250.000 pages vues depuis sa création : venezueLATINA ne se porte pas trop mal. Google, Facebook, Twitter et consorts n’ont qu’à bien se tenir !
En plus, les records tombent ces jours-ci : pour la première fois, la barre des 10.000 pages vues mensuelles a été franchie en ce mois de janvier. Et le 23 janvier exactement, 441 pages ont été vues, record pour une seule journée.
Pour tout dire, je ne m’explique pas ce sursaut de popularité depuis quelques mois. Je n’ai rien fait pour : je n’écris pas plus, je n’écris pas mieux, le mystère reste donc entier. Un nouvel algorithme de Google peut-être ?
Pêle-mêle
Quant aux sujets les plus populaires, je ne vous apprendrai rien en disant que ce sont ceux qui touchent de près ou de loin (plutôt de près) au sexe et aux femmes. Silicone, prothèse PIP, petites culottes, cela marche à tout coup. Une des photos les plus vues s’intitule tout simplement seins. Grosse déception sans doute pour ceux qui cliquent…
Allez, on continue ! Et pour te remercier, cher lecteur/trice, de ton assiduité, je t’offre (ci-dessus) cette photo aux couleurs vénézuéliennes : bleu-jaune-rouge.
Approches des représentations sociales et symboliques au Venezuela : tel est le titre (savant) du séminaire qu’organise le Groupe d’études interdisciplinaire sur le Venezuela (GEIVEN), à Paris, à raison d’une séance par mois jusqu’en mai. L’événement est assez rare pour qu’on le signale et qu’on en donne les détails. Voici donc les séances programmées cette année :
Vendredi 20 janvier 2012, 17h-19h
Marion DESCHAMPS (M2R Science Politique, Paris3 IHEAL-CREDA), Les milices bolivariennes.
Thomas BRISSET (3a Doctorat Science politique, IEP Paris) Les partis politiques bolivariens au Venezuela: de l’antipolitique à l’innovation partisane.
Jeudi 23 février 2012, 17h-19h
Cantaura ANDRIEUX (M1-S1, Science de religions et société, EHESS), La Santeria comme objet de représentation dans le cinéma vénézuélien.
Anabel Fernandez QUINTANA (Doctorante EHESS), L’autre Histoire du Venezuela : Métamorphoses du passé dans le culte de Maria Lionza.
Vendredi 23 mars 2012, 17h-19h
María Fernanda GONZALEZ, (Post-doc, Paris Est Créteil), Analyse des discours de Chávez et Uribe (lexicométrie et Sciences du langage).
Clémentine BERJAUD, (3a Doctorat Science Politique, Paris1), Donner du sens aux discours d’Hugo Chavez : étude des pratiques de politisation ordinaire.
Vendredi 20 avril 2012, 17h-19h
Flor BELTRAN -à confirmer- (Diplôme de l’EHESS), Analyse des dynamiques sociopolitiques au Venezuela
Paula VASQUEZ LEZAMA (Post-doc Sociologie politique EHESS), Aide publique humanitaire et mission révolutionnaire. Les sinistrés du Venezuela.
Vendredi 25 mai 2012, 17h-20h. Séance de clôture.
De 17 à 19h :
Jessica BRANDLER-WEINREB (4a Doctorat Socio-Anthropologie, Paris3 IHEAL-CREDA), Maternité politique et participation locale : effets et évolution de la transition participative au Venezuela. (Consejos Comunales, milieu rural et urbain, Mérida et Valencia).
Adriana RAUSSEO (M2R Sociologie, Paris3 IHEAL-CREDA), La participation politique des femmes : stratégie de lutte contre les violences de genre : Le cas du Movimiento de Mujeres Manuelita Saenz MOMUMAS à Petare au Municipe Sucre du Venezuela.
De 19 à 20h :
Les organisateurs du séminaire invitent les intervenant.e.s à participer à un débat général qui reprendra les grands thèmes et les divers questionnements qu’ils et elles auront soulevés pendant l’année. Séance ouverte au public.
Le séminaire aura lieu à l’Institut des Amériques (Salon des Amériques, 8ème étage) au 175 rue de Chevaleret, Paris 13e (Métro : Chevaleret). Si vous êtes intéressé, il est nécessaire de confirmer votre présence par séance en écrivant à geiven.org.@gmail.com.
