Tag Archive: tourisme


Vue depuis le téléphérique de Mérida

Sur son blogue, jusqu’à hier, Marc Gibaud, le motocycliste, voyageur, architecte et photographe tout-en-un qui se propose de faire la navette entre la Terre de Feu et l’Alaska -rien que ça!-, se trouvait toujours quelque part en Colombie. Pour ceux qui le suivent de plus près, l’ami Tonio avait déjà annoncé il y a plusieurs jours son passage par Bogotá.

Mais Marc vient de mettre son blogue à jour, annonce son entrée au Venezuela avec une très belle description du pays, à mille lieues de ce qu’en disent les GRANDS journalistes et les GRANDES agences. Plus juste, plus vécu, plus vrai. Alors lisez Marc, et oubliez Le Monde , Libé et l’AFP (et encore plus CNN).

Ce n’est donc déjà plus un scoop : Marc vient de passer par Mérida, par chez moi, poursuivant ainsi son périple de blogue en blogue, ou plutôt de blogueur en blogueur. Une communauté bien intéressante pour l’aventure qui est la sienne, puisqu’elle lui sert d’appui et de source d’informations.

Marc, ma compagne et moi, nous avons passé deux jours bien agréables à Mérida : un dîner dans une tasca espagnole au son d’un match Argentine/Brésil projeté sur plein d’écrans (et Marc qui n’aime pas trop le foot, le pauvre!); puis, le lendemain soir, vernissage d’une exposition de Framtho Salager, artiste local plutôt doué, ultrasensible, qui fait dans le néo-cubisme, « par respect », comme il le dit.

Quatrième dimension

Au-delà des œuvres de Framtho, ce vernissage fut l’occasion rêvée d’introduire Marc dans la quatrième dimension du Venezuela. En effet, il a eu tout le loisir de se rendre compte de visu de la beauté et de l’opulence des poitrines (vraies ou fausses) chez la gent féminine vénézuélienne. Je crois pouvoir affirmer qu’il a globalement apprécié (moi aussi, car même si j’y suis plutôt habitué, je ne m’en blase jamais…).

Téléphérique de MéridaPendant la journée, je lui avais suggéré de faire l’excursion du téléphérique le plus haut (4765 m) et le plus long (12,5 km en plusieurs tronçons) du monde, le must absolu pour qui visite Mérida. Il en a rapporté de superbes photos, qu’il publiera peut-être prochainement sur son blogue.

Mais il était pressé, Marc. Ce ne fut qu’une visite-éclair. Il est déjà reparti, car il attendait de la visite à Caracas. Et de la belle visite : Tara, sa fille de 13 ans.

Déjà, de la capitale, il m’écrit :

La route qui part de Mérida à “je-ne-me-souviens-plus-du-nom-Je-suis-dans-un-cyber-truc-machin-et-je-n’ai-pas-la-carte-sous-les-yeux-mais-c’est-de-l’autre-côté-de-la-Cordillère-et-c’est-beau” fut un morceau d’anthologie. La descente de 3500 mètres à quasi 0 est une leçon de géographie et une leçon de botanique.  Morceau d’anthologie suivi d’une pluie chaude qui m’a douché sur un bout du passage dans les Llanos (confirmation : il faut bien 50 km pour sécher à 100km/h = 1/2 heure : une demi-heure de frais au milieu d’une chaleur étouffante). Pour finir avec les embouteillages de la traversée de Valencia et le soleil qui se couche sur l’autoroute qui relie Caracas. Pas d’image mais très belle journée  - + ou  - 600 km = 10 heures pot-au-feu de bord de route compris!!

Le voilà donc à Caracas. Il compte rester au Venezuela pour quelques semaines –ce n’était pas initialement prévu. Même s’il ne me l’a pas formellement promis, Marc repassera par Mérida, j’en suis certain!

Photo : Au petit matin, la vallée du Chama depuis le téléphérique de Mérida

L’Abîme

El Abismo, près de El Pauj�

Au bout du Venezuela, l’Abîme. Paysage époustouflant qui marque la fin du bouclier guyanais et le début de l’Amazonie. Le Brésil n’est pas loin.

El Abismo, tel est le nom que l’on donne à ce lieu singulier près de El Paují, une communauté située aux confins de la Gran Sabana. Caractéristique de El Paují: le village fut le lieu de rencontre de nombreux hippies locaux dans les années 70 (au Venezuela, on désigne toujours par hippies les marginaux à cheveux longs de type baba cool). Eux et leurs descendants, certains déjà adultes, d’autres adolescents, occupent toujours le lieu, en compagnie de quelques familles pémones. Ils se sont bien sûr quelque peu rangés et exploitent maintenant de petites entreprises touristiques. Paulista et Isabel, par exemple, y fabriquent un encens à partir de la résine d’un arbre local, le tacamajaca.

El Paují serait, me dit-on (mais je n’ai pas vérifié), la dernière municipalité à avoir été créée dans le pays. On y respire un air encore pur et cool. Pour avoir envie de décoller, rien de tel que d’entreprendre la courte randonnée qui vous mènera au bord de l’Abîme…

Un Blog WordPress.com. | Thème : Motion par volcanic.
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 367 followers