complètement subsidiée. D’ailleurs, pourquoi la payer, si elle NOUS appartient?

Hugo Chávez a bien évoqué quelquefois la nécessité de procéder à une augmentation du précieux liquide. Mais il n’a pas encore osé passer à l’acte. S’il réussit cette gageure sans qu’il y ait des émeutes du type Caracazo de février 1989, on pourra affirmer sans crainte qu’il a un contrôle ab-so-lu du peuple vénézuélien. On est loin du compte, quoiqu’en disent ceux qui voient en lui un dictateur, en puissance ou réel.

Résultat: la première essence écologique du monde est aussi la moins chère de la planète. Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer ce tableau qui indique le prix de l’essence à la pompe dans plusieurs grandes villes du monde (attention, les chiffres sont donnés en dollars US par gallon, soit 3,8 litres):

Prix de l\'essence dans le monde

Malheur à vous si vous vivez à Londres, à Paris ou à Hong Kong! Pensez plutôt à déménager à Téhéran, Ryadh, Koweit ou… Caracas! En prime, dans cette dernière ville, vous aurez la conscience tout à fait tranquille : vous consommerez une essence 100 % écolo!

» Sur le même sujet, voir aussi mon article Petits calculs pétroliers.

Fonte des glaciers dans la Sierra Nevada de Mérida

Rares sont ceux qui savent que la Cordillère des Andes commence (si on part du nord) ou se termine (si on part du sud) au Venezuela. Plus rares encore sont ceux qui imaginent que le pays possède des glaciers. C’est pourtant le cas sur les quelques sommets de la Sierra Nevada de Mérida qui culminent à plus de 4800 mètres d’altitude.

Tout au moins, c’était le cas. Car nous assistons ici, en direct, à la mort inexorable des glaciers. Il n’en reste plus qu’un digne de ce nom, celui des pics Bonpland et Humboldt, culminant à 4945 m (il a cependant perdu 87 % de sa superficie depuis 1952). Ceux des pics Bolívar (4978 m) et La Concha (4922 m) ont disparu totalement ou presque. Je les voyais encore de ma fenêtre il y a une vingtaine d’années.

Les cartes ci-dessus présentent une simulation dans le temps du retrait des glaciers dans la Sierra Nevada de Mérida. Comme on le voit, l’évolution est particulièrement flagrante de 1910 à 2003. Sur le terrain, cela donne ceci :

Glacier du Pic Bolívar en 1910 (à gauche) et en 2006 (à droite)

Certes, tout n’est pas attribuable au réchauffement climatique global. Il existe des macro-phénomènes qui expliquent les cycles de glaciation, telles que les variations de l’activité solaire, de l’orbite de la Terre autour du soleil et de l’inclination de l’axe de rotation de la Terre. On estime ainsi que les glaciers andins ont atteint leur extension maximale il y a 18.000 ans, avant même que l’homme ne peuple la région. Plus proche de nous, il y eut un petit âge glaciaire vers 1650-1700, en pleine époque coloniale. Toutefois, à partir du début du XIXe siècle, tous les témoignages concordent : les glaciers sont en recul.

Depuis une quarantaine d’années, le phénomène s’accélère de façon drastique. Malgré les dernières réticences de quelques scientifiques qui répondent aux ordres d’entreprises n’ayant aucun intérêt à ce que la vérité se sache, il ne fait maintenant plus aucun doute que ce réchauffement a aussi et surtout des causes humaines.

Aux avant-postes

Concrètement, en ce qui concerne les glaciers de Mérida, les faits parlent d’eux-mêmes : la ville, située au pied de la cordillère, à quelques kilomètres à vol d’oiseau des glaciers, comptait 25.000 habitants en 1950. Elle en compte actuellement 300.000. Durant la même période, le nombre de véhicules crachant du CO2 s’est multiplié de façon exponentielle, de même que les immeubles et les aires bétonnées. Parallèlement, la déforestation s’est accentuée, seulement limitée par la présence de parcs nationaux de part et d’autre de la ville. En clair, la chaleur produite par les activités urbaines montent jusqu’à la Sierra, précipitant la fonte des glaciers. Plus évident que cela, tu meurs.

À Mérida, nous sommes donc aux avant-postes du phénomène. Nous nous trouvons sous les tropiques, entourés de montagnes qui culminent à moins de 5000 mètres. Un lieu « privilégié » pour assister non seulement au recul des glaciers, mais aussi à leur disparition certaine. Le tout en temps presque réel.

De notre balcon d’observation, nous attendons patiemment la prochaine glaciation, ou mieux encore : la disparition de l’humain de la face de la Terre.

