Tag Archive: Twitter


250.000 pages vues depuis sa création : venezueLATINA ne se porte pas trop mal. Google, Facebook, Twitter et consorts n’ont qu’à bien se tenir !

En plus, les records tombent ces jours-ci : pour la première fois, la barre des 10.000 pages vues mensuelles a été franchie en ce mois de janvier. Et le 23 janvier exactement, 441 pages ont été vues, record pour une seule journée.

Pour tout dire, je ne m’explique pas ce sursaut de popularité depuis quelques mois. Je n’ai rien fait pour : je n’écris pas plus, je n’écris pas mieux, le mystère reste donc entier. Un nouvel algorithme de Google peut-être ?

Pêle-mêle

Quant aux sujets les plus populaires, je ne vous apprendrai rien en disant que ce sont ceux qui touchent de près ou de loin (plutôt de près) au sexe et aux femmes. Silicone, prothèse PIP, petites culottes, cela marche à tout coup. Une des photos les plus vues s’intitule tout simplement seins. Grosse déception sans doute pour ceux qui cliquent…

Mais il est intéressant de noter, pêle-mêle, les autres thèmes particulièrement appréciés : María Lionza, l’Aéropostale, la cachapa, le cuatro, du pétrole pour combien de temps?, les Français qui chantent le Venezuela. Loin derrière, mais vraiment loin, viennent les articles qui concernent la politique (pourtant bien animée et inattendue dans ce chatoyant pays) dont le plus populaire concerne Les sept péchés de Hugo Chávez.

Allez, on continue ! Et pour te remercier, cher lecteur/trice, de ton assiduité, je t’offre (ci-dessus) cette photo aux couleurs vénézuéliennes : bleu-jaune-rouge.

Scoop.it Venezuela

Le Venezuela sur Scoop.It

Le blogue venezueLATINA, sur lequel vous êtes en ce moment, n’a d’autre prétention que de voir le Venezuela par le petit bout de la lorgnette –petit bout qui, soit dit en passant, en dit souvent beaucoup plus que le grand, et c’est bien là l’objectif de ce blogue.

Mais venezueLATINA ne dit pas tout, tout, tout sur le Venezuela et nombreux sont les lecteurs qui m’écrivent pour m’en demander plus. Ils voudraient avoir de plus amples informations sur ce qui se passe dans ce pays qui, je m’en aperçois, intéresse pas mal de monde, et ce pour de multiples raisons. Il est vrai que, Hugo Chávez aidant, le Venezuela est sorti de l’ombre depuis une bonne dizaine d’années. La perspective des élections présidentielles d’octobre 2012, avec un candidat nommé Chávez dont l’état de santé reste une inconnue, ne peut qu’aviver encore plus cet intérêt pour le pays.

La curation

C’est pour répondre à cette demande que j’ai mis sur pied depuis quelque temps une espèce de portail qui regroupe en un seul endroit toutes les informations publiées en langue française sur le Venezuela, que ce soit par les agences de presse, la grande presse en ligne, les sites web ou encore par les blogues. J’utilise pour ce faire un service web appelé Scoop.it, qui me permet de faire la « curation » –nouvel anglicisme pour désigner l’activité de curateur– du thème Venezuela. En fait, avec cet outil, je rends disponible à tous la veille que j’effectue quotidiennement sur le pays où je vis.

Vous trouverez le résultat sur www.scoop.it/t/venezuela.

« Curation » implique nécessairement sélection et édition. Ces deux opérations sont effectuées par mes soins selon divers critères que j’espère les plus objectifs possibles. Le principal critère de sélection utilisé est la qualité de l’information, et ceci indépendamment de sa tonalité ou couleur politique. Le second critère est l’originalité du sujet : mettre en exergue ce qu’on ne lit pas tous les jours. Je vise large : on y trouvera aussi bien des infos politiques, économiques ou sociales que des nouvelles du sport ou du monde des variétés, le tout étant, bien entendu, une question de dosage.

S’abonner à la page

Lorsqu’un même sujet est traité par une multiplicité de sources, c’est la version la plus complète qui est choisie, afin de ne pas surcharger inutilement le site avec des informations répétitives. Toutefois, s’il s’agit d’un sujet controversé (et cela ne manque pas au Venezuela), les différents points de vue sont publiés.

