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Scoop.it Venezuela

Le Venezuela sur Scoop.It

Le blogue venezueLATINA, sur lequel vous êtes en ce moment, n’a d’autre prétention que de voir le Venezuela par le petit bout de la lorgnette –petit bout qui, soit dit en passant, en dit souvent beaucoup plus que le grand, et c’est bien là l’objectif de ce blogue.

Mais venezueLATINA ne dit pas tout, tout, tout sur le Venezuela et nombreux sont les lecteurs qui m’écrivent pour m’en demander plus. Ils voudraient avoir de plus amples informations sur ce qui se passe dans ce pays qui, je m’en aperçois, intéresse pas mal de monde, et ce pour de multiples raisons. Il est vrai que, Hugo Chávez aidant, le Venezuela est sorti de l’ombre depuis une bonne dizaine d’années. La perspective des élections présidentielles d’octobre 2012, avec un candidat nommé Chávez dont l’état de santé reste une inconnue, ne peut qu’aviver encore plus cet intérêt pour le pays.

La curation

C’est pour répondre à cette demande que j’ai mis sur pied depuis quelque temps une espèce de portail qui regroupe en un seul endroit toutes les informations publiées en langue française sur le Venezuela, que ce soit par les agences de presse, la grande presse en ligne, les sites web ou encore par les blogues. J’utilise pour ce faire un service web appelé Scoop.it, qui me permet de faire la « curation » –nouvel anglicisme pour désigner l’activité de curateur– du thème Venezuela. En fait, avec cet outil, je rends disponible à tous la veille que j’effectue quotidiennement sur le pays où je vis.

Vous trouverez le résultat sur www.scoop.it/t/venezuela.

« Curation » implique nécessairement sélection et édition. Ces deux opérations sont effectuées par mes soins selon divers critères que j’espère les plus objectifs possibles. Le principal critère de sélection utilisé est la qualité de l’information, et ceci indépendamment de sa tonalité ou couleur politique. Le second critère est l’originalité du sujet : mettre en exergue ce qu’on ne lit pas tous les jours. Je vise large : on y trouvera aussi bien des infos politiques, économiques ou sociales que des nouvelles du sport ou du monde des variétés, le tout étant, bien entendu, une question de dosage.

S’abonner à la page

Lorsqu’un même sujet est traité par une multiplicité de sources, c’est la version la plus complète qui est choisie, afin de ne pas surcharger inutilement le site avec des informations répétitives. Toutefois, s’il s’agit d’un sujet controversé (et cela ne manque pas au Venezuela), les différents points de vue sont publiés.

Seul un extrait de chaque article, celui jugé le plus significatif, est généralement publié. Le lecteur aura ainsi le loisir de décider s’il en sait assez avec le résumé publié ou s’il désire en savoir plus.  Dans ce dernier cas, pour accéder à l’article original, il lui suffira de cliquer sur le titre.

Un avantage de Scoop.it est que le lecteur peut s’abonner à la page, et ainsi recevoir chaque jour dans son courrier une notification des derniers articles publiés. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur Follow, dans le coin supérieur droit. Pratique, non, pour ne rien perdre ? En outre, les lecteurs peuvent aussi suggérer des articles au curateur, qui décidera de les inclure ou non dans la page.

Blog miroir

Je n’en suis pas resté là. J’ai aussi créé un blog miroir, qui reprend telles quelles les informations diffusées sur Scoop.it, mais les publie sous une forme différente, avec l’avantage de pouvoir lancer une recherche, accéder facilement aux archives, etc. Ce blog, je l’ai appelé veneSCOPE. Vous le trouverez à l’adresse venescope.wordpress.com.

Pour compléter, sachez que les informations publiées sur Scoop.it et veneSCOPE sont envoyées automatiquement sur la page Facebook et le compte Twitter @venezuelatina.

