L’équipe de « Sur les docks » au « 23 de Enero »

L'équipe de "Sur les docks" à Caracas

L’équipe de « Sur les docks » à Caracas

L’équipe de « Sur les docks » consacre le troisième volet de son émission à sa visite au « 23 de Enero », un immense complexe résidentiel occupé par les classes populaires de Caracas. Elle présente ainsi cette émission :

« En 1954, le général Marcos Pérez Jiménez commandait au plus célèbre architecte national, Carlos Villanueva, de partir à l’assaut des collines et construire un ambitieux projet urbanistique pour développer et moderniser les logements sociaux de la partie Ouest de Caracas. Son intention était surtout de nettoyer les quartiers pauvres et faciliter le contrôle de la population. Las, au lieu de porter le nom du « 2 décembre », pour célébrer l’accession au pouvoir du général, cette vaste opération de 9.000 appartements répartis en trente-huit immeubles (dont la moitié sont des barres de quinze étages et de plus de cent mètres de longs), allait être baptisée le « 23 Janvier » (23 de Enero) pour marquer la destitution du dictateur en 1958 et le début de la démocratisation !

Dès lors, et pendant les quarante années ayant précédé l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1998, ce quartier pris d’assaut par les classes populaires (la plupart des logements prévus pour accueillir les classes moyennes n’étaient pas encore attribués) devint le fer de lance de tous les mouvements de contestation et de confrontation avec le pouvoir.

Le « 23 de Enero », qui aurait dû être un joyau de l’urbanisme social, situé à quinze minutes du centre ville en métro, est devenu très vite un concentré de violence et de misère. Surnommé « la zone rouge » ou encore « la zone subversive », peu de Vénézuéliens osaient s’aventurer. Ses habitants soudés autour des luttes contre le pouvoir ont toujours été « structurés » : depuis plusieurs générations, la communauté a vu éclore d’innombrables groupes politiques, sociaux et culturels très actifs qui ont forgé une mentalité propre au « 23 ».

Aujourd’hui, ce quartier est considéré comme un bastion du chavisme, on pourrait même dire un laboratoire, et c’est ici que les programmes sociaux (« les missions ») du président Chavez ont été expérimentés dès les premiers jours de la « Révolution Bolivarienne ».

Lorsqu’un visiteur est bien accompagné et s’il se garde de paraître par trop sceptique ou offensif dans ses questionnements, il peut alors faire ce que l’on nomme avec ironie du « tourisme révolutionnaire ». Notre objectif au long de cette journée passée au « 23 de Enero » a été de recueillir sans exercer volontairement notre esprit critique la parole de quelques représentants du fameux « proceso » en marche… Hasta la victoria ! « 

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