Diversité musicale

13 avril 2008

Plusieurs lecteurs me demandent conseil : quel serait le CD parfait d’introduction à la musique vénézuélienne? Dure responsabilité que celle de choisir! Mais, toujours prêt à parler dans ce blogue de la musique du Venezuela, je n’ai pas rechigné à cette tâche titanesque et combien risquée!

Et hop : je pense avoir déniché l’objet rare. Il a un titre anglais, comme il fallait s’y attendre : The Rough Guide to Venezuela. Il s’agit d’une compilation des meilleurs musiciens vénézuéliens, depuis le grand salsero Oscar D’León jusqu’à l’intimiste Simón Díaz, en passant par le virtuose du cuatro Cheo Hurtado et les groupes Un Solo Pueblo, Vasallos del Sol, Tambor Urbano… et j’en passe. De la musique traditionnelle, mais aussi des sons extrêmement contemporains. Au total 19 pièces qui vous promèneront allègrement aux quatre coins du Venezuela musical.

Première écoute, première constatation : quelle diversité musicale extraordinaire dans ce pays qui a le grand avantage de donner à la fois sur les Caraïbes, les Andes et l’Amazonie! Et quel talent musical sur cette terre chantée avec leur propre sensibilité tant par les Indiens que par les Noirs et les Européens de multiples origines!

Partez donc à la découverte de cette musique méconnue, avec ce guide pas si rough que cela.

>> Acheter le CD The Rough Guide to Venezuela sur Amazon.fr


venezueLATINA inaugure sa boutique

13 janvier 2008
Boutique venezueLATINA

Vous désirez vous procurer un livre, une musique, un film sur le Venezuela? Croyez-en mon expérience, ce sont des articles plutôt difficiles à trouver dans la jungle virtuelle qu’est Internet ou chez les libraires et disquaires « réels » de votre ville. Et cela même à Paris, même à Montréal… Ne parlons pas, alors, de la province, de l’étranger, du bled où vous vous trouvez peut-être.

Pas de désespoir. Ces derniers jours, j’ai passé mon temps à réunir et classer les livres, disques et films qui sont vénézuéliens ou en relation avec le Venezuela, et se trouvent disponibles sur le marché. Puis, en partenariat avec Amazon.fr, j’ai monté une boutique virtuelle où tout un chacun peut se les procurer. Toutes les productions en langue française sur le Venezuela se trouvent donc désormais réunies dans un seul et même endroit : dans la boutique venezueLATINA! Simple, non?

État des lieux

Dans la foulée, la mise en place de cette boutique m’a permis de faire un état des lieux de ce qui existe réellement en langue française sur le Venezuela. Question littérature, ce n’est pas la gloire : seuls deux romans vénézuéliens sont disponibles en traduction : Doña Bárbara de Rómulo Gallegos (que tout visiteur des llanos du Venezuela devrait emporter avec lui) et Les lances rouges de Arturo Uslar Pietri, dont l’action se déroule durant la guerre d’indépendance. Il y a aussi quelques romans dont l’action se passe au Venezuela, parmi lesquels se détache Superbe Orénoque de Jules Verne (un autre must si vous voyagez par ici).

Signalons encore quelques ouvrages sur la société vénézuélienne (sur les Yanomamis, par exemple), d’autres sur la politique (inévitable par les temps qui courent), sur l’économie, quelques-uns sur la culture… Mais au total, la bibliographie en langue française reste plutôt limitée. Si vous êtes curieux et voulez en savoir plus, faites cependant un tour parmi la catégorie Livres en anglais : on y trouve plusieurs titres intéressants qui n’existent pas en français.

Au rayon des disques, c’est un peu plus riche. On peut se procurer d’excellents CD de musique traditionnelle vénézuélienne ainsi que, en plus grand nombre encore, des disques de musique pop ou de variétés (Oscar D’León en tête, mais aussi Soledad Bravo, Franco de Vita, José Luis Rodríguez et même des Billo’s Caracas Boys, grand orchestre de danse qui a fait les beaux jours de Caracas pendant des décennies).

Au rayon des films, presque rien : aucun film vénézuélien, mais un documentaire de National Geographic et deux ou trois films tournés au Venezuela (dont Le salaire de la peur, extraordinaire suspense de Henri-Georges Clouzot, avec Yves Montand, qui a remporté la Palme d’or à Cannes en 1953).