Pas de doute, avec toutes ces informations qui se croisent, vous allez être surinformés sur le Venezuela !

veneSCOPE

veneSCOPE

Hugo Chavez au 23 de enero

Hugo Chávez durant son émission "Aló Presidente" du 30 mai 2010 consacrée à la réhabilitation d'un quartier populaire de Caracas

Il avait déjà un blog, mais en réalité ce n’en était pas un vrai de vrai. Je vous en avais parlé à l’époque. Voici maintenant que le toujours bouillant président Chávez annonce son entrée officielle dans le monde des blogueurs. Ce n’est là que l’étape suivante de sa conquête des espaces virtuels, qu’il avait longtemps abandonnés à l’opposition politique. Maintenant, le nouveau mot d’ordre lancé à ses partisans est : « Envahissez Twitter, Facebook, montrez votre présence sur Internet. Livrons la bataille sur ce front-là aussi ! »

http://www.chavez.org.ve est donc né dans la foulée du succès phénoménal (493.118 suiveurs à ce jour) de @chavezcandanga (c’est son amusant pseudo) sur Twitter. Mais là, déception ! Malgré l’annonce et malgré le titre officiel du site, il ne s’agit pas non plus d’un vrai blog ! En effet, il ne contient aucun contenu nouveau par rapport à ceux que l’on connaissait déjà. Il s’agit plutôt d’un site fédérateur, une sorte de portail qui reprend et organise ce qui se trouve déjà ailleurs : les messages de @chavezcandanga sur Twitter, les écrits des Líneas de Chávez, des reportages sur le programme télévisé Aló Presidente, quelques vidéos, quelques photos, quelques discours, ainsi que des informations plus générales sur le pays. Plus bizarrement (mais c’est explicable, n’est-ce pas ?), les Reflexiones de Fidel ont également droit à un espace dans un coin de la page d’accueil. Au final, le principal intérêt de la chose -que je n’appellerai donc pas blog- est de permettre de trouver toutes ces informations au même endroit.

« Le petit père des peuples »

Le plus original du site est sans doute sa page de contact : celle-ci mène à un formulaire de demande particulièrement complet que toute personne, vénézuélienne ou étrangère, peut remplir si elle considère qu’elle a besoin d’aide.  Outre les données personnelles habituelles, on y demande des informations sur la situation professionnelle, les revenus, ainsi qu’une description du cas personnel précis, avec même la possibilité d’envoyer des pièces jointes. Le tout est basé sur la bonne foi, mais on se réserve de faire une enquête pour s’assurer de la véracité des informations.

C’est à ma connaissance le formulaire de demande en ligne le plus complet entre un dirigeant politique majeur et ses concitoyens. Il répond en fait à l’image que veut donner de lui Hugo Chávez : être personnellement à l’écoute de ses concitoyens, en passant par-dessus toutes les institutions traditionnelles. Cette relation quasi-personnelle avec le peuple est une caractéristique dominante du chavisme et n’est pas sans rappeler le statut de « petit père des peuples » que cultivait un certain Joseph Staline. Voyons aussi du côté de Juan Domingo Perón, en Argentine, pour trouver un équivalent assez proche. Les politologues analyseront.

Force et faiblesse

Quoiqu’il en soit, cette relation privilégiée avec le peuple constitue à la fois la force et la faiblesse du chavisme. Force, parce qu’Hugo Chávez trouve là son meilleur carburant politique en réunissant autour de sa personne les majorités traditionnellement laissées pour compte. Faiblesse, parce qu’elle lie indissolublement le destin d’un peuple à celui d’un homme, et qu’un homme, cela change, cela doit s’adapter à des circonstances extérieures, et cela meurt…

A défaut d’un vrai blog ouvert à la discussion tous azimuts, le blog de Chávez, ainsi que son compte Twitter, se profilent donc comme des instruments de conquête des individus, qui y verront un moyen de faire entendre leur problème personnel ou, au mieux, celui de leur collectivité. On n’y trouve pas ou peu d’interventions d’opposants, alors que celles-ci foisonnent aux quatre coins d’Internet. On peut imaginer qu’il y a filtrage pour laisser passer uniquement le positivement correct et entretenir ce qui compte le plus ici : cette relation personnaliste/paternaliste avec le peuple.

Le Chávez nouveau

Soulignons pour terminer la bonne tenue esthétique du blog de Chávez : un graphisme simple, efficace, avec les liens nécessaires vers les médias sociaux, comme il se doit si l’on veut rivaliser au mieux avec ses ennemis. Et un logo tout en simplicité qui, personnellement, me plaît beaucoup par son contenu synthétique (évidemment il faut percevoir le béret au dessus du a pour en saisir tout le sens) :

logo de chavezcandanga

À lui seul, il résume le Chávez nouveau, celui qui veut conquérir Internet et la virtualité. Rappelons-lui toutefois de ne pas oublier pour autant les réalités : celles-ci, à la veille de l’échéance électorale de septembre, ne lui sont pas toutes favorables, loin de là.

