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chavez_twitter

Il est amusant et intéressant de faire une petite recherche “hugo chavez” sur les sites dits « sociaux » qui sont à la mode ces temps-ci, en l’occurrence Twitter et Facebook.

Sur Twitter, on trouve des petits marrants qui se font passer pour le président du Venezuela, sous les pseudos chavez, hugochavezfrias, Hugo_Chavez et assafesh4. Le plus marrant est sans doute chavez, qui fait dans l’ironie, du genre :

pegado al Facebook esperando la confirmación de amistad de mi negro Obama, no puedo esperar para escribirle en su muro! [suis collé sur Facebook à attendre la confirmation d'amitié de mon noir Obama, impossible d'attendre plus longtemps pour écrire sur son mur!]

ou encore, à propos de l’arrivée sur Twitter de Globovisión, chaîne télévisée d’opposition :

viendo que tendre que cerrar twitter, ya @globovision esta por aca conspirando! [je vois que je vais devoir fermer twitter, Globovisión est déjà en train de conspirer par ici!]

Mine de rien, avec ces petites piques, chavez a 1632 suiveurs [following you] selon les catégories de Twitter. De son côté, le pseudo Hugo_Chavez ironise également (en anglais) en faisant dire à Chávez qu’il va nationaliser l’empire Twitter, la menace majeure qui pèse sur le monde, et y apporter le socialisme. Les autres Hugo Chávez de Twitter sont nettement moins rigolos. Ils sont aussi moins suivis.

Foire à l’empoigne

Si sur Twitter les propos sont relativement inoffensifs, sur Facebook, par contre, c’est la foire à l’empoigne. On compte par dizaines, voire par centaines, les groupes et les pages dédiées à Hugo Chávez, dont les intitulés sont tout un poème :

Viva Hugo Chavez
Hugo Chavez Supporters
Merci HUGO CHAVEZ
Fuck Hugo Chavez!!!
Hugo Chavez Fun
Hugo Chavez Rocks!!!!
contra hugo CHAVEZ
thankyou hugo chavez…
Boycott Hugo Chavez
Hugo Chavez Must Die!!!!
COLOMBIANOS CONTRA HUGO CHAVEZ
‘shut up’ Hugo Chavez
Hugo Chavez fan club
I HATE HUGO CHAVEZ
Long Live Hugo Chavez
PANAMA CON HUGO CHAVEZ
Anti-Hugo Chavez
United Against Hugo Chavez
Viva Viva Palestina, Viva Viva Hugo Chavez

Si beaucoup de ces groupes n’ont que quelques dizaines ou centaines de membres, quelques-uns en ont plusieurs dizaines de milliers. Au total, ce sont près de 200.000 utilisateurs de Facebook qui manifestent leur opinion sur Hugo Chávez. Et l’éventail est large : cela va des déclarations d’amour jusqu’aux appels au meurtre. Toutefois, contrairement à ce qui se passe sur Twitter, personne, semble-t-il, ne se fait passer pour Hugo Chávez en personne.

La communication du XXIe siècle

Que retenir de tout cela ? Que ni Chávez ni le gouvernement vénézuélien n’ont été assez vifs pour pressentir les évolutions de la communication au temps d’Internet et ont donc laissé échapper des espaces de communication modernes tels que Facebook ou Twitter. Leur espace est maintenant occupé par d’autres, et pas toujours avec de bonnes intentions.

De ce point de vue, Hugo Chávez aurait pu s’inspirer du président de l’« empire », Barack Obama, qui a su, lui, utiliser à son avantage les nouveaux outils de communication, au point d’avoir été élu en partie grâce à eux. Il possède sa page personnelle sur Twitter (1.178.489 suiveurs)  ainsi que sa page (6.275.225 supporters) et son groupe (1.024.991 membres) sur Facebook. Et ce ne sont pas des petits marrants –ou pire : des ennemis politiques– qui les animent!

Quant à la Maison blanche, elle est institutionnellement présente sur Twitter, sur Facebook, sur Flickr, sur Youtube, sur Vimeo et sur MySpace.  Et jetez un coup d’œil aux contenus : voilà ce qu’on appelle de la communication du XXIe siècle, dynamique, motivante!

Pendant ce temps, Chávez, malgré son désir d’instaurer un socialisme du XXIe siècle, en reste à la communication du XXe siècle : occupation de temps d’antennes démesurés à la télévision, d’espaces dans les journaux, etc. Tout cela fait malheureusement plutôt penser à de la propagande style soviétique qu’à de la communication moderne. Encore un effort, cher Hugo!