Comme on peut le voir, le séminaire du GEIVEN accueille différents membres du groupe –chercheur(e)s, doctorant(e)s, étudiant(e)s de toutes disciplines faisant du Venezuela leur objet ou terrain d’étude– pour présenter leurs recherches récentes ou en cours dans un cadre pluridisciplinaire et dans un dialogue multi-niveaux. Il accueille également d’autres chercheurs et chercheuses travaillant sur le Venezuela.
À ne pas manquer donc si vous désirez ne pas vous en tenir aux informations journalistiques et voulez être informé en profondeur sur le Venezuela.
Quant à nous qui sommes loin, nous espérons que les communications seront mises à la disposition du public sur Internet.
Les lutins statisticiens chez WordPress.com m’ont gentiment aidé à préparer un rapport annuel 2011 pour ce blogue.
En voici un extrait:
La salle de concert de l’Opéra Bastille contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 59 000 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra Bastille, il faudrait environ 22 représentations à guichets fermés pour qu’autant de personnes le voient.
Un hoatzin se laisse apercevoir, perché sur la plus haute branche
J’ai eu récemment l’occasion de participer à un atelier d’initiation à l’observation d’oiseaux. C’était à Elorza, en plein cœur des Llanos, une région réputée pour la grande variété d’oiseaux qui y nichent. Dans ces plaines immenses inondées plusieurs mois par an, où alternent savanes et forêts, ce sont plusieurs centaines d’espèces que l’on peut observer. Aux espèces autochtones et sédentaires s’ajoutent en hiver les migrateurs venus du Nord. Une terre bénie, donc, pour les ornithologues tant professionnels qu’amateurs.
Je passerai rapidement sur la partie théorique de l’atelier, qui consistait surtout à aiguiser les facultés d’observation des participants (pour la plupart de futurs guides touristiques) et à les appliquer spécifiquement aux oiseaux, exemples à l’appui. Ce que tout le monde attendait, c’était la sortie sur le terrain et l’observation in situ.
L’activité a été à la hauteur des espérances : en trois jours, ce sont plus de 200 espèces qui ont été observées, et cela dans un même espace relativement confiné : le Hato Peñalero, une grande propriété située à seulement quelques kilomètres d’Elorza. La particularité du lieu : ses propriétaires sont conservationnistes et interdisent la chasse et la pêche sur leur territoire. Si bien qu’en plus des nombreuses espèces d’oiseaux, nous avons pu observer sans peine des troupes de chiguires (capybaras) et des dizaines de chevreuils paissant librement dans la savane. Sans compter les caïmans, les iguanes, les chauve-souris et autres habitants de ces lieux.
Ni lève-tard, ni couche-tôt
Mais revenons à nos oiseaux. Pour bénéficier des moments les plus favorables à l’observation, il vaut mieux n’être ni un lève-tard, ni un couche-tôt. En effet, il faut être sur pied dès 5 heures du matin pour profiter des premières activités diurnes des dizaines de milliers d’oiseaux qui peuplent l’endroit. À partir de 9 heures, la chaleur devient étouffante et les activités décroissent progressivement jusqu’en fin d’après-midi, où elles reprennent de plus belle, jusqu’à la tombée de la nuit. C’est alors que commence l’observation des oiseaux nocturnes, qui prendra encore quelques heures. Au total, une journée bien remplie, entrecoupée par une longue sieste au moment le plus chaud de la journée : l’observateur mène en quelque sorte une vie d’oiseau !
Au petit matin, nous avons installé quelques filets permettant de capturer des oiseaux sans leur causer de dommage. Une fois capturé, l’oiseau est identifié, photographié, puis immédiatement relâché. Ce n’est sans doute pas la manière la plus naturelle de les voir, mais beaucoup d’oiseaux se laissant difficilement observer, il était utile de les capturer dans le cadre de cet atelier, afin que les participants puissent s’exercer à l’identification et se familiariser avec un maximum d’espèces différentes.
Les photos obtenues dans de telles conditions ne sont pas les meilleures : l’oiseau est souvent stressé et adopte des attitudes peu naturelles. Par contre, la capture permet de faire des gros plans qu’il serait bien difficile d’obtenir en prise naturelle. Quoi qu’il en soit, je reste personnellement un partisan de l’observation sans filet et de la photographie prise en pleine nature. Même si elles limitent le nombre des espèces observées, ces conditions-là sont irremplaçables pour une observation des attitudes et comportements réels de l’oiseau. Elles sont aussi plus respectueuses de la nature. Et tant pis pour les fanatiques et collectionneurs patentés qui sont prêts à bousculer l’ordre naturel pour observer toujours plus d’espèces !