Un planète nommée Vételgeuse...

Une planète nommée Vételgeuse...

Voilà qu’il y a du nouveau dans la blogosphère francophono-vénézuélienne : un certain Robert Mérou (son vrai nom?) vient de lancer son blogue Vételgeuse, du nom d’une « planète où les gens ont l’apparence de vraies gens, qu’ils parlent comme pour de vrai, qu’ils font tout pareil que les vrais, que leur pays ressemble a un vrai pays, mais où tout est rien que du Canada-Dry en “lata”. »

Ne vous détrompez pas : Vételgeuse est habitée par des Vételzuéliens et sa capitale s’appelle Vetacas. On saura donc sans trop de peine situer la planète en question.

Mais laissons l’auteur décrire lui-même son coin de paradis :

C’est une contrée assez spéciale, très éloignée de tout ce qui ressemble à un vrai pays, mais qui pourtant donne quand même l’impression étrange d’être dans un monde connu. Mais ce n’est pas le cas, c’est juste l’effet Canada-Dry. On s’y croirait, mais on n’y est pas.

Par exemple, les gens font semblant de savoir parler, de savoir lire et même de savoir écrire. Dans la réalité, ils baragouinent entre eux avec les mains, recomptent cinquante fois une petite addition et transpirent deux heures pour lire la liste des courses.(…)

Par exemple, aussi, on dirait qu’ils vivent comme des êtres humains, mais en fait ils déambulent comme de petits insectes, tous collés les uns sur les autres, à baiser comme des lapins et à se goinfrer de mauvaises choses. Ils pullulent et grouillent mais comme ils ont une religion qui leur interdit de faire attention, ils continuent malgré que la situation dégénère toujours plus.

On dirait aussi qu’ils savent travailler, mais c’est juste qu’ils prennent les outils dans leurs mains et font les mêmes gestes, mais avec un résultat complètement terrifiant.

Votre guide Robert...

Votre guide Robert...

Plus loin, Robert Mérou y va d’une soi-disant analyse sociologique sur la « civilisation du bestiau » qui caractérise Vételgeuse :

Une civilisation qui a tout de celle des hommes, quand on regarde pas trop, mais qui en fait est celle de bestiaux plus ou moins évolués.

Difficile de dire autrement quand on regarde les gens affalés au bord de la route, à regarder passer les voitures depuis leur chaise, ou alors ceux qui se font les poux, les gens qui crachent partout, se mouchent avec les doigts, même des filles superbes, qui baillent la gueule ouverte sans mettre de main devant, on se dit qu’on est quand même assez loin du modèle de gens civilisés. Plutôt de grands primates qui cherchent à nous ressembler sans trop y réussir, juste sur les bords… Ils se prennent un téléphone cellulaire, se paient un Hummer si ils en ont les moyens, et hop, le tour est joué, c’est devenus des gens civilisés!

... et son épouse Gaby

... et son épouse Gaby

Côté face, côté pile

Mais ce n’est là que le côté face de Vételgeuse. Le côté pile est constitué par un défilé à proprement parler consternant de « femelles » (je cite l’auteur) pas du tout piquées des vers. En effet, Vételgeuse « est une drôle de planète, mais il faut lui laisser qu’elle est sacrément bien habitée : leurs femelles sont parmi les mieux loties de la galaxie. » À commencer par Gabriela, Gaby pour les intimes, qui ne serait autre que la (supposée? mythique?) épouse vénézuélienne (pardon, vételzuélienne) de notre compère Robert Mérou.

Arrêtons ici les frais. Et constatons qu’il y a quelque chose de pourri au royaume des expats. On dirait que s’est concentré dans les esprits d’une certaine faune d’étrangers -expats, semi-expats, touristes prolongés et autres irréguliers venus du nord- le plaisir et le désir de casser du Vénézuélien (pardon, Vételzuélien) tout en profitant des jolis culs qui passent par là. Pour mémoire, je rappelle le blogue Chevere, écrit depuis Margarita, dont la (relative) célébrité se doit avant tout aux trémoussements de culs, balancements de hanches et ballottements de nénés bien rondelets, agrémentés de commentaires d’encouragements de la part de pauvres lecteurs frustrés d’être privés chez eux, en Europe, de tant d’apparats.

