Category: Pratique


Pet de mouche

Jour de fête, de Jacques Tati

Jour de fête, de Jacques Tati

Aujourd’hui, on fait la fête ! 150.000 visiteurs (ou plutôt visites, car il y en a qui reviennent, heureusement) sur venezueLATINA depuis ce matin. Vous me direz : 150.000, c’est un pet de mouche si on compare à Facebook, à Google, à Yahoo. Sans doute, mais je ne parle, moi, que d’un seul thème, d’un seul pays.

Depuis le 14 janvier 2007, date du premier article sur venezueLATINA, ce sont 216 billets rédigés sur le seul Venezuela, un sujet qui, a priori, n’attire pas vraiment les foules (si l’on excepte les frasques et les gros mots de Chávez). Le pays ne jouit pas d’une image particulière, il n’est pas une destination touristique de masse, il a plutôt mauvaise presse question sécurité… bref, c’est une gageure d’écrire autant sur ce grand territoire méconnu, sous-estimé, voire mal-aimé.

Une rare longévité

Lac Titicaca, par Dul

Lac Titicaca, par Dul

venezueLATINA, ce sont donc trois ans et demi de constance, une longévité plutôt rare parmi les blogs, surtout à l’heure des 140 caractères de Twitter. J’en ai vu passer, des blogs amis… Certains ont perdu du peps (hein Patxi? hein Gaël?), d’autres ont fait un petit tour et puis s’en vont (alors, Grégoire, de retour à Toulouse? et toi Nathalie, tu te caches où? et puis toi, étudiante en journalisme, Hugo ne délire plus?). Il reste les vieux de la vieille : Francis de Vitoria, au Brésil, lui aussi plutôt absent ces derniers mois, Dul, qui reprend du poil de la bête avec ses merveilleuses photos, l’infatigable Petit Hergé, en Argentine… et j’en passe, qu’ils me pardonnent.

Les hits sur venezueLATINA? Tout ce qui a trait au sexe, bien sûr, qui est la vache à lait du web. Mettez le mot sein dans un article et les visites affluent. (Petit truc : pour déjouer les petits vicieux, écrivez un article sur le Da Sein de Heidegger, et vous arriverez au même résultat en nombre de visiteurs!)

Chez moi, le gros succès, c’est donc mon article Au pays des seins siliconés qui caracole depuis bientôt trois ans en tête du hit parade du blog, bien avant Dénudées, mais pas trop et Une semaine pas toujours très sainte. Consolation : le premier article non sexuel vient en quatrième position. Il s’agit du billet sur Le cuatro, instrument-roi de la musique vénézuélienne. Ce dernier est aussi l’article le plus commenté.

Tornade au loin

mouche qui pète

Pet de mouche

Allez, assez de fleurs pour aujourd’hui. Merci infiniment à vous tous qui me suivez. En route donc, tous ensemble, vers le million de visiteurs!

Et n’oublie surtout pas, ô fidèle lecteur ou lectrice : les pets de mouche, c’est comme le battement des ailes d’un papillon, cela peut provoquer une tornade à mille lieues à la ronde.

la cachapa, une délicieuse galette de maïs

Une "cachapa" au "queso de mano" (photo : Alfredo Izaguirre)

Une fois n’est pas coutume, je me lance aujourd’hui dans un article sur la gastronomie vénézuélienne. Une gastronomie simple et saine, parfois fruste, qui reste proche de ses racines rurales ou indigènes.

Un des mes plats préférés est sans aucun doute la cachapa. Il s’agit tout simplement d’une galette de maïs tendre, une sorte de crêpe épaisse que l’on déguste généralement farcie de fromage frais. Ainsi combiné, le plat possède une saveur sucrée-salée qu’affectionnent particulièrement les Vénézuéliens.

Originaire des Llanos, les grandes plaines agricoles du sud du pays, la cachapa est devenue un plat national, au même titre que l’arepa (petit pain de maïs), la hallaca (mélange de viandes et légumes entouré de pâte de maïs et emballé dans une feuille de bananier pour une cuisson à l’eau) ou le pabellón (plat composé de viande émincée, de fèves noires, de bananes plantains, de riz et de fromage).

Une recette simple

La confection d’une cachapa n’a rien de sorcier. En voici la recette : égrenez le maïs, qui doit être jeune et tendre. Passez les grains au mixeur pour obtenir un mélange liquide mais encore légèrement granuleux. Si nécessaire, ajoutez un peu de lait  pour obtenir la consistance voulue, coulante mais épaisse.  Ajoutez un œuf battu pour lier le mélange, une pincée de sel, ainsi que du sucre (brun de préférence) à votre convenance.