Observateur attentif
Au final, ce fut une intéressante expérience. Même si je ne prétends pas devenir un ornithologue ni même un fana de birdwatching, je verrai dorénavant les oiseaux avec d’autres yeux : ceux d’un observateur attentif plutôt que ceux d’un simple touriste qui s’extasie superficiellement sur le nombre et la variété des oiseaux des Llanos, sans chercher à en savoir plus. Je chercherai, moi, à en savoir plus.
Deux livres de référence m’accompagneront dorénavant dans mes pérégrinations : Una Guía de las Aves de Venezuela, de William H. Phelps, Jr. et Rodolphe Meyer de Schauensee (éd. Ex Libris, 1994, épuisé) et Birds of Venezuela, 2nd ed., de Steven L. Hilty, Princeton Univ. Press, 2003.
Voici le résultat photographique de ces deux journées d’atelier :
Le blogue venezueLATINA, sur lequel vous êtes en ce moment, n’a d’autre prétention que de voir le Venezuela par le petit bout de la lorgnette –petit bout qui, soit dit en passant, en dit souvent beaucoup plus que le grand, et c’est bien là l’objectif de ce blogue.
Mais venezueLATINA ne dit pas tout, tout, tout sur le Venezuela et nombreux sont les lecteurs qui m’écrivent pour m’en demander plus. Ils voudraient avoir de plus amples informations sur ce qui se passe dans ce pays qui, je m’en aperçois, intéresse pas mal de monde, et ce pour de multiples raisons. Il est vrai que, Hugo Chávez aidant, le Venezuela est sorti de l’ombre depuis une bonne dizaine d’années. La perspective des élections présidentielles d’octobre 2012, avec un candidat nommé Chávez dont l’état de santé reste une inconnue, ne peut qu’aviver encore plus cet intérêt pour le pays.
La curation
C’est pour répondre à cette demande que j’ai mis sur pied depuis quelque temps une espèce de portail qui regroupe en un seul endroit toutes les informations publiées en langue française sur le Venezuela, que ce soit par les agences de presse, la grande presse en ligne, les sites web ou encore par les blogues. J’utilise pour ce faire un service web appelé Scoop.it, qui me permet de faire la « curation » –nouvel anglicisme pour désigner l’activité de curateur– du thème Venezuela. En fait, avec cet outil, je rends disponible à tous la veille que j’effectue quotidiennement sur le pays où je vis.
« Curation » implique nécessairement sélection et édition. Ces deux opérations sont effectuées par mes soins selon divers critères que j’espère les plus objectifs possibles. Le principal critère de sélection utilisé est la qualité de l’information, et ceci indépendamment de sa tonalité ou couleur politique. Le second critère est l’originalité du sujet : mettre en exergue ce qu’on ne lit pas tous les jours. Je vise large : on y trouvera aussi bien des infos politiques, économiques ou sociales que des nouvelles du sport ou du monde des variétés, le tout étant, bien entendu, une question de dosage.
S’abonner à la page
Lorsqu’un même sujet est traité par une multiplicité de sources, c’est la version la plus complète qui est choisie, afin de ne pas surcharger inutilement le site avec des informations répétitives. Toutefois, s’il s’agit d’un sujet controversé (et cela ne manque pas au Venezuela), les différents points de vue sont publiés.
Seul un extrait de chaque article, celui jugé le plus significatif, est généralement publié. Le lecteur aura ainsi le loisir de décider s’il en sait assez avec le résumé publié ou s’il désire en savoir plus. Dans ce dernier cas, pour accéder à l’article original, il lui suffira de cliquer sur le titre.
Un avantage de Scoop.it est que le lecteur peut s’abonner à la page, et ainsi recevoir chaque jour dans son courrier une notification des derniers articles publiés. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur Follow, dans le coin supérieur droit. Pratique, non, pour ne rien perdre ? En outre, les lecteurs peuvent aussi suggérer des articles au curateur, qui décidera de les inclure ou non dans la page.
Blog miroir
Je n’en suis pas resté là. J’ai aussi créé un blog miroir, qui reprend telles quelles les informations diffusées sur Scoop.it, mais les publie sous une forme différente, avec l’avantage de pouvoir lancer une recherche, accéder facilement aux archives, etc. Ce blog, je l’ai appelé veneSCOPE. Vous le trouverez à l’adresse venescope.wordpress.com.