Dans la même veine

Robert Mérou fait dans la même veine, à ceci près qu’il nous embarque en outre sur ladite planète Vételgeuse et nous la décrit de façon caustique –non sans parfois un certain talent de conteur, reconnaissons-le. Mais, là où il dépasse les bornes de la simple convenance et du simple bon goût, c’est dans ses descriptions dénigrantes de la gent vételzuélienne. Aux extraits cités plus haut, j’ajouterai celui-ci, définitif :

Des cons, sans éducation, profiteurs, ignares, égoïstes, porcs, feignants, bêtes, voleurs, tricheurs, menteurs et j’en passe. Ils sont sûrs d’être des gens très biens, imbus d’eux-mêmes (fierté nationale) et gonflés à bloc, mais franchement, aucune moralité, aucune dignité, aucun sens du devoir, des responsabilités, aucun respect des autres.

Il y a peut-être un fond de vérité dans ce dur constat. Mais la généralisation ne paie jamais. On dirait que Robert Mérou ne fréquente que ce petit milieu de mafiosi corrompus qui s’abreuvent de whisky 18 ans d’âge et roulent des biceps au volant de la dernière 4X4, entourés de nénettes comme celles sur les photos. Il faut dire que ces sinistres individus abondent dans certains endroits fréquentés par les expats.

Mais réduire le Vételzuélien à cela, jamais! C’est insultant pour la majorité de la population qui tente de s’en tirer le mieux possible, et souvent ne peut pour cela que s’accrocher, pour le meilleur ou pour le pire, aux « missions » chavistes (car, faut-il le dire, personne ne lui a jamais offert autre chose). C’est dénigrant pour le petit pêcheur, le petit paysan, le petit travailleur, qui a toujours été la victime des puissants, et a toujours travaillé (oui, travaillé) dans les pires conditions sociales et économiques.

Lorgnette ridicule

Pas une goutte non plus d’analyse socio-historique, chez ce Robert Mérou, pour se rendre compte que les Vetelzuéliens sont bel et bien des victimes impitoyables du pétrole, de cet « excrément du diable » qui les a changé nécessairement pour toujours (et pas pour le mieux, nous sommes d’accord). La destructuration sociale de Vetelgeuse sous l’effet de l’or noir, depuis 1920, est un fait largement avéré. Ses habitants sont-ils des cons pour autant? Car quelle est leur part de responsabilité individuelle face à ce rouleau compresseur mondialiste avant la lettre? Et je ne remonte pas à la colonisation espagnole des siècles précédents, dont les effets destructeurs sont également patents sur les populations, y compris sur les colons eux-mêmes.

Les œillères de Robert Mérou sont infinies. Avec sa petite lorgnette ridicule, il ne perçoit que ce qu’il a juste devant lui. C’est révélateur du personnage, de ce type de personnages, qui malheureusement abondent parmi les expats et consorts, à Vételgeuse ou ailleurs. Faites un petit détour par chez Patxi pour bien remettre vos idées en place à ce propos.

Déçu par cette Vételgeuse-là (qui ne le serait pas?), il ne reste plus à ce pauvre Robert Mérou que les bien fournies femelles locales auxquelles s’accrocher pour justifier sa présence sur la planète.

Plus bestiau que ça, tu meurs!

Vue d'en haut

Vu d'en haut, vu de loin

C’est qui le blogueur le plus influent d’Amérique latine?

  • Patxi l’impertinent?
  • Nathalie la studieuse?
  • Laurent El Margariteño qui est lisse?
  • X l’autre Margariteño au langage sulfureux?
  • Marc à motocyclette?
  • Patrick qui écrit au jour le jour?
  • Sarita la pinché francesa loca?
  • Gaël dans son journal de bord?
  • Le Petit Hergé en balade?
  • Dul en noir et blanc et en couleurs?
  • Marie qui à Bluefields découvre les Latinos?
  • Tonio qui est en vacances bloguestres?
  • Francis malgré son silence ces derniers temps?

Pauvres de vous! Mais vous n’y êtes pas du tout! C’est LUI le plus influent! À presque 82 ans, bien qu’il ne se trouve plus aux avant-postes, il ne cesse de fixer sa position sur les affaires internes ou internationales. Déjà 141 articles depuis le 28 mars 2007.