Seul un extrait de chaque article, celui jugé le plus significatif, est généralement publié. Le lecteur aura ainsi le loisir de décider s’il en sait assez avec le résumé publié ou s’il désire en savoir plus.  Dans ce dernier cas, pour accéder à l’article original, il lui suffira de cliquer sur le titre.

Un avantage de Scoop.it est que le lecteur peut s’abonner à la page, et ainsi recevoir chaque jour dans son courrier une notification des derniers articles publiés. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur Follow, dans le coin supérieur droit. Pratique, non, pour ne rien perdre ? En outre, les lecteurs peuvent aussi suggérer des articles au curateur, qui décidera de les inclure ou non dans la page.

Blog miroir

Je n’en suis pas resté là. J’ai aussi créé un blog miroir, qui reprend telles quelles les informations diffusées sur Scoop.it, mais les publie sous une forme différente, avec l’avantage de pouvoir lancer une recherche, accéder facilement aux archives, etc. Ce blog, je l’ai appelé veneSCOPE. Vous le trouverez à l’adresse venescope.wordpress.com.

Pour compléter, sachez que les informations publiées sur Scoop.it et veneSCOPE sont envoyées automatiquement sur la page Facebook et le compte Twitter @venezuelatina.

Pas de doute, avec toutes ces informations qui se croisent, vous allez être surinformés sur le Venezuela !

veneSCOPE

veneSCOPE

Hugo Chavez au 23 de enero

Hugo Chávez durant son émission "Aló Presidente" du 30 mai 2010 consacrée à la réhabilitation d'un quartier populaire de Caracas

Il avait déjà un blog, mais en réalité ce n’en était pas un vrai de vrai. Je vous en avais parlé à l’époque. Voici maintenant que le toujours bouillant président Chávez annonce son entrée officielle dans le monde des blogueurs. Ce n’est là que l’étape suivante de sa conquête des espaces virtuels, qu’il avait longtemps abandonnés à l’opposition politique. Maintenant, le nouveau mot d’ordre lancé à ses partisans est : « Envahissez Twitter, Facebook, montrez votre présence sur Internet. Livrons la bataille sur ce front-là aussi ! »

http://www.chavez.org.ve est donc né dans la foulée du succès phénoménal (493.118 suiveurs à ce jour) de @chavezcandanga (c’est son amusant pseudo) sur Twitter. Mais là, déception ! Malgré l’annonce et malgré le titre officiel du site, il ne s’agit pas non plus d’un vrai blog ! En effet, il ne contient aucun contenu nouveau par rapport à ceux que l’on connaissait déjà. Il s’agit plutôt d’un site fédérateur, une sorte de portail qui reprend et organise ce qui se trouve déjà ailleurs : les messages de @chavezcandanga sur Twitter, les écrits des Líneas de Chávez, des reportages sur le programme télévisé Aló Presidente, quelques vidéos, quelques photos, quelques discours, ainsi que des informations plus générales sur le pays. Plus bizarrement (mais c’est explicable, n’est-ce pas ?), les Reflexiones de Fidel ont également droit à un espace dans un coin de la page d’accueil. Au final, le principal intérêt de la chose -que je n’appellerai donc pas blog- est de permettre de trouver toutes ces informations au même endroit.

« Le petit père des peuples »

Le plus original du site est sans doute sa page de contact : celle-ci mène à un formulaire de demande particulièrement complet que toute personne, vénézuélienne ou étrangère, peut remplir si elle considère qu’elle a besoin d’aide.  Outre les données personnelles habituelles, on y demande des informations sur la situation professionnelle, les revenus, ainsi qu’une description du cas personnel précis, avec même la possibilité d’envoyer des pièces jointes. Le tout est basé sur la bonne foi, mais on se réserve de faire une enquête pour s’assurer de la véracité des informations.

C’est à ma connaissance le formulaire de demande en ligne le plus complet entre un dirigeant politique majeur et ses concitoyens. Il répond en fait à l’image que veut donner de lui Hugo Chávez : être personnellement à l’écoute de ses concitoyens, en passant par-dessus toutes les institutions traditionnelles. Cette relation quasi-personnelle avec le peuple est une caractéristique dominante du chavisme et n’est pas sans rappeler le statut de « petit père des peuples » que cultivait un certain Joseph Staline. Voyons aussi du côté de Juan Domingo Perón, en Argentine, pour trouver un équivalent assez proche. Les politologues analyseront.