Guides et cartes

La boutique venezueLATINA a été pensée en partie en fonction des besoins des visiteurs et touristes qui projettent de venir au Venezuela. Aussi s’ouvre-t-elle sur les guides et les cartes. Ensuite elle permet d’approfondir et de découvrir peu à peu les livres en français (classés par catégorie), les livres en anglais et en espagnol, les musiques et les films.

Ne croyez pas qu’avec cette initiative commerciale, je me transforme en un vilain capitaliste… (je suis très mauvais capitaliste). Certes, si une bonne âme achète dans la boutique, Amazon me verse une commission de 5 %. Autant dire qu’avec une boutique au contenu aussi pointu, je ne risque pas de m’enrichir de sitôt. Mais tel n’est pas mon objectif. Je considère cette boutique comme un service plutôt que comme un moyen de gagner de l’argent. Si j’étais assoiffé de gain, je me lancerais dans quelque chose de bien plus rentable qu’une boutique virtuelle sur le Venezuela…

De votre côté, n’hésitez pas à fureter dans le catalogue et –qui sait?– à y faire vos achats. Le paiement sécurisé se réalise directement avec Amazon.fr, qui se responsabilise également de l’envoi à votre domicile. Amazon est un e-marchand mondialement connu. Il n’y a donc aucune crainte à avoir en ce qui concerne le sérieux de la boutique et la sécurité de la transaction.

Les rayons de la boutique venezueLATINA

Guides
Cartes
Livres - Littérature
Livres - Culture
Livres - Société
Livres - Politique
Livres - Histoire
Livres - Géographie
Livres - Économie
Livres en anglais
Livres en espagnol
Musique traditionnelle
Musique pop/variétés
Musique classique
Films


Moins de bolivars, moins de millionnaires

31 décembre 2007

La nouvelle pièce de un bolivarJ’en avais de la chance de vivre au Venezuela : j’étais devenu millionnaire en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. Le temps de toucher mon premier salaire et je me retrouvais dans la caste des multi-millionnaires!

Il faut dire qu’avec un taux de change établi officiellement à 2150 bolivars pour un dollar, il n’était pas tellement difficile de faire partie du club des millionnaires vénézuéliens. Le salaire minimum lui-même étant fixé à 614.790 bolivars, il n’en fallait que deux (sans les dépenser, il est vrai) pour se faire millionnaire (1).

Tout cela va changer dès demain, 1er janvier 2008. En effet, demain sera le jour J de la reconversion monétaire. Celle-ci consistera à diviser par 1000 la valeur des actuels bolivars –soit enlever tout simplement trois zéros. Le salaire minimum se situera donc à 614,79 bolivars forts (bolívares fuertes, en abrégé Bs. F., le nom de la nouvelle monnaie) et le dollar étatsunien se changera officiellement à 2,15 Bs. F. Autant dire que 99 pour cent des actuels millionnaires (dont ma personne) disparaîtront dans l’opération. Et les millionnaires qui resteront seront, les chanceux, de véritables millionnaires (ils existent, je les ai rencontrés).

Charge symbolique

La reconversion s’accompagne, bien entendu, de l’émission d’une nouvelle série de pièces et de billets. Comme chacun sait, les billets contiennent généralement une charge symbolique nationale, à usage tant interne qu’externe. Et là, le gouvernement Chávez, jamais avare d’innovations, a voulu laisser sa marque.

Pedro Camejo sur le nouveau billet de 5 bolivars Nouveau billet de 10 bolivarsLuisa Cáceres de Arismendi sur le nouveau billet de 20 bolivarsSur le recto des nouveaux billets, on a bien entendu droit aux effigies des habituels héros nationaux, qui, comme par hasard, sont des créoles : Simón Bolívar, Simón Rodríguez, Francisco de Miranda. Mais, pour la première fois, un Indien figure parmi les élus. Il s’agit de Guaicaipuro, cacique des tribus Teques et Caracas, qui a pris la tête de la résistance à la pénétration espagnole dans la zone centrale du Venezuela aux alentours de 1560. Pour la première fois aussi, un Noir figure sur un billet : Pedro Camejo, mieux connu sous le nom de Negro Primero, qui participa à la Guerre d’Indépendance et trouva la mort lors de la décisive bataille de Carabobo, en 1821. Et troisième innovation : un billet comportera le portrait d’une femme, Luisa Cáceres de Arismendi, épouse du chef patriote Juan Bautista Arismendi, qui fut arrêtée par les royalistes comme mesure d’extorsion et resta emprisonnée durant trois ans (une Ingrid Betancourt avant la lettre, en quelque sorte –les FARC n’ont rien inventé). Voilà une série de symboles qui ont bien du sens dans un pays largement dominé, historiquement, par les élites créoles masculines d’ascendance européenne.

