Îlot dans la réserve d’eau artificielle de Guri (Venezuela)

Îlot dans la réserve d’eau artificielle de Guri (Venezuela)

Îlot dans la réserve d’eau artificielle de Guri (photo : Yann Arthus-Bertrand)

Situé dans l’état de Bolivar, au sud-est du Venezuela, le barrage hydroélectrique de Guri, alimenté par les eaux du fleuve CaronÍ, est le troisième au monde par ses dimensions. Sa construction, entreprise en 1965, a permis la constitution d’une immense retenue d’eau d’environ 18 millions de m3, qui s’étend sur plus de 4 000 km2. Avec une production de 10 millions de kWh (qui couvre 75 % des besoins en électricité du pays et permet de fournir des pays voisins comme le Brésil et la Colombie), son rendement en fait l’un des plus importants ouvrages de ce type. Comme celles du vent et du soleil, l’énergie des fleuves ne produit pas de gaz à effet de serre. Les barrages, souvent accusés de bouleverser le paysage, ont parfois créé – comme ici – des lacs splendides et poissonneux. On trouve dans le lac de Guri deux des espèces de poissons d’eau douce les plus savoureuses du Venezuela. Cette possible exploitation énergétique des grands fleuves reste cependant exposée aux risques de guerre de l’eau : entre l’Égypte et le Soudan pour le Nil, entre Israël et la Jordanie pour le Jourdain, entre la Turquie, la Syrie et l’Irak pour le Tigre et l’Euphrate.

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