Force et faiblesse

Quoiqu’il en soit, cette relation privilégiée avec le peuple constitue à la fois la force et la faiblesse du chavisme. Force, parce qu’Hugo Chávez trouve là son meilleur carburant politique en réunissant autour de sa personne les majorités traditionnellement laissées pour compte. Faiblesse, parce qu’elle lie indissolublement le destin d’un peuple à celui d’un homme, et qu’un homme, cela change, cela doit s’adapter à des circonstances extérieures, et cela meurt…

A défaut d’un vrai blog ouvert à la discussion tous azimuts, le blog de Chávez, ainsi que son compte Twitter, se profilent donc comme des instruments de conquête des individus, qui y verront un moyen de faire entendre leur problème personnel ou, au mieux, celui de leur collectivité. On n’y trouve pas ou peu d’interventions d’opposants, alors que celles-ci foisonnent aux quatre coins d’Internet. On peut imaginer qu’il y a filtrage pour laisser passer uniquement le positivement correct et entretenir ce qui compte le plus ici : cette relation personnaliste/paternaliste avec le peuple.

Le Chávez nouveau

Soulignons pour terminer la bonne tenue esthétique du blog de Chávez : un graphisme simple, efficace, avec les liens nécessaires vers les médias sociaux, comme il se doit si l’on veut rivaliser au mieux avec ses ennemis. Et un logo tout en simplicité qui, personnellement, me plaît beaucoup par son contenu synthétique (évidemment il faut percevoir le béret au dessus du a pour en saisir tout le sens) :

logo de chavezcandanga

À lui seul, il résume le Chávez nouveau, celui qui veut conquérir Internet et la virtualité. Rappelons-lui toutefois de ne pas oublier pour autant les réalités : celles-ci, à la veille de l’échéance électorale de septembre, ne lui sont pas toutes favorables, loin de là.

Chávez le bref

Hugo Chavez sur Twitter

@chavezcandanga sur Twitter

C’est un véritable défi pour Hugo Chávez : se limiter à 140 pauvres caractères, lui qui est un habitué des discours fleuves de 200.000 caractères et plus. Telle est la dure règle de Twitter, service de micro-blogging auquel le Comandante vient de s’affilier. Ici, au-delà de 140 caractères, tu n’existes plus! Voici le volubile président obligé de devenir Chávez le bref !

La grande et la petite presse ont déjà largement commenté l’entrée en fanfare de Hugo Chávez sur Twitter : des dizaines de milliers de followers en quelques heures, 188.000 en moins d’une semaine… Il est encore loin des 3.843.162 followers de Barack Obama, certes, mais il se trouve déjà dans le top 10 des hommes politiques sur Twitter, toutes nationalités confondues. Beau début pour quelqu’un qui s’est décidé tout récemment seulement à se lancer dans les réseaux sociaux. Il l’avait annoncé il y a quelque temps : il compte aussi mener la bataille sur ce front-là, afin d’occuper un espace qu’il avait quelque peu délaissé au profit de ses adversaires politiques. C’est aussi, par ailleurs, une façon directe de répondre à tous ceux qui le soupçonnaient de vouloir réguler ou censurer Internet au Venezuela.

Pour le choix de son pseudo, Chávez n’a pas fait dans la dentelle : le nom Hugo Chávez, écrit sous toutes ses formes, ayant été pris par des usurpateurs ou des petits marrants, il s’est reporté sur le pseudo chavezcandanga. Candanga veut dire, en bon vénézuélien, quelque chose comme « empêcheur de tourner en rond ». Dans d’autres pays d’Amérique latine, toutefois, le mot signifie “diable”. Une petite provocation de plus, bien dans le style du personnage…

Copain-copain

Mais que raconte au juste Hugo Chávez, dans le cadre restreint de ces fatidiques 140 caractères? Jusqu’à présent pas de grosse révélation, pas de grandes idées, mais une approche plutôt copain-copain avec ses suiveurs. Jugez-en :

Le premier tweet, du 28 avril, était très générique :

Epa que tal? Aparecí como lo dije: a la medianoche. Pa Brasil me voy. Y muy contento a trabajar por Venezuela. Venceremos!! [Salut, comment va? Me voici tel que j'avais dit : à minuit. Je pars au Brésil. Et très content de travailler pour le Venezuela. Nous vaincrons !]