L’ours à lunettes sur le nouveau billet de 50 bolivarsMais l’originalité ne s’arrête pas là : sur le verso des nouveaux billets, sont mis en évidence, sur fond de paysages variés, six espèces animales en voie de disparition dans le pays : le boto ou dauphin de l’Amazone (Inia geoffrensis), le tatou géant (Priodontes maximus), la harpie féroce (Harpia harpyja), la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), l’ours à lunettes (Tremarctos ornatus), le chardonneret rouge (Carduelis cucullata). Belle initiative pour sensibiliser les populations à la fragilité de ces espèces. Cela dit, il reste maintenant au gouvernement à faire preuve d’autant d’efficacité dans ses actes que dans ces intentions. En ce qui concerne la protection de l’environnement, reconnaissons qu’on est assez loin du compte, au vu des énormes poussées développementistes qui priment généralement sur toute autre considération…

Le grand défi

Voilà donc pour les symboles. Mais l’essentiel n’est sans doute pas là. D’un point de vue économique, il convient surtout de faire de cette reconversion monétaire un outil de politique économique. Pour le gouvernement, l’équation est simple, trop simple :

Une économie forte.
Un bolivar fort.
Un pays fort.

Le pari n’est pas gagné d’avance. Enlever trois zéros peut créer de l’illusion, mais pas de la richesse. Dans l’optique socialiste et révolutionnaire qui est celle du gouvernement, le grand défi consistera, dans les prochains mois et les prochaines années, à mettre en place les bases d’une économie non capitaliste suffisamment forte pour contrebalancer et finalement déplacer les implacables lois du marché. Et sur ce point, les exemples concluants n’abondent pas dans le monde, c’est le moins que l’on puisse dire.

(1) Pour être juste et complet, signalons tout de même que, selon les statistiques officielles, 1,7 million de foyers vénézuéliens vivent en dessous du seuil de pauvreté (ce qui représente 27,5 % de la population au 1er trimestre 2007).


¡rezoLATINO! a son nom de domaine

30 décembre 2007
Domaine rezoLATINO

Lancé il y a à peine huit jours, ¡rezoLATINO!, le réseau des blogues francophones sur l’Amérique latine, a reçu un accueil plus que favorable parmi les premiers intéressés, les blogueurs. Merci à tous ceux d’entre vous qui m’ont envoyé un petit mot et encouragé à persévérer dans cette entreprise.

Et pour leur montrer que l’aventure continue (où nous conduira-t-elle?), j’ai offert à ¡rezoLATINO! un nom de domaine bien à lui. Il s’agit tout simplement de rezolatino.com. Je suggère donc à tous ceux qui auraient enregistré l’ancien nom de domaine dans leurs favoris d’éliminer celui-ci et de le remplacer par le nouveau.

Rappelons que ¡rezoLATINO! recense les blogues écrits en français sur l’Amérique latine et permet de les sélectionner selon certains critères (auteur, pays, contenu et point de vue). J’en ai découverts 39 jusqu’à présent, mais tout indique qu’il pourrait y en avoir d’autres. Si vous en connaissez, merci de me le signaler en m’écrivant à Signature

L’une des caractéristiques de ¡rezoLATINO! consiste à présenter les blogues en fonction de la date et l’heure de leur dernière mise à jour. Le mini-portail s’avère donc très pratique pour savoir quels ont été les derniers billets publiés dans la blogosphère francophone traitant de l’Amérique latine.

Dans la foulée, ¡rezoLATINO! incite les blogueurs à augmenter la fréquence de leurs publications : ils figureront ainsi en tête de liste, les huit derniers billets apparaissant à l’écran sans qu’il soit nécessaire de faire défiler la page!

N’hésitez donc pas à publier de nouveaux billets, à écrire beaucoup, à écrire bien, et à nous faire ainsi partager vos tranches de vie dans les divers pays d’Amérique latine.