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Pour la petite histoire, signalons que Hugo Chávez n’est pas le seul à s’être fait piéger sur Twitter. Fidel Castro, George Bush, Nicolas Sarkozy, Jiang Zemin, Vladimir Poutine, José Luis Rodríguez Zapatero, Silvio Berlusconi, Gordon Brown et sans doute de nombreux autres n’ont pas de page officielle et se sont fait voler leur place par de petits plaisantins.
Dream Quartet, photo de Geoff Quinn

Dream Quartet, photo de Geoff Quinn

La cérémonie d’investiture de Barack Obama a fait couler beaucoup d’encre. Mais qui donc a signalé qu’une Vénézuélienne figurait aux tout premiers rangs, parmi les invités d’honneur? Elle s’appelle Gabriela Montero, une pianiste de renom, qui, aux côtés du clarinettiste Anthony McGill, du violoncelliste Yo-Yo-Ma et du violiniste Itzhak Perlman (de gauche à droite sur la photo ci-dessus), forme une sorte de « quatuor de rêve ».

Dans le froid glacial de Washington, les quatre musiciens ont interprété une pièce de John Williams, intitulée Air and Simple Gifts, qui avait été composée spécialement pour l’occasion. À vrai dire, ce jour-là, les musiciens ont joué en playback. Ils avaient en effet décidé d’enregistrer la pièce deux jours auparavant afin d’éviter tout risque de rupture de corde ou de doigts congelés. Un couac n’aurait pas été le bienvenu dans de telles circonstances.

Il serait intéressant de savoir qui a choisi les musiciens et pourquoi. Obama lui-même serait-il intervenu? Dans le cas de Anthony McGill, le choix est transparent (et symbolique) : originaire de Chicago, comme Barack Obama, il est l’un des rares Afro-Américains à occuper un poste de premier instrumentiste dans un grand orchestre symphonique, en l’occurrence le Metropolitan Opera de New York. La présence de Yo-Yo Ma et de Itzhak Perlman, vedettes consacrées de la musique classique, est moins inattendue. Quant à Gabriela Montero, elle est certes connue, mais ne fait pas partie des stars, encore que ses improvisations, en fin de concert, sur des airs que lui propose le public, font l’admiration de beaucoup.

Et pour ceux qui auraient raté la partie de la cérémonie d’investiture durant laquelle a joué ce « quatuor de rêve », en voici les images :

Et pour ceux qui voudraient savoir où se trouvaient Gabriela Montero et le quatuor lors de la cérémonie d’investiture de Barack Obama,  scrutez cette photo extraordinaire de 1474 mégapixels de David Bergman et allez à la recherche des invités, dont bien entendu George W. , Condoleezza Rice, M. et Mme Clinton et John McCain (qui bougeait au moment de la photo!). Bon amusement!

Sallam

Photo: Sallam

Je continue sur la lancée de l’article précédent et je reste dans les pays arabes.

Manifestation pro-palestinienne au Yémen, le 16 janvier dernier. Du monde, des calicots, des pancartes. Et, trônant au beau milieu de la foule, un énorme portrait de vous savez qui : Hugo Chávez dans toute sa splendeur! Quand je vous disais que le bonhomme est pris au sérieux, et par plus de gens qu’on ne pense.

L’abaisser à un simple folklore, comme le font certains, est donc une erreur. Le prendre pour un fou, comme le font d’autres, est une marque d’ignorance politique.

Prenons-le plutôt comme un phénomène, un animal politique qui mérite étude et analyse, parce qu’il ne laisse pas les foules indifférentes et que, d’une certaine manière, il marque son temps. Comme Lénine, comme Staline, comme Mao, comme Castro, comme Perón, j’ose même dire comme Hitler! Et puis, pour rester plus près de chez nous, comme Sarkozy… Et sans doute (mais attendons un peu) comme Obama.

Petit travail donc pour les étudiants de science po, de sociologie, de psychologie, d’anthropologie : expliquez-moi donc pourquoi Chávez se trouve au cœur d’une manifestation anti-israélienne au Yémen, tel un fier Hugo d’Arabie?

Rien à voir avec le Venezuela (encore que…), mais je ne peux résister à la tentation de vous offrir une petite vidéo désopilante de La Chanson du Dimanche, deux joyeux drilles dont je viens de découvrir l’existence. Leur site web m’apprend qu’ils en sont à leur quatrième saison de dégâts. Je suis donc sans doute le dernier à en prendre connaissance. Veuillez excuser ma plate ignorance, je vis au fin fond des Andes…

Mais laissons-les casser allègrement la Barack :

Et pour les plus cultureux parmi vous, voici les paroles, histoire de bien apprécier les finesses linguistiques de ce chef-d’œuvre digne du Canard enchaîné :

Ô Barack Obama
Tu veux casser la baraque
Du Maroc à l’Amérique
De l’Irak à Bamako
Tu n’as pas la baraka au bas mot
Car tu te frottes à la frite
Mc Cain

Il incombe à Barack Obama de foncer au combat comme un Rocky Balboa
De blamer l’amerloque qui se moque des renois
Comme un renard qui croque les corbaques aux abois

Il incombe à Barack Obama de jouer au Mikado
Avec Ban Ki-moon, le king du kimono, le roi du karaoké
Qui ne fait pas de cadeau. Jamais.