Pour compléter, sachez que les informations publiées sur Scoop.it et veneSCOPE sont envoyées automatiquement sur la page Facebook et le compte Twitter @venezuelatina.
Pas de doute, avec toutes ces informations qui se croisent, vous allez être surinformés sur le Venezuela !
Demandez à un Vénézuélien quel est le mets le plus vénézuélien. Il vous répondra invariablement : l’arepa. Et demandez-lui quel est le produit le plus vénézuélien. il vous répondra plus que certainement : la Harina PAN. Les deux sont liés, puisque la farine de maïs précuite de marque Harina P.A.N. sert à élaborer l’arepa, cette petite galette qui sert de pain quotidien aux Vénézuéliens, toutes classes sociales confondues.
Le produit industriel, élaboré par Empresas Polar, le géant agro-alimentaire du pays, fête cette année ses 50 ans, mais l’arepa est bien plus ancienne. Elle remonte aux origines précolombiennes du pays, lorsque le maïs régnait en maître dans la diète des habitants, ici comme dans le reste de l’Amérique. Le conquérant espagnol a eu beau tenter d’implanter le blé, rien n’y fit : le maïs reste la céréale privilégiée du pays, au point de constituer l’ingrédient principal des quatre mets de base du Venezuela : la cachapa (sorte de crêpe), la empanada (espèce de chausson salé fourré de viande), le sancocho (pot-au-feu à base de maïs et de viandes) et bien entendu l’arepa, la galette qui fait office de pain.
Sur le point de disparaître
Cette dernière a pourtant été sur le point de disparaître, car sa préparation traditionnelle exigeait beaucoup de travail. Il fallait égrener le maïs, le cuire, puis le piler afin d’obtenir une pâte à la consistance voulue. Jusque dans les années 1950, les femmes se dédiaient presqu’entièrement au foyer et avaient le temps de consacrer tout le temps nécessaire à la cuisine. Mais avec l’entrée progressive de la femme sur le marché du travail, il n’était plus question de passer autant de temps dans la cuisine. L’arepa semblait presque condamnée.
C’est ici qu’interviennent l’industriel Lorenzo Mendoza Fleury et son fils Juan Lorenzo Mendoza Quintero, les propriétaires de Remavenca, une entreprise qui produisait des flocons de maïs utilisés dans la fabrication de la bière Polar. Avec les dirigeants de Polar Carlos Roubicek et Marko Markoff, ils étudièrent la possibilité d’utiliser les flocons de maïs pour fabriquer une farine précuite. Finalement, après de multiples essais, ils parvinrent à produire une farine idéale en mélangeant du maïs moulu avec des flocons humides : la Harina P.A.N. était née. On la commercialisa sur le marché vénézuélien à partir du 10 décembre 1960.
La Harina Pan libère la femme
Une présentation presqu'inchangée
Encore fallait-il faire connaître ce nouveau produit destiné à un marché de masse. Beaucoup de femmes se montraient réticentes, car elles ne croyaient pas que la Harina Pan pouvait concurrencer le maïs pilé traditionnel. Une vaste campagne de promotion et marketing fut alors lancée, sous la conduite de Magda Rodríguez. Pour sensibiliser le public au nouveau produit, cette dernière élabora une stratégie consistant à offrir des dégustations publiques dans tout le pays. On organisa ainsi 24 salons de cuisine aux quatre coins du Venezuela. Quelque 400 cuisinières sillonnèrent aussi la géographie nationale avec pour mission de faire connaître le produit et d’enseigner la préparation de la pâte.
Parallèlement, on mit sur pied la stratégie publicitaire, basée à la fois sur l’éducation nutritionnelle et la facilité offerte par le produit. Les slogans les plus utilisés furent El milagro de la Harina Pan [« Le miracle de la Harina Pan ») et Se acabó la piladera [« C'en est fini du pilonnage »]. Ce dernier slogan fut, semble-t-il, particulièrement efficace. Comme Moulinex à la même époque, la Harina Pan libérait la femme !