¡rezoLATINO!: les blogueurs parlent aux blogueurs

22 décembre 2007

Et si on faisait ce que ni Bolívar, ni Chávez ni personne d’autre n’a encore réussi à faire? La grande unité latino-américaine! J’ai trouvé sur le net un outil qui permettait de fabriquer une espèce de portail de blogues. Je me suis dit : « voilà un bon moyen pour réunir sur une même page tous les blogues francophones sur l’Amérique latine ».

Je me suis mis au travail, allant jusqu’à décrypter les codes dans le but de créer un formulaire bien utile, puisqu’il allait permettre de sélectionner les blogues selon certains critères : auteur, pays, contenu, point de vue. ¡rezoLATINO! était né!

¡rezoLATINO!

Il suffisait de l’alimenter en blogues francophones sur l’Amérique latine pour lui donner une certaine consistance. Je me suis donc mis à chercher tout ce qui s’apparentait à un blogue et était écrit en français depuis l’Amérique latine. Le résultat (provisoire) est .

Petits avantages : les blogues mis à jour en dernier viennent se placer automatiquement en tête de liste. Sur la liste générale, on trouve donc facilement ce qui est hot (comme on dit en bon français). De plus, on peut utiliser les critères de recherche pour trouver certains blogues en particulier. Dans ce cas aussi, les billets les plus récents s’affichent également en premier.

État de la blogosphère

Dans la foulée, ce petit exercice me permet de faire quelques commentaires sur l’état de la blogosphère francophone en Amérique latine :

  • J’ai trouvé jusqu’à présent 37 blogues écrits par des francophones touchant à l’Amérique latine et présentant un certain intérêt (je n’ai pas retenu les blogues exclusivement personnels contenant la galerie de photos du dernier bébé ou des révélations exclusives sur la vie amoureuse du blogueur, merci bien).
  • Parmi les pays représentés, l’Argentine vient largement en tête (15 blogues). Viennent ensuite le Venezuela (7 blogues), la Colombie (3 blogues), le Brésil, le Chili, le Mexique et le Pérou (2 blogues). Ferment la marche l’Équateur et le Costa Rica (1 blogue). Les autres pays ne sont pas représentés. Cela voudrait-il dire qu’il n’y a aucun blogueur francophone par là-bas?
  • Il y a nettement plus de blogueurs (2 8) que de blogueuses (7), tandis que deux blogues sont rédigés collectivement.
  • Quant à la qualité des blogues, elle est très variable. Cela va depuis ceux qui apportent réellement un éclairage personnel et nouveau sur un pays (complétant ainsi utilement les informations diffusées par la presse traditionnelle) jusqu’aux blogues au contenu très très anecdotique. Pour ne pas blesser les susceptibilités, j’ai préféré ne pas classer les blogues en leur attribuant des étoiles, selon leur qualité informative. Mais j’ai tout de même éliminé sans trop d’état d’âme les blogues dont le degré de l’écriture approchait de zéro (il y en a, je les ai rencontrés).

Je vous invite donc à visiter et fréquenter régulièrement ¡rezoLATINO! N’hésitez pas à me signaler vos découvertes et vos coup de cœur. Car la liste actuelle est loin d’être exhaustive et n’attend qu’à être nourrie de nouveaux venus. Mon adresse pour toute information ou communication :

Adresse courriel Gmail


Le Venezuela à la bonne heure

9 décembre 2007

Fuseau horaire au Venezuela

Le Venezuela a changé d’heure ce matin à 3 heures. Il se trouvait dans le fuseau horaire GMT -4:00, le voici maintenant, seul au monde, dans le fuseau GMT -4:30. Eh oui, 4h30 de différence avec Greenwich, 30 minutes de différence avec ses voisins, c’est pour le moins original.

Le changement a pourtant sa raison d’être géographique, ce que montre très bien la carte ci-dessus. Le point de référence du fuseau GMT -4:00 (60º de longitude ouest), qui était en vigueur jusqu’aujourd’hui dans le pays, passe par l’extrême est du pays. Et le point de référence du fuseau GMT -5:00 (75º de longitude ouest) traverse, lui, le centre de la Colombie, à l’ouest. Le Venezuela se trouve donc exactement à cheval entre deux fuseaux horaires.