Cuisson des cachapas sur une taque

Cuisson des cachapas

Étendez une louche du mélange obtenu sur un budare (sorte de poêle plate en fonte) préalablement enduit d’huile, ou, à défaut, dans une poêle. Laissez dorer sur une face, puis retournez.

La cachapa ne serait que l’ombre d’elle-même sans un bon queso de mano (fromage fabriqué à la main). Au moment de servir, placez un queso de mano à l’intérieur d’une cachapa pliée en deux. Laissez sur le budare jusqu’à ce que le fromage commence à fondre. Servez la cachapa bien chaude, accompagnée d’une agua de panela con limón (eau de sucre de canne au citron). Délicieux ! (À défaut de queso de mano, difficile à trouver hors du Venezuela, on pourra utiliser un fromage blanc doux de type mozzarella ou encore un feta.)

Un autre classique

Fabrication du queso de mano

Fabrication du queso de mano

Le queso de mano est un autre classique de la gastronomie vénézuélienne. Il s’agit d’un fromage blanc frais de pâte filée. Le caractère filé de ce type de fromage s’obtient en malaxant à la main le lait caillé cuit dans l’eau à 90°C. Le résultat obtenu est un fromage plat de forme ronde, de texture douce et élastique, qui a tendance à se décomposer en couches. Pour assurer sa conservation , on le submerge dans de la saumure.

Quant à l’agua de panela con limón, elle est la boisson populaire par excellence, confectionnée à partir d’un morceau de pain de sucre de canne dissous dans de l’eau, à laquelle on ajoute le jus d’une ou plusieurs limes.

Pour tous les palais

Si vous êtes de passage au Venezuela, n’hésitez donc pas à acheter une bonne cachapa dans un restaurant, ou même dans un petit commerce populaire le long d’une route. Alors que l’arepa n’est généralement pas appréciée de premier abord par les étrangers, qui la trouvent lourde et insipide, la cachapa a l’art de plaire à tous les palais. Ne boudez pas votre plaisir !

La fabrication de la cachapa

La chaîne de fabrication de la cachapa

Cachapas cuites en batterie

Cachapas cuites en batterie

venezueLATINA change de peau

Si a la réforma

C’est décidé, venezueLATINA change de peau ! Après trois ans de bons et loyaux services, le thème Contempt est remplacé par Motion. On passe ainsi d’un thème classique, sobre et carré, à un thème moderne, créatif et rond. Rompant avec la ligne pure et les aplats de Contempt, Motion joue à fond sur les couleurs et les transparences.

Le choc pourrait paraître brutal et j’ai bien la sensation de faire une espèce de saut dans l’inconnu. Mais dès que j’ai vu le nouveau thème, il y a une quinzaine de jours, je me suis amouraché de la petite folie qui en émane.  Un coup de foudre auquel je n’ai pu résister. Si bien que, après quelques essais et paramétrages, j’ai décidé de l’adopter. Maintenant, la question qui me taraude est : me suivrez-vous dans cette petite révolution, chers lecteurs ?

Ni enfer, ni paradis

Outre un look totalement différent, le nouveau thème offre quelques avantages par rapport au précédent : une meilleure gestion de l’espace, permettant une plus grande amplitude graphique ; et la possibilité d’intégrer un nombre plus élevé de widgets, donc de donner, sur une même page, une plus large gamme d’informations croisées sur les contenus du blogue.

Parlons-en donc des contenus. Ils ne changeront pas d’un iota. venezueLATINA continuera sans relâche à parler du Venezuela dans tous ses états : culture, société, sujets insolites, et autres bisbilles… La politique, thème inévitable dans ce pays gouverné par un certain  Hugo Chávez, y aura sa place, mais pas plus qu’elle ne le mérite. Car ne confondons pas l’arbre et la forêt… et ne tombons pas dans les pénibles travers des reporters de la grande presse.

Alors que les blogues en général perdent du terrain, dit-on, face aux réseaux sociaux de type Facebook, Twitter ou Youtube, l’audience de venezueLATINA ne cesse d’augmenter. Paradoxal ? Je n’en suis pas si sûr. En tout cas, cela ne peut que m’inciter à continuer dans la même ligne : dans le refus de croire qu’on peut dire beaucoup de choses intéressantes en 140 caractères (Twitter), dans le refus de tomber dans la facilité –pour ne pas dire le facilisme (Facebook), dans le refus de succomber à l’illusion et la fascination des images (Youtube).

Et dans le désir de vous offrir, chers lecteurs, une vision différente, variée et documentée du pays où je vis, ni enfer, ni paradis : le Venezuela.