« Je ne veux gêner personne, mais je vis et je pense », écrivait-il en juin. « J’écris parce que je continue à lutter, et je le fais au nom des convictions que j’ai défendues durant toute ma vie », ajoutait-t-il dans un autre de ses billets. Ses textes, reconnaissables entre tous, sont non seulement une preuve de vie, ils ont aussi diminué les incertitudes sur son état de santé et la gravité de sa maladie.

Sans commentaires

Son mode d’écriture a beaucoup en commun avec les blogues, même si la forme n’est pas tout à fait la même. Principale différence avec nos blogues à nous, il n’y a aucun espace réservé aux commentaires des lecteurs (on peut cependant envoyer un courrier électronique à la rédaction -qui filtrera).

Il utilise ses colonnes pour critiquer le candidat républicain à la Maison Blanche, pour mettre en garde contre la crise alimentaire ou encore pour analyser le conflit entre les deux Corées. Il commente les nouvelles du moment, parle de ce qui l’irrite ou le rend heureux, écrit sur des sujets qui n’intéressent que lui, fait l’éloge de ses amis et critique ses adversaires. Comme dans les blogues, il ne craint pas de parler de certains aspects de sa vie intime, jusqu’ici tenue pour secrète et mystérieuse. Ainsi, au début de juillet, il décrivait en détail la visite de son ami Gabriel García Márquez et de son épouse. Il a aussi écrit sur Lula, sur Rafael Correa et, bien entendu, sur Hugo Chávez.

Bref, je peux vous assurer qu’il est plus lu que nous tous ensemble. Il n’est jamais en panne de réflexion. Mine de rien, il est le blogueur numéro un d’Amérique latine. Sacré Fidel!

PS: Ceux qui ne lisent pas l’espagnol trouveront la traduction française de certains des billets de Fidel Castro sur le blogue Changement de société, qui publie aussi un grand nombre d’articles sur l’Amérique latine dans une optique de… changement de société, qui l’eut cru? L’Agence cubaine d’information traduit également les réflexions de Fidel en plusieurs langues, dont le français.

Guerre des blogues à Margarita

L'original de Laurent

L'original de Laurent

Le pastiche de X

Le pastiche de X

Voyez ce que dit Laurent El Margariteño de Miss Univers 2008 (encore elle, décidément venezueLATINA ne pense qu’à ça…). Voyez maintenant ce que dit X de Miss Univers 2008.

Étonnant, non?

Voyez ensuite ce que dit Laurent de l’obtention d’un permis de conduire au Venezuela. Et voyez ce que dit X de l’obtention d’un permis de conduire au Venezuela.

Voyez enfin ce que dit Laurent de l’achat d’un bien immobilier à Margarita. Puis ce que dit X de l’achat d’un bien immobilier à Margarita.

Toujours aussi étonnant.

De deux choses l’une : ou bien Laurent a un sérieux ennemi à Margarita, un courageux anonyme qui n’hésite pas à le traiter de zozo de Margarita et pastiche son site sans la moindre pitié. Ou bien Laurent lui-même se démultiplie sur deux blogues et se pastiche lui-même, tel un alter ego qui se défoule et n’hésite pas à s’autodétruire.

Le dédoublement de personnalité serait l’hypothèse la plus amusante, mais je crois plutôt à la première possibilité. C’est bel et bien une guerre des blogues qui se déroule à Margarita, devant nos yeux ébahis!

Et pour ce qui est du fond, vous avez maintenant le choix :

Vous jugerez.

¡rezoLATINO! a son nom de domaine

Domaine rezoLATINO

Lancé il y a à peine huit jours, ¡rezoLATINO!, le réseau des blogues francophones sur l’Amérique latine, a reçu un accueil plus que favorable parmi les premiers intéressés, les blogueurs. Merci à tous ceux d’entre vous qui m’ont envoyé un petit mot et encouragé à persévérer dans cette entreprise.

Et pour leur montrer que l’aventure continue (où nous conduira-t-elle?), j’ai offert à ¡rezoLATINO! un nom de domaine bien à lui. Il s’agit tout simplement de rezolatino.com. Je suggère donc à tous ceux qui auraient enregistré l’ancien nom de domaine dans leurs favoris d’éliminer celui-ci et de le remplacer par le nouveau.