Le second, le 29 avril, n’était guère beaucoup plus précis :

Hola mis queridos Candangueros y Candangueras. Esto ha sido una explosión inesperada. Gracias.Thanks. Ahora en Barinas con Evo. Venceremos!! [Salut mes chers candangueros y candangueras. Ça a été une explosion inattendue. Merci. Thanks. Maintenant à Barinas avec Evo. Nous vaincrons !]

Puis vinrent une série de deux tweets relatifs à la fête des travailleurs (qu’il invite au « socialisme qui est le royaume de la classe ouvrière »). Puis, histoire de mobiliser les troupes, deux autres tweets à propos des élections internes du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), qui avaient lieu ce dimanche 2 mai.

Ensuite, ce 3 mai au matin, un autre tweet générique, et même rassembleur (plutôt rare chez Hugo Chávez)  -avec utilisation d’une orthographe simplifiée type SMS :

Buen día a tí q m lees q te leo. Donde estés y sin importar quien seas ni lo q pienses. Si eres Venezolano aquí estoy, trabajando para tÍ. [Bonjour toi qui me lis que je te lis. Où que tu sois, peu importe qui tu es et ce que tu penses. Si tu es Vénézuélien, je suis ici, en train de travailler pour toi]

Changement de ton

Changement de ton ensuite. Le voilà qui personnalise son propos, avec des messages adressés directement à d’autres utilisateurs de Twitter qui lui ont envoyé des messages. À une telle Mariana de Lucio, d’abord, il répond :

@marianadelucio Saludos mariana. Yo en verdad soy un antidictador y amo mucho a mi México lindo. Ah, (cont) http://tl.gd/14qfnl [@marianadelucio Salut Mariana. Moi, à dire vrai, je suis un antidictateur et j'aime beaucoup mon Mexique adoré. Ah, (suite) http://tl.gd/14qfnl]

Pour la première fois, dans ce tweet, Hugo Chávez dépasse les 140 caractères ! Aussi utilise-t-il le service Twitlonger, qui permet à l’utilisateur incontinent d’allonger ses tweets

Autant dire que Mariana de Lucio est devenue  « célèbre » en moins de deux à la suite de cette première réponse personnalisée de Chávez. Il en sera sans doute de même de Dessiree Andre, une fan nouvelle venue sur Twitter, dont tous les tweets étaient jusqu’ici adressés au seul Hugo Chávez. Ce dernier vient de lui répondre :

@dessiree_andre Bueno mi querida Dessiree, a tí te mando un beso. Ahora estoy muy atareado saliendo para Argentina a la cumbre de UNASUR. [@dessiree_andre Bon ma chère Dessiree, je t'envoie un baiser. Je suis maintenant très occupé, je pars pour l'Argentine au sommet de l'UNASUR].

Dans le tweet suivant, l’étudiante Yesenia Gamardo est plus pragmatique. Elle lui demande un « crédit pour travailler », mais la réponse du président sur ce point reste plus que vague. Yesenia insiste : « J’ai besoin de savoir si vous m’aiderez avec le crédit ». Le président répondra-t-il ? Il est peu probable qu’il le fasse, car cela créerait un précédent plutôt gênant… D’autres tweets personnalisés se suivent à la chaîne ce soir. Utilisant son Blackberry et le service ÜberTwitter, Hugo Chávez semble ainsi s’occuper, en attendant le décollage de l’avion pour Buenos Aires…

Transcendance

Nous en sommes là, en ce 3 mai au soir : une douzaine de tweets en une semaine, des messages de plus en plus personnalisés, peu de politique dure, mais quelques messages d’orientation. À en juger par les derniers tweets, se dirige-t-on vers une utilisation personnalisée de Twitter , une sorte de lien direct entre le président et les citoyens ? Le public visé est-il exclusivement celui des partisans du président ? Ou bien la parole sera-t-elle ouverte plus largement, y compris aux opposants déclarés ? À suivre donc l’évolution de l’usage fait de ce moyen de communication peu commun par un président tout de même assez spécial.