La seconde vie du Correo del Orinoco

Correo del Orinoco

Le premier numéro du "Correo del Orinoco" (27 juin 1818)

Tout régime politique a besoin de symboles forts : Marianne en France, le Mayflower au États-Unis, Guillaume Tell en Suisse, et j’en passe. Dans la République bolivarienne du Venezuela de Hugo Chávez,  on va nécessairement les trouver du côté de Simón Bolívar, héros de l’indépendance du pays et libertador de plusieurs républiques d’Amérique latine.

Tout ce qui touche à Bolívar a donc une valeur spéciale dans le pays. Aussi n’est-il pas étonnant que lorsqu’il s’est agi de trouver un titre pour le nouveau quotidien « officiel » appelé à être le porte-parole du gouvernement, on ait choisi celui de Correo del Orinoco [Courrier de l'Orénoque], celui-même d’une publication qui a joué un rôle fondateur dans l’histoire du Venezuela.

En effet, le Correo del Orinoco fut fondé par Simón Bolívar à la suite de ses succès dans la campagne de Guyane, épisode important de la guerre d’indépendance. « Envoyez-moi d’une façon ou d’une autre une imprimerie, qui sera aussi utile que les munitions » écrivait-il en septembre 1817 à Fernando Peñalver, qui se trouvait à Trinidad pour, précisément, assurer la fourniture d’armes aux patriotes. L’objectif de Bolívar était de mettre su pied une publication qui contrerait l’influence de la royaliste Gaceta de Caracas. Un mois plus tard, en octobre 1817, arrivait à Angostura –l’actuelle Ciudad Bolívar– à bord de la goélette María, un petit atelier typographique en provenance de la Jamaïque.

Périodicité hebdomadaire

C’est donc à Angostura, capitale de la province de Guyane, qu’est publié, le 27 juin 1818, le premier numéro du Correo del Orinoco. Il comprend quatre pages et est imprimé sur une machine mue par la force des bras.  Son premier article est un bulletin de l’état-major de l’armée de libération, signé par Francisco de Paula Santander, futur opposant politique de Simón Bolívar. Le premier directeur de la publication est Francisco Antonio Zea.

Le Correo del Orinoco avait une périodicité hebdomadaire et paraissait tous les samedis. Au total, 133 numéros ont été publiés jusqu’en 1822, dont cinq extraordinaires, à l’occasion d’importantes victoires militaires, comme celles de Boyacá et Carabobo. Le périodique des patriotes a publié un grand nombre de décrets, de lois, de bulletins militaires, de lettres et de proclamations. Parmi celles-ci, le célèbre discours d’Angostura, prononcé par Simón Bolívar devant le Congrès en février 1819. Il publiait aussi des avis sur l’entrée et la sortie des navires, des anecdotes diverses et même des poèmes. D’une manière générale, il informait sur les succès militaires et politiques de la construction de la République de Colombie, ou Grande Colombie.

Très tôt, le Le Correo del Orinoco s’internationalise. Le 8 août 1818 est publiée une première édition bilingue, comprenant notamment un article sur la route de navigation sur l’Orénoque, destiné à faciliter l’arrivée à Angostura de navires étrangers alliés. La publication a également repris des articles de la presse étrangère en français et en anglais. Son dernier numéro fut publié le 23 mars 1822.

Le nouveau Correo del Orinoco

Premier numéro du nouveau « Correo del Orinoco »

L’artillerie de la pensée

187 ans plus tard, le Correo del Orinoco renaît de ses cendres, sous l’impulsion d’un certain Hugo Chávez. Le 30 août 2009, il revient dans les kiosques du Venezuela dans sa nouvelle formule : un quotidien de format tabloïde et d’une vingtaine de pages, dont le sous-titre évoque les « munitions » dont parlait Simón Bolívar dans sa lettre à Peñalver : La artillería del pensamiento [L'artillerie de la pensée]. Son contenu est évidemment proche de la ligne gouvernementale (il publie notamment Las líneas de Chávez). Toutefois,  comme tout quotidien qui se respecte, il comprend aussi des sections sportives et culturelles moins politisées. Grâce aux subsides dont il bénéficie, son prix est trois fois moindre que celui de ses concurrents : il se pose ainsi en journal populaire.

L’objectif du nouveau Correo del Orinoco est clair : faire front à la guerre médiatique que pratiquent assidument les grands quotidiens privés du pays, El Nacional et El Universal en tête, secondés par les agences de presse internationales et la plus grande partie de la presse étrangère. Tâche particulièrement difficile et ingrate, qui s’avère être une bataille de David contre Goliath.