Il incombe à Barack Obama de manger un Big Mac au Mac Do
La barbaque qui te donne mal à l’estomac, mal au dos,
Manaudou, Madonna
Qui donne à Maradonna
Le maillot de Rosicki
Sur un centre de Ballack
C’est le but de Ronaldo à l’Euro

Nadal à Roland Garros qui a battu Federer qui avait battu Ferrer, battu par Monfils,
Ne bats pas ton fils, tous les fils de la terre, de la terre battue de Roland Garros

Baisse ton froc baraque à fric, baraque à frites Mac Cain
Montre-moi ton braquemard, tes morbaques, lascar au bar à caïpirihna, tel un piranha tu raques et tu roques aux échecs et mat, et mate la meuf aux lunettes écarlates, la nénette en bottines de croco comme rocco siffredi dit à Freddie Mercury qu’il aime le poulet au curry Mac Cain

Platini aux platines nous fait danser le mambo
Dans sa barackomobile dans un style baroque et mobile
Il est back home en mobile home

Les bombes tombent sur le Liban, c’est bientôt l’heure du bilan des morts au combat victimes de l’embargo pendant la tombola, pendant qu’Alberto Tomba glisse sur la neige beige en Belgique, il y a un hic mais je n’ai pas le hoquet, ni je ne fais de hockey sur glace, ok, ni je n’aime le sucre glace Mac Cain

Te fais pas de bile Harry, il est pas tout clean Tom, fais moi un bisou sur la bouche Georges
Sous sa douche Bush met du Obao fraicheur fresh fraicheur sèche, sèche tes larmes Hillary,
Il a ri, tu l’as déjà dit ça…

Source : Blogue de La Chanson du Dimanche

Barack Obama et Hillary Clinton

Aux États-Unis, les primaires battent leur plein. Chez les démocrates, la lutte est particulièrement serrée. Barack Obama et Hillary Clinton sont au coude à coude et ne parviennent pas à se départager. Du côté des Républicains, John McCain semble s’imposer, mais peine à se rallier les milieux les plus conservateurs.

Le thème central des débats –même chez les Républicains–, c’est le changement, la rupture par rapport à la (trop longue) période Bush, jugée désormais par une majorité de citoyens comme néfaste.

Le changement donc, la rupture? Mais jusqu’où? Examinons donc ce qu’ont à dire les candidats –dont l’un sera inévitablement le futur président des États-Unis– sur un point particulier : les futures relations qu’ils entretiendront avec les dirigeants des pays de l’axe du mal et autres dictateurs réels ou en puissance.

Cela concerne directement le Venezuela. Car aux côtés de Castro, Ahmadinejad, Kim Jong il et consorts, le Vénézuélien Hugo Chávez est l’un de ces dirigeants qui, selon Washington, flirtent avec l’axe du mal. Par ses déclarations, par ses actes, par ses provocations, il enfonce en effet, depuis plusieurs années, une véritable épine dans le pied de la diplomatie étatsunienne en Amérique latine. Même si les États-Unis ont d’autres chats à fouetter dans le monde (et des chats bien plus importants que Chávez), ils ne peuvent rester indifférents à ce qui se passe dans leur arrière-cour latino-américaine, d’autant plus que cette dernière leur fournit un pourcentage non négligeable du pétrole qu’ils consomment.

Question et réponses

Lors d’un débat télévisé entre les candidats démocrates, on leur posa la question suivante :

Seriez-vous disposé à rencontrer personnellement, au cours de la première année de votre administration, les dirigeants de la Syrie, de l’Iran, du Venezuela, etc. , dans le but de réduire la distance qui nous sépare de ces pays?

Voici la réponse de Barack Obama :

Oui, je serai disposé à le faire. Et voici pourquoi : il est tout simplement ridicule de croire que le fait de ne pas avoir de conversation avec certains pays représente pour ces derniers une punition– ce qui est le principe conducteur de la diplomatie de l’actuelle administration.

Ronald Reagan et des présidents démocrates comme John Fitzgerald Kennedy ont été en conversation constante avec l’Union soviétique. Cela n’empêchait pas Ronald Reagan de l’appeler l’empire du mal. Ces présidents avaient compris qu’on ne pouvait pas avoir confiance en l’Union soviétique et que celle-ci pouvait représenter un danger extraordinaire pour ce pays. Mais ils savaient aussi que nous avions l’obligation de trouver des secteurs potentiels d’entente.