Sources :
Juan Rincón (et al.), Parques Nacionales del Estado Mérida, Mérida: FONACIT/Fundación Bioandina, 2007 (Les illustrations proviennent de cet ouvrage).
Carlos Schubert, Glaciers of Venezuela, 1999.
Jennifer N. Morris (et al.), Retreat of Tropical Glaciers in Colombia and Venezuela from 1984 to 2004 as Measured from ASTER and Landsat Images, 2005.
Photos de la Sierra Nevada de Mérida sur Pleine vue sur le pic Bolívar.

El amor, la muerte

Eros, Thanatos. Les voici une fois de plus réunis en un seul lieu. Et quel lieu! Un dépôt d’immondices sauvage, comme il en abonde par ici, en bordure d’une petite route menant aux Pueblos del Sur.

Passant par là l’autre jour, j’ai dû freiner sec pour en croire mes pupilles. Oui, c’est bien un cercueil en bonne et due forme qui se trouve là! Un de ces cercueils « modernes » en métal imitation bois. Il semble complet et en bon état, avec couvercle et tout. Non sans quelque crainte, je m’approche pour l’examiner de plus près : ouf, il est vide! Mais comment et pourquoi ce grand objet inutilisé est-il arrivé là? Le mystère reste et restera entier…

Attiré et fasciné par la boîte morbide, je n’avais pas remarqué, au premier abord, le soutien-gorge suspendu au fil de fer barbelé. il était, lui, en moins bon état, éreinté par le temps passé là. Mais la même question se posait : pourquoi et comment cette pièce intime avait-elle atterri dans un endroit aussi repoussant?

Sur cette rencontre fortuite entre un objet de mort et un objet d’amour (ou tout au moins de sexe), on peut imaginer des dizaines d’histoires, toutes plus ou moins nauséabondes. Je les laisse à votre imagination.

De mon côté, je me lance dans la rédaction d’un polar haletant, dont l’action se déroulera, bien entendu, au Venezuela. Exotisme garanti.

Les vautours dans la ville

Les vautours dans la ville

Imaginez-vous en pleine ville de Mérida, à 500 mètres à peine de la place Bolívar, au lieu-dit La Cruz Verde. Vous descendez la rue, négociez le virage, et tout à coup des dizaines de zamuros, ces sympathiques vautours aussi appelés urubus, se présentent à vos yeux. Ils s’affairent tranquillement autour de sacs d’immondices amoncelés auprès d’une baraque jaune.

Ne croyez pas qu’ils s’effraient de votre arrivée : ils décollent au dernier moment pour atterrir quelques mètres plus loin. Leur butin est trop beau pour l’abandonner d’un coup d’un seul. Selon leur habitude, en cas de visite impromptue, ils se placent simplement en sécurité à quelques mètres de là, pour revenir aussitôt dès que le danger sera passé. Tranquilles, je vous dis. De vrais vautours.

Devant cette vision et surtout cette odeur presque apocalyptiques, vous vous posez tout de même des questions : pourquoi tant d’immondices à cet endroit? Et quelle est la fonction de cette petite construction jaune?

Mauvaise gestion d’une bonne idée

Je m’informe : il se fait que la construction jaune est destinée au dépôt des immondices du barrio (un quartier pauvre, à la limite du bidonville) situé à proximité de l’endroit. Construit sans planification, le barrio a des ruelles trop étroites pour y laisser passer le camion récollecteur et l’administration communale a construit cet abri pour que les habitants y déposent leurs immondices. Excellente intention.

Oui mais… il y a tout de même deux hics : premièrement, des personnes qui n’ont rien à voir avec le barrio passent en voiture et viennent déverser là leurs propres immondices. C’était même le cas, jusqu’il y a peu, du McDonald local! Cela multiplie évidemment la quantité d’immondices dans un lieu qui n’est visiblement pas conçu pour cela. Et deuxième hic : le passage du camion municipal est plutôt irrégulier, provoquant une accumulation d’immondices dans une rue passante.

UrubuBref, il s’agit de la typique mauvaise gestion d’une bonne idée –ce qui est assez fréquent par ici.

Les zamuros, eux, sont satisfaits. Et, tout bien réfléchi, ils ont raison. Non seulement ils se nourrissent à bon compte, mais encore ils peuvent s’enorgueillir de faire le travail que les humains ne font pas : nettoyer la ville!

PS : Pour en savoir plus sur les zamuros (urubu noir en français, dont le nom scientifique est Coragyps atratus), voyez la page qui leur est dédiée sur le site oiseaux.net.