Une seule certitude : il n’y aura sans doute rien de bien transcendant dans ces échanges. Mais Twitter, il est vrai, n’est pas fait pour la transcendance…

chavez_twitter

Il est amusant et intéressant de faire une petite recherche “hugo chavez” sur les sites dits « sociaux » qui sont à la mode ces temps-ci, en l’occurrence Twitter et Facebook.

Sur Twitter, on trouve des petits marrants qui se font passer pour le président du Venezuela, sous les pseudos chavez, hugochavezfrias, Hugo_Chavez et assafesh4. Le plus marrant est sans doute chavez, qui fait dans l’ironie, du genre :

pegado al Facebook esperando la confirmación de amistad de mi negro Obama, no puedo esperar para escribirle en su muro! [suis collé sur Facebook à attendre la confirmation d'amitié de mon noir Obama, impossible d'attendre plus longtemps pour écrire sur son mur!]

ou encore, à propos de l’arrivée sur Twitter de Globovisión, chaîne télévisée d’opposition :

viendo que tendre que cerrar twitter, ya @globovision esta por aca conspirando! [je vois que je vais devoir fermer twitter, Globovisión est déjà en train de conspirer par ici!]

Mine de rien, avec ces petites piques, chavez a 1632 suiveurs [following you] selon les catégories de Twitter. De son côté, le pseudo Hugo_Chavez ironise également (en anglais) en faisant dire à Chávez qu’il va nationaliser l’empire Twitter, la menace majeure qui pèse sur le monde, et y apporter le socialisme. Les autres Hugo Chávez de Twitter sont nettement moins rigolos. Ils sont aussi moins suivis.

Foire à l’empoigne

Si sur Twitter les propos sont relativement inoffensifs, sur Facebook, par contre, c’est la foire à l’empoigne. On compte par dizaines, voire par centaines, les groupes et les pages dédiées à Hugo Chávez, dont les intitulés sont tout un poème :

Viva Hugo Chavez
Hugo Chavez Supporters
Merci HUGO CHAVEZ
Fuck Hugo Chavez!!!
Hugo Chavez Fun
Hugo Chavez Rocks!!!!
contra hugo CHAVEZ
thankyou hugo chavez…
Boycott Hugo Chavez
Hugo Chavez Must Die!!!!
COLOMBIANOS CONTRA HUGO CHAVEZ
‘shut up’ Hugo Chavez
Hugo Chavez fan club
I HATE HUGO CHAVEZ
Long Live Hugo Chavez
PANAMA CON HUGO CHAVEZ
Anti-Hugo Chavez
United Against Hugo Chavez
Viva Viva Palestina, Viva Viva Hugo Chavez

Si beaucoup de ces groupes n’ont que quelques dizaines ou centaines de membres, quelques-uns en ont plusieurs dizaines de milliers. Au total, ce sont près de 200.000 utilisateurs de Facebook qui manifestent leur opinion sur Hugo Chávez. Et l’éventail est large : cela va des déclarations d’amour jusqu’aux appels au meurtre. Toutefois, contrairement à ce qui se passe sur Twitter, personne, semble-t-il, ne se fait passer pour Hugo Chávez en personne.

La communication du XXIe siècle

Que retenir de tout cela ? Que ni Chávez ni le gouvernement vénézuélien n’ont été assez vifs pour pressentir les évolutions de la communication au temps d’Internet et ont donc laissé échapper des espaces de communication modernes tels que Facebook ou Twitter. Leur espace est maintenant occupé par d’autres, et pas toujours avec de bonnes intentions.

De ce point de vue, Hugo Chávez aurait pu s’inspirer du président de l’« empire », Barack Obama, qui a su, lui, utiliser à son avantage les nouveaux outils de communication, au point d’avoir été élu en partie grâce à eux. Il possède sa page personnelle sur Twitter (1.178.489 suiveurs)  ainsi que sa page (6.275.225 supporters) et son groupe (1.024.991 membres) sur Facebook. Et ce ne sont pas des petits marrants –ou pire : des ennemis politiques– qui les animent!

Quant à la Maison blanche, elle est institutionnellement présente sur Twitter, sur Facebook, sur Flickr, sur Youtube, sur Vimeo et sur MySpace.  Et jetez un coup d’œil aux contenus : voilà ce qu’on appelle de la communication du XXIe siècle, dynamique, motivante!