À mon avis, il est malheureux que nous ne soyons pas en conversation avec ces pays. Nous avons parlé de l’Irak –l’une des premières choses que je ferais à titre d’effort diplomatique dans la région sera d’envoyer un signal pour dire que nous devons avoir des conversations avec l’Iran et la Syrie, parce qu’ils auront des responsabilités si l’Irak s’écroule.

Ils ont agi de façon irresponsable jusqu’à présent. Mais si nous leur disons que nous ne sommes pas une force d’occupation permanente, nous serons en mesure de leur dire qu’ils devront accepter certaines responsabilités pour stabiliser la région.

Et voici la réponse d’Hillary Clinton à la même question :

Eh bien, je ne peux pas promettre de rencontrer les dirigeants de ces pays durant la première année de mon gouvernement. Mais je peux promettre de faire un effort diplomatique très vigoureux. Je pense qu’on ne peut pas promettre d’organiser une rencontre à ce niveau avant de savoir quelles sont leurs intentions.

Je ne désire pas être utilisée à des fins de propagande. Je ne veux pas faire empirer une situation. Mais je suis d’avis que nous devons revenir à la diplomatie, un mot que l’actuelle administration a rendu négatif.

Et je pratiquerai une diplomatie très vigoureuse.

J’utiliserai un grand nombre d’envoyés spéciaux de haut niveau pour évaluer la situation, pour sentir l’atmosphère. Mais en aucun cas, le président ne rencontrera Fidel Castro et Hugo Chávez, ni les présidents de Corée du Nord, d’Iran et de Syrie avant de savoir vers quoi nous nous dirigeons.

Le langage clair de John McCain

Quant à John McCain, il n’a pas répondu à cette question qui était réservée aux prétendants démocrates. Toutefois, devant un parterre de radio et télédiffuseurs de Floride, il s’est exprimé en termes clairs sur le Venezuela de Chávez :

Hugo Chávez conduit le Venezuela au désastre et tente de se rallier d’autres chefs d’État. Depuis son élection, il s’est attelé à démanteler la démocratie vénézuélienne. Après avoir miné le parlement et l’indépendance des tribunaux, il vise maintenant les médias, les syndicats libres et l’entreprise privée (…). Il appelle à la création d’un pacte de défense commune entre le Venezuela, Cuba, le Nicaragua et la Bolivie, afin de s’opposer aux États-Unis. Dans ses moments libres, il a trouvé de temps de se réunir avec le président négationniste de l’Iran.

C’est une histoire que nous avons déjà connue. Hugo Chávez, comme avant lui Fidel Castro, fait appel à l’autoritarisme, à l’agression et à des politiques économiques étatistes – une recette assurée pour le désastre. Seuls les prix élevés du pétrole l’empêchent de rejoindre dans les cendres de l’histoire des dictateurs de gauche déjà discrédités. Trop de dictateurs se sont enrichis à cause de notre dépendance du pétrole étranger. C’est pourquoi il est du ressort de notre sécurité nationale de réduire notre dépendance des importations de pétrole.

Dans son exergue, John McCain, non moins classiquement, s’adresse directement au peuple vénézuélien :

Nous respecterons toujours vos choix démocratiques –mais nous nous opposerons à ceux qui cherchent à corrompre et détourner votre démocratie.

Ronron clintonien ou rupture Obama?

Il n’y a pas grand changement à attendre, donc, de John McCain, en ce qui concerne une révision de la diplomatie étatsunienne par rapport au Venezuela et à l’Amérique latine. De son côté, Chávez continuera à faire de ce président-là sa tête de turc, une politique qui ne lui réussit pas trop mal dans une Amérique latine souvent prompte à prendre ses distances (quoiqu’en paroles seulement) par rapport aux États-Unis.

Par contre, avec l’arrivée d’un(e) président(e) démocrate au pouvoir, le ton et l’atmosphère pourraient changer entre Caracas et Washington. Mais en tout état de cause, selon le candidat finalement choisi (puis élu), le degré et la portée du changement seront différents. On a l’impression qu’Hillary Clinton, en femme politique bien rôdée, restera dans le politiquement correct cher aux Démocrates, dans la lignée d’un Jimmy Carter ou… de son mari.

Il semble bien que la vraie rupture ne pourrait venir que de Barack Obama, dont on sent le désir de faire les choses autrement, non seulement par rapport à l’administration Bush, mais aussi par rapport à un Bill Clinton ou aux démocrates qui l’ont précédé. La vraie question est : le laissera-t-on faire?

Et l’autre vraie question, préalable, est celle-ci : jusqu’où voudront ou oseront aller les citoyens américains? Le ronron clintonien leur suffira-t-il ou bien se risqueront-ils aux côtés de l’outsider Barack Obama?

Je suis certain que Hugo Chávez suit tout cela avec la plus grande attention (même s’il ne l’avouera jamais), car lui aussi devra changer une fois que son Mister Danger préféré sera retourné dans son ranch texan.

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