Un produit « vital »
La stratégie a payé dans le court et le long terme. Le succès fut immédiat. Cinquante ans plus tard, Harina Pan continue a dominer le marché des farines de maïs précuites, avec 72 % de parts, soit 50 millions de kilos de farine produits mensuellement. Mieux, un récent sondage indique que 38 % des Vénézuéliens considèrent que Harina Pan est la marque la plus vénézuélienne, 70 % estiment qu’ils ne pourraient vivre sans elle et plus de 85 % affirment qu’ils n’y renonceront jamais. Un véritable attachement national qui aurait de quoi faire pâlir d’envie n’importe quel industriel…
Le record Guinness
Récemment, le cinquantenaire de la déjà vénérable Harina Pan a été célébré en grande pompe, avec un record Guinness à la clé : celui de la plus grande arepa du monde. 230 kilos de farine (soit 632 kilos de pâte) ont été nécessaires pour élaborer une arepa géante de 6 mètres de diamètre et 493,2 kilos. Record pulvérisé ! Lorenzo Mendoza, l’actuel PDG de Empresas Polar, y est allé de son petit cocorico, déclarant qu’il n’y a rien de plus vénézuélien que l’arepa. Disposer ainsi d’un produit véritablement national assure une protection pratiquement imparable contre les attaques dont Empresas Polar a été victime l’année dernière de la part du gouvernement de Hugo Chávez. Autant le rappeler en le criant bien fort !
Succédané
En ces temps d’industrialisation et de modernisation, la Harina Pan a sans doute sauvé l’arepa d’une probable disparition, en offrant une préparation rapide et pratique de la petite galette. Il n’empêche : ce n’est qu’un succédané. Qui n’a pas dégusté une arepa à l’ancienne, faite à base de maïs pilé, n’a qu’une faible idée de ce qu’est la bonté de la cuisine vénézuélienne.
Publicité pour Harina Pan, au début des années 1960 :
Publicité actuelle pour Harina Pan, à l’occasion de ses 50 ans :
Si j’en juge par les retombées de ce blog, pas mal de lecteurs s’intéressent à la musique vénézuélienne. Les articles sur les instruments de musique spécifiques du pays, notamment le cuatro, figurent parmi les plus consultés. Il y a déjà longtemps, pour répondre à la demande de ceux qui voulaient découvrir la musique qui se joue par ici, j’avais conseillé un CD qui pouvait servir d’introduction aux musiques du Venezuela. Ce n’est sans doute pas assez, puisque nombreux sont les lecteurs qui en redemandent !
Un site web pourra combler les plus exigeants : il s’agit de VenezuelaDemo, une initiative promotionnelle mise en place par le groupe indépendant ELG4 et soutenue par le ministère de la Communication et de l’Information du Venezuela.
Un CD par mois
VenezuelaDemo met en ligne chaque mois un CD virtuel contenant une sélection multigenres de musiques vénézuéliennes. Cela peut aller de la musique traditionnelle jusqu’au hip hop, en passant par le rock, le jazz, la musique académique et le reggae. Bref, un éventail de tout ce qui se produit actuellement au Venezuela en matière de musiques populaires, ainsi que quelques musiques savantes.
Huascar Barradas, fusionneur de musiques
De mois en mois, il s’est ainsi constitué ainsi un catalogue musical de la production discographique vénézuélienne, réalisée autant dans le pays qu’à l’étranger. Le catalogue comprend à ce jour 34 volumes et regroupe près de 700 pièces musicales de tous genres.
VenezuelaDemo a été conçu à l’origine comme un outil de travail pour programmateurs, présentateurs et journalistes de radio, dans l’objectif d’appuyer la diffusion de musique vénézuélienne à la radio. Les ondes locales sont en effet trop souvent envahies par des musiques venues d’ailleurs, alors que la loi exige qu’au moins 50 % de la programmation musicale soit constitué par des productions nationales.
Par la même occasion, VenezuelaDemo sert à la promotion des artistes nationaux, leur permettant d’accéder à toutes les radios du pays, que celles-ci soient publiques, privées ou communautaires.
Brillants musiciens
Rien n’empêche évidemment le commun des mortels d’écouter cette musique en ligne, ou de la télécharger. Il est donc possible de se constituer un catalogue bien fourni de musiques et chansons du Venezuela et de découvrir la grande diversité des musiques du pays, qu’elles appartiennent au folklore ou soient des compositions actuelles.
L’occasion en vaut la peine : s’il y a une expression artistique dans laquelle le Vénézuélien brille tout particulièrement, c’est bien la musique. Celle-ci est ici presqu’un art de vivre, comme peut l’être la gastronomie en d’autres lieux. Elle fait partie de la vie de tous les jours et permet de socialiser mieux que n’importe quel autre vecteur.
Profitons-en donc allègrement et piochons dans VenezuelaDemo. Voici donc une sélection de pièces musicales que j’y ai trouvées. Il y en a pour tous les goûts. Bonne écoute et bonnes découvertes !