Qu’à cela ne tienne : comme celui de Simón Bolívar, le Correo del Orinoco de Chávez a senti la nécessité de s’internationaliser. À partir du 4 février prochain sortira chaque vendredi une édition hebdomadaire en langue anglaise, sous la direction de l’avocate et activiste bien connue Eva Golinger. Un numéro 0 est déjà paru comme encarté dans le journal en langue espagnole du 22 janvier 2009. Sont projetées des versions en langue portugaise, en créole et même en wayuunaiki (la langue de la communauté indienne wayuu, qui comprend quelque 500.000 personnes vivant entre la Colombie et le Venezuela).

Le Correo del Orinoco n’est sans doute pas le meilleur journal du monde. Mais toute personne intéressée par le Venezuela contemporain devrait le consulter. On y trouve des informations qu’on ne trouve nulle part ailleurs et on y reçoit un point de vue qui n’est pas celui des médias dominants. Le tout enrobé dans une présentation pratique et agréable.

Même les opposants politiques, oserais-je dire, auraient tout intérêt à le lire régulièrement. Forts du point de vue opposé au leur, ils pourront peut-être ainsi développer un discours politique plus consistant et plus intelligent contre le personnage qui les empêche de dormir…

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> Télécharger le Correo del Orinoco, édition du 22-01-2009 (en espagnol)
> Télécharger le Correo del Orinoco international, numéro 0 du 22-01-2009 (en anglais)

Francophones, francophiles, réclamez !

Pour le retour de la chaîne TV5 Monde dans la programmation de DirecTV en Amérique latine

Coup dur pour les francophones et francophiles du Venezuela et d’Amérique latine : le 1er janvier 2010, DirecTV, le plus important service de télévision par satellite dans plusieurs pays d’Amérique latine, a retiré la chaîne francophone TV5 Monde de sa programmation, sans la moindre justification ni avis préalable.

Pour les francophones qui résident en Amérique latine, TV5 représente un lien important avec leur pays et leur culture d’origine. Pouvoir, sur une même chaîne, regarder les journaux télévisés de France, de Belgique, du Canada et de Suisse représente un réel privilège. Sans compter les autres émissions d’information, les films, les séries, les variétés, les jeux.. Au total, une programmation tous publics plutôt intelligente.

Pour les Latino-américains francophiles (ils sont encore nombreux, quoiqu’on dise), TV5 est une fenêtre importante sur la culture qu’ils apprécient et qu’ils défendent. Et pour tous ceux qui apprennent le français en Amérique latine, c’est une possibilité d’apprentissage et de perfectionnement.

Ce large public –même s’il est moins large que les fans de CNN ou de Disney TV– a le droit de bénéficier d’au moins une chaîne en langue française parmi les dizaines de chaînes diffusées par DirecTV, qui comprennent une ou plusieurs chaînes en anglais, en portugais, en allemand, en arabe, en chinois, notamment.

Réagir

Il n’y a plus, maintenant, de chaîne en langue française sur DirecTV en Amérique latine. J’ai donc décidé de réagir.

J’ai d’abord créé un groupe dans Facebook : Pour le retour de TV5 dans la programmation de DirecTV en Amérique latine, histoire de nous informer mutuellement sur la situation dans les différents pays concernés. Pour l’instant, on sait que l’Argentine, l’Uruguay et le Venezuela sont touchés par la mesure de DirecTV, mais on ne connaît pas la raison officielle de la suppression de TV5, l’entreprise ne donnant aucune explication (du moins ici).

J’ai ensuite créé une pétition en ligne, également intitulée Pour le retour de TV5 dans la programmation de DirecTV en Amérique latine.

Alors, que vous viviez en Amérique latine ou que vous n’y viviez pas, que vous aimiez TV5 ou que vous ne l’aimiez pas, je pense que ça vaut la peine de donner un petit coup de pouce pour défendre la présence francophone dans le continent latino-américain. Je vous invite donc à vous faire membre du groupe Facebook (si vous utilisez Facebook) et à signer la pétition en ligne :

Pour le retour de TV5 Monde sur DirecTV en Amérique latine

Les francophones et francophiles de par ici vous en seront reconnaissants.

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>> Lire  le communiqué de TV5 Monde : Suppression de TV5MONDE de l’offre DIRECTV (en français)
>> Leer el comunicado de TV5 Monde : Supresión de TV5MONDE en DIRECTV (en español)

Le chavisme pour les nuls : c’est ainsi que s’intitule le premier des quatre volets que l’émission « Sur les docks » consacre au Venezuela sur les ondes de France-Culture. Alexandre Héraud et Yvon Croizier en sont les maîtres d’œuvre.