Pendant ce temps, Chávez, malgré son désir d’instaurer un socialisme du XXIe siècle, en reste à la communication du XXe siècle : occupation de temps d’antennes démesurés à la télévision, d’espaces dans les journaux, etc. Tout cela fait malheureusement plutôt penser à de la propagande style soviétique qu’à de la communication moderne. Encore un effort, cher Hugo!

____________________
Pour la petite histoire, signalons que Hugo Chávez n’est pas le seul à s’être fait piéger sur Twitter. Fidel Castro, George Bush, Nicolas Sarkozy, Jiang Zemin, Vladimir Poutine, José Luis Rodríguez Zapatero, Silvio Berlusconi, Gordon Brown et sans doute de nombreux autres n’ont pas de page officielle et se sont fait voler leur place par de petits plaisantins.
– Wow, c'est un gros livre. L'as-tu lu? – <br>Les 140 premiers caractères. Après je me suis lassé.

– Wow, c'est un gros livre. L'as-tu lu? – Les 140 premiers caractères. Après je me suis lassé.

Pour tout vous dire, je me suis longtemps demandé : mais à quoi donc peut servir Twitter, si ce n’est à raconter des conneries à je-ne-sais-qui en 140 caractères (heureusement, pas plus). Et à quoi peut servir Facebook, si ce n’est à faire la même chose en plus de mots, avec en prime des photos nulles et des vidéos imbuvables, le tout pour un réseau d’amis, de faux amis, de soi-disant amis, d’amis d’amis et d’amis ennemis…

Puis je tombe sur Pourquoi je twitte?, un article de Mickael Thomassin, traducteur high tech établi au Mexique, par ailleurs auteur du blogue Mickou. Je vois qu’il y a peut-être d’autres usages –plus intelligents, plus professionnels– à faire de Twitter. En même temps, WordPress.com, le service qui héberge venezueLATINA, annonce qu’il est désormais possible d’intégrer Twitter à son blogue.

twitter_headerJe me dis : ah, voilà une occasion d’essayer. Je me lance, j’ouvre un compte Twitter que j’intègre aussitôt à venezueLATINA. J’y envoie de courtes infos, des brèves qui concernent le Venezuela, intéressantes mais qui ne méritent pas un article en bonne et due forme. Rencontrées au hasard du Net (pas tout à fait au hasard, soyons honnêtes, je reste à l’affut), elles ajoutent un petit piment d’actualité à venezueLATINA. Le résultat, vous le trouvez sous la formes de brèves de 140 caractères maximum dans la colonne de droite du blogue. Et pour les fans de Twitter, et éventuels suiveurs, voici sa page.

Facebook, bof

Facebook, c’est une autre histoire. J’y étais depuis quelques mois, sans vraiment y voir d’utilité. Complexe, superficiel, monotone, Facebook n’était pas mon truc, comme dirait Sarkozy. Comme tout le monde, j’y ai bien sûr retrouvé de vieilles connaissances et de vieux amis. On se salue dans le style “merde, qu’est-ce que tu fous maintenant, vieille branche?“. Puis on se répond en faisant un condensé de sa vie en une centaine de mots. Ça en reste généralement là. Bof.

facebook-pubPuis j’ai commencé à publier sur Facebook mes articles de venezueLATINA et mes photos de Flickr. En dédoublant ainsi mes publications, je touchais plus de monde, essentiellement les obsédés de Facebook (ils existent, je les ai rencontrés) qui pensent que la vie se passe sur Facebook et nulle part ailleurs. Je leur mettais les articles directement sous le nez, en quelque sorte.

L’étape suivante, c’était de créer pour venezueLATINA une page sur Facebook. C’est fait depuis hier. Elle a déjà 6 fans (dont moi!). Son contenu sera essentiellement le même que ce blogue, car je la conçois comme un succédané de venezueLATINA destiné aux utilisateurs de Facebook. Peut-être évoluera-t-elle selon les usages qui en seront fait, mais pour moi le blogue reste prioritaire.

Où tout cela va-t-il nous mener? J’avoue que je n’en sais rien. Mais comme je suis un peu geek sur les bords, je voulais essayer, sans plus, dussé-je y perdre la… face.

Un Blog WordPress.com. | Thème : Motion par volcanic.
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