Prix de l’essence à la pompe

Tiens, le prix du baril de pétrole vient de battre un nouveau record (on est habitué) : 98,62 US$… En même temps, à la pompe au Venezuela, nous continuons à bénéficier de l’essence la moins chère du monde : 70 bolivars le litre de normale (soit 0,032 US$ au taux de change officiel –ne parlons pas ici du dollar parallèle, ce serait franchement indécent) et 97 bolivars le litre de super (soit 0,044 US$). Arrondissons le tout à 0,04 US$ le litre. Non, vous ne rêvez pas : 25 litres pour un dollar, 35 litres pour un euro! Que les incrédules examinent la photo ci-dessus!

Or un baril de pétrole brut vaut 159 litres. Le litre de pétrole brut vaut donc :

98,62 US$ : 159 = 0,62 US$

Nous obtenons donc qu’au Venezuela, un litre d’essence à la pompe vaut 15,5 fois moins qu’un litre de pétrole brut sur le marché international! Vous me suivez?

Mais attention! D’un baril de pétrole on ne tire pas 159 litres d’essence, mais bien moins. Je n’entrerai pas dans les détails, mais cela dépend du cru et des traitements qui lui sont apportés. Soyons bon prince, et ne tenons pas compte de ces futilités techniques…

Ne tenons pas compte non plus :

  • du coût du transport du brut jusqu’aux raffineries
  • du coût du raffinage
  • du coût du transport des raffineries aux stations-services
  • des coûts d’exploitation d’une station-service

Sinon, on arriverait à la conclusion que l’essence vénézuélienne se vend à un prix 25 fois moindre que son coût de production.

Qui perd gagne

Qui gagne et qui perd à ce petit jeu distortionné? Le consommateur gagne, cela ne fait aucun doute. Il ne se préoccupe pas du tout du prix de l’essence lorsqu’il se trouve à la pompe (mais se préoccupe plutôt du prix du lait, 25 fois plus cher, qui a disparu du marché!).

On pourrait croire que l’État, grand propriétaire des ressources pétrolières, y perd. De fait, d’un point de vue strictement économique, il perd quelque chose comme un dollar US chaque fois qu’un litre d’essence est débité à la pompe. Cela fait beaucoup si l’on pense aux quelque 5 millions de voitures qui font en moyenne un plein de 30 litres par semaine! Un petit calcul nous indique que le manque à gagner serait d’environ 8 milliards de dollars par an!

Mais détrompez-vous : l’État ne perd pas, l’État ne perd jamais lorsqu’il fait des cadeaux… Il se gagne l’opinion publique, et cela n’a pas de prix! Idéologiquement, le concept qui se diffuse, c’est que le pétrole appartient aux Vénézuéliens, donc qu’il est juste qu’ils ne le paient pas, ou si peu. Ce fondement est sacré : tout gouvernement qui a tenté de changer de paradigme s’est allègrement cassé la pipe. Hugo Chávez, friand de peuple, est encore moins enclin à prendre un tel risque. Il a besoin de voix pour sa réforme constitutionnelle, et pour le reste!

Et le grand perdant est…

Par contre, il y a un grand perdant dans toute cette affaire, et non des moindres : l’environnement. Les statistiques indiquent que le Venezuela est de loin le plus gros producteur non seulement de pétrole, mais aussi de CO2, en Amérique Latine! Pour vous en assurer, voyez la carte sur le nouveau site des Nations-Unies qui monitorise les objectifs de développement du millénaire.

Émissions de CO2 dans le monde (2004)

Émission de CO2 par habitant dans le monde en 2004 (tonnes) :
Le Venezuela (cercle rouge) se distingue en Amérique latine

Selon le Carbon Dioxide Information Analysis Center (CDIAC) du Département de l’Énergie des États-Unis (je sais, on va encore me dire que c’est une source tendancieuse), le Venezuela a en effet émis 6,57 tonnes de CO2 par habitant en 2004. Cela le situe certes bien en dessous des gros pollueurs que sont les États-Unis, le Canada, l’Australie et la Russie. Il se trouve cependant dans la même tranche que la plupart des pays européens. La petite différence, c’est que ces derniers sont des pays hautement industrialisés dont le revenu par habitant est très élevé. Cela ne justifie pas, mais cela explique, le niveau relativement élevé d’émission de CO2 dans ces pays. Mais au Venezuela?

Avec quelques autres pays (la Lybie, l’Arabie Saoudite, Oman, l’Iran, les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale … –comme par hasard des producteurs de pétrole), le Venezuela se révèle être l’un des champions d’émissions de CO2 dans le dit Tiers-Monde. Triste record…

Je ne dis pas que le prix ridicule du carburant en est la cause unique, mais à n’en pas douter c’en est l’une des principales. Quand le prix de l’essence n’est une préoccupation pour personne, on obtient un parc automoteur éminemment pollueur : les vieilles américaines aux énormes moteurs mal réglés des plus pauvres côtoient les SUV dernier cri des plus riches. Un cocktail véritablement catastrophique pour l’environnement.

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