Rappelons que ¡rezoLATINO! recense les blogues écrits en français sur l’Amérique latine et permet de les sélectionner selon certains critères (auteur, pays, contenu et point de vue). J’en ai découverts 39 jusqu’à présent, mais tout indique qu’il pourrait y en avoir d’autres. Si vous en connaissez, merci de me le signaler en m’écrivant à Signature

L’une des caractéristiques de ¡rezoLATINO! consiste à présenter les blogues en fonction de la date et l’heure de leur dernière mise à jour. Le mini-portail s’avère donc très pratique pour savoir quels ont été les derniers billets publiés dans la blogosphère francophone traitant de l’Amérique latine.

Dans la foulée, ¡rezoLATINO! incite les blogueurs à augmenter la fréquence de leurs publications : ils figureront ainsi en tête de liste, les huit derniers billets apparaissant à l’écran sans qu’il soit nécessaire de faire défiler la page!

N’hésitez donc pas à publier de nouveaux billets, à écrire beaucoup, à écrire bien, et à nous faire ainsi partager vos tranches de vie dans les divers pays d’Amérique latine.

Et si on faisait ce que ni Bolívar, ni Chávez ni personne d’autre n’a encore réussi à faire? La grande unité latino-américaine! J’ai trouvé sur le net un outil qui permettait de fabriquer une espèce de portail de blogues. Je me suis dit : « voilà un bon moyen pour réunir sur une même page tous les blogues francophones sur l’Amérique latine ».

Je me suis mis au travail, allant jusqu’à décrypter les codes dans le but de créer un formulaire bien utile, puisqu’il allait permettre de sélectionner les blogues selon certains critères : auteur, pays, contenu, point de vue. ¡rezoLATINO! était né!

¡rezoLATINO!

Il suffisait de l’alimenter en blogues francophones sur l’Amérique latine pour lui donner une certaine consistance. Je me suis donc mis à chercher tout ce qui s’apparentait à un blogue et était écrit en français depuis l’Amérique latine. Le résultat (provisoire) est .

Petits avantages : les blogues mis à jour en dernier viennent se placer automatiquement en tête de liste. Sur la liste générale, on trouve donc facilement ce qui est hot (comme on dit en bon français). De plus, on peut utiliser les critères de recherche pour trouver certains blogues en particulier. Dans ce cas aussi, les billets les plus récents s’affichent également en premier.

État de la blogosphère

Dans la foulée, ce petit exercice me permet de faire quelques commentaires sur l’état de la blogosphère francophone en Amérique latine :

  • J’ai trouvé jusqu’à présent 37 blogues écrits par des francophones touchant à l’Amérique latine et présentant un certain intérêt (je n’ai pas retenu les blogues exclusivement personnels contenant la galerie de photos du dernier bébé ou des révélations exclusives sur la vie amoureuse du blogueur, merci bien).
  • Parmi les pays représentés, l’Argentine vient largement en tête (15 blogues). Viennent ensuite le Venezuela (7 blogues), la Colombie (3 blogues), le Brésil, le Chili, le Mexique et le Pérou (2 blogues). Ferment la marche l’Équateur et le Costa Rica (1 blogue). Les autres pays ne sont pas représentés. Cela voudrait-il dire qu’il n’y a aucun blogueur francophone par là-bas?
  • Il y a nettement plus de blogueurs (28) que de blogueuses (7), tandis que deux blogues sont rédigés collectivement.
  • Quant à la qualité des blogues, elle est très variable. Cela va depuis ceux qui apportent réellement un éclairage personnel et nouveau sur un pays (complétant ainsi utilement les informations diffusées par la presse traditionnelle) jusqu’aux blogues au contenu très très anecdotique. Pour ne pas blesser les susceptibilités, j’ai préféré ne pas classer les blogues en leur attribuant des étoiles, selon leur qualité informative. Mais j’ai tout de même éliminé sans trop d’état d’âme les blogues dont le degré de l’écriture approchait de zéro (il y en a, je les ai rencontrés).

Je vous invite donc à visiter et fréquenter régulièrement ¡rezoLATINO! N’hésitez pas à me signaler vos découvertes et vos coup de cœur. Car la liste actuelle est loin d’être exhaustive et n’attend qu’à être nourrie de nouveaux venus. Mon adresse pour toute information ou communication :

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