Désolant/Etonnant/Insolite

L’amour, la mort, les immondices

El amor, la muerte

Eros, Thanatos. Les voici une fois de plus réunis en un seul lieu. Et quel lieu! Un dépôt d’immondices sauvage, comme il en abonde par ici, en bordure d’une petite route menant aux Pueblos del Sur.

Passant par là l’autre jour, j’ai dû freiner sec pour en croire mes pupilles. Oui, c’est bien un cercueil en bonne et due forme qui se trouve là! Un de ces cercueils « modernes » en métal imitation bois. Il semble complet et en bon état, avec couvercle et tout. Non sans quelque crainte, je m’approche pour l’examiner de plus près : ouf, il est vide! Mais comment et pourquoi ce grand objet inutilisé est-il arrivé là? Le mystère reste et restera entier…

Attiré et fasciné par la boîte morbide, je n’avais pas remarqué, au premier abord, le soutien-gorge suspendu au fil de fer barbelé. il était, lui, en moins bon état, éreinté par le temps passé là. Mais la même question se posait : pourquoi et comment cette pièce intime avait-elle atterri dans un endroit aussi repoussant?

Sur cette rencontre fortuite entre un objet de mort et un objet d’amour (ou tout au moins de sexe), on peut imaginer des dizaines d’histoires, toutes plus ou moins nauséabondes. Je les laisse à votre imagination.

De mon côté, je me lance dans la rédaction d’un polar haletant, dont l’action se déroulera, bien entendu, au Venezuela. Exotisme garanti.

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5 réflexions sur “L’amour, la mort, les immondices

  1. Flavio, heureux de t’avoir fait rire. Je trouve cependant ton commentaire un peu facile…

  2. Désolé Jean Luc, j’en pouvais plus !!
    De retour au calme je complète mon commentaire « facile » :

    Il est quand même étonnant en voyant ta photo d’apercevoir tant de chose « en état presque neuf » dans la nature, surtout au Vénézuela. Ma femme qui est de Puerto Ordaz et originaire de Barquesimeto en est restée bouche bée !!
    A son avis pour le corbillard, c’est surement quelqu’un qui l’a volé puis finalement la laissé en chemin car soit il pesait trop lourd ou soit il était trop encombrant à la vue de tout le monde (pueblo). Pourtant dans ce pays ou la pauvreté règne ce genre d’objet n’est pas délaissé ainsi, il pourrait se vendre facilement pour se faire de l’argent.

    Quand au soutient gorge, là je reste perplexe, à San Félix (Puerto Ordaz) les ambulants dans la rue les vendaient pour presque rien (ici en Belgique le prix à l’unité est presque triplé).

    C’est pour quand ton Polar ?

    Flavio.

  3. Image qui me laisse sans voix.

    En tout cas, tu tiens là l’illustration de la première de couverture de ton polar. Et / ou une contrainte très oulipienne où chacun des objets figurant sur la photo devraient jouer un rôle dans l’intrigue.
    Dépêche-toi de le finir ! Tu es en train de rater la rentrée littéraire…

    Le Venezuela est capable de tout. Je l’ai toujours su.

    A bientôt.

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