Par contre, en choisissant GMT -4:30 (dont le point de référence est 67º30′ de longitude ouest), on obtient un fuseau horaire qui recouvre exactement le Venezuela d’est en ouest, et qui représente donc mieux la vraie heure géographique du pays. En fait, le Venezuela revient à l’heure qui était déjà la sienne avant 1965.

Cycle circadien

Voilà pour la géographie. À cela s’ajoute de grandes justifications scientifiques. Écoutons Hector Navarro, ministre du pourvoir populaire pour la science et la technologie :

Le changement de fuseau horaire est très important parce que depuis longtemps on sait qu’il y a des éléments du métabolisme des êtres humains qui sont associés au cycle solaire. C’est ce que l’on appelle le cycle circadien. Cette série d’éléments est en rapport avec la lumière du soleil et synchronise la croissance et l’activité intellectuelle, entre autres.

Il existe une hormone de croissance produite cycliquement en fonction de la présence de lumière solaire. Ainsi, quand une personne vit seulement la nuit et ne reçoit jamais de lumière solaire, son cycle circadien en sera affecté et par conséquent, selon toutes les études scientifiques, sa croissance en souffrira aussi, dans le cas d’un enfant, par exemple.

Explication scientifique sophistiquée pour dire entre les lignes que grâce au changement d’heure, les enfants vénézuéliens se rendant à l’école se lèveront avec le soleil, et non avant, comme c’était le cas jusqu’ici. Socialement, la mesure sera donc profitable au plus grand nombre.

Coût économique

Quant au calcul économique, il semble ne pas avoir été effectué par le gouvernement. Il est clair qu’un changement horaire -d’une demi-heure de surcroît- entraîne un surcoût pour les entreprises et les institutions, toujours plus nombreuses, qui travaillent en temps réel. Signalons que Microsoft a préparé une mise à jour pour ses systèmes d’exploitation.

Enfin, pour la petite histoire, signalons que le Venezuela, avec sa demi-heure de différence par rapport aux 24 fuseaux horaires traditionnels, se retrouve dans le cercle très fermé des régions et des pays qui partagent cette particularité : la région de Darwin et Adelaide, en Australie (GMT +9:30), la Birmanie (GMT +6:30), le Sri Lanka ainsi que Calcutta, Delhi, Mumbai, en Inde (GMT +5:30), l’Afghanistan (GMT +4:30), l’Iran (GMT +3:30) et Terre-Neuve, au Canada (GMT -3:30). Quant au Népal, il est le seul au monde dans un fuseau GMT +5:45!


Le cuatro, encore!

29 octobre 2007

Cuatro venezolanoIl n’est pas rare qu’une personne cherchant des informations sur le cuatro, petite guitare vénézuélienne à quatre cordes, arrive sur venezueLATINA. Et pour cause : j’y ai rédigé il y a quelque temps déjà un article complet sur le cuatro –sans aucun doute le plus vénézuélien des instruments. On m’a même demandé si je connaissais des professeurs de cuatro à Paris! Malheureusement, j’ai dû répondre négativement… (Par contre, j’en connais à Montréal, avis aux intéressés.)

Je viens de tomber sur deux blogues qui feront la joie des fanas de cuatro, qui sont apparemment de plus en plus nombreux en terres francophones. Le premier blogue s’intitule tout simplement El cuatro venezolano. On y trouve les accords de nombreuses pièces traditionnelles vénézuéliennes, et on peut y écouter, en prime, l’enregistrement audio du morceau choisi. Qui dit mieux? On trouve donc ici tout ce qu’il faut pour se transformer en cuatrista, pour autant que l’on possède une certaine pratique de la guitare et une bonne oreille musicale. Bravo à Edgar León, l’initiateur du site!

Le second blogue, c’est Cambur Pintón, dans lequel Adrian joint l’image au son. Il se filme en train d’interpréter au cuatro certaines pièces du folklore vénézuélien, publie des vidéos de cuatristas glanées sur Youtube, et projette même de créer un cours vidéo de cuatro pour débutants. Voici d’ailleurs une première leçon de joropo :

Le résultat est encore imparfait certes, mais le côté amateur lui donne aussi tout son charme. En tout cas, l’idée est excellente et n’attend qu’à être améliorée.

Une dernière précision : les deux blogues mentionnés sont rédigés en espagnol. Leur contenu musical permet cependant de sauter allègrement par dessus la barrière de la langue. Ne boudez donc pas votre plaisir!