Au travers d’un abécédaire qui –si l’on en juge par les extraits cités çà et là– ne sera pas piqué des vers, on y passera en revue les bonheurs, heurs et malheurs du chavisme, du « A » d’Alegria (joie) ou d’Autoritarisme au « T » de Tristesse, en passant par le « C » de Caudillisme, ou encore celui de Cambio (changement). Sans concession, ce premier volet cherche à donner un éclairage original –quoiqu’imparfait– sur la complexité de ce qui se produit réellement au Venezuela par les temps qui courent.

Divers éclairages

Intitulée Le Venezuela: voyage au pays de Chávez, l’émission comprend quatre volets de 55 minutes, qui offriront, au travers de multiples interviews, divers éclairages sur le processus socio-politique en cours au Venezuela. Elle sera diffusée sur France-Culture du lundi 30 novembre au jeudi 3 décembre, de 17 h à 17 h 55, heure française (soit de 11h30 à 12h25, heure vénézuélienne).

Mais laissons Alexandre Héraud présenter lui-même en détail l’émission qu’il a produite, nous expliquer sa démarche et nous donner, par la même occasion, ses impressions du Venezuela :

Les quatre volets sont les suivants [Note : j'ai ajouté les podcasts après la diffusion des émissions] :

  • Le chavisme pour les nuls – Abécédaire du chavisme (lundi 30 novembre 2009)

  • L'équipe de "Sur les docks" à Caracas

    L'équipe de "Sur les docks" à Caracas

  • Mais qui est donc Lina Ron ? Portrait d’une révolutionnaire en armes (mardi 1er décembre 2009)

  • 23 de Enero, Caracas : une ballade révolutionnaire (mercredi 2 décembre 2009)

  • Attention Monsieur Branger ! (jeudi 3 décembre 2009)

En prime, voici un petit montage photographique-artistique sur le Venezuela réalisé par Alexandre Héraud lui-même :

Pêcheur à Elorza

Sur fotoLATINA : Pêcheur à Elorza

Dans mon dernier billet, je publiais une photo que j’aimais particulièrement : Trois générations. Pour vous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, cette photo est arrivée là un peu par hasard. Je faisais en réalité un essai du service hellotxt qui permet de publier simultanément des informations et des photos sur Facebook, Twitter, WordPress et une foule d’autres sites dits « sociaux ».

L’essai à fonctionné et la photo a été publiée (notamment) sur venezueLATINA, qui est hébergé par WordPress.com. Mais ce blogue n’est pas vraiment (et ne se veut pas) un blogue de photos, même si, je le reconnais, je mets un soin particulier au choix des photos qui illustrent les articles.

Cela dit, la publication de cette photo m’a mis la puce à l’oreille : pourquoi ne pas créer, en parallèle, un vrai blogue de photos sur lequel je reprendrais mes meilleures photographies du Venezuela (et parfois d’ailleurs). Je me suis donc mis à la recherche d’un bon modèle de photoblogue et j’en ai trouvé un sur WordPress.com. Un modèle tout simple, qui fonctionne comme une sorte de galerie, à la différence près qu’il permet de commenter le sujet de la photo, les circonstances dans laquelle elle a été prise, etc. En un mot, donner vie à l’image.

Tonalités dominantes

En plus, le modèle est, d’un point de vue graphique, assez joli, ce qui ne gâche rien. Il place notamment chaque photo dans un cadre de couleur différente, définie automatiquement par les tonalités dominantes de l’image. Pas mal, non?

C’est exactement ce dont j’avais besoin. Une petite configuration et fotoLATINA était né. Ce nouveau site vient s’ajouter à la famille LATINA qui comprend déjà venezueLATINA (le présent blogue), boutiqueLATINA (la boutique en ligne de livres, CD et DVD sur l’Amérique latine) et rezoLATINO (le réseau des blogues francophones sur l’Amérique latine).

Je commence à me demander comment je vais trouver le temps de gérer tout cela… Mais c’est promis, venezueLATINA continuera au rythme moyen d’un article par semaine. Quant au blogue fotoLATINA, comme il nécessite moins de recherches, il devrait s’enrichir de plusieurs nouvelles photos par semaine. Le rythme en sera cependant irrégulier, car il sera ponctué par mes nombreux déplacements hors zone Internet (oui, il existe encore des endroits libres de Facebook, Dieu soit loué!).

Rendez-vous donc sur fotoLATINA pour y découvrir le Venezuela d’une autre manière : sous les milliers d’angles que procure la photo.