Category: Humoristique


Poisson d'avril, par Maryline Rich

Illustration: Maryline Rich

Je m’étais justement dit que cette année je n’avais pas vu fleurir beaucoup de poissons d’avril sur le web. Sans doute parce que le 1er avril tombait un dimanche, aventurai-je.

Il m’aura fallu attendre le 2 avril pour me rendre compte qu’en fait j’avais mordu à l’hameçon d’un poisson d’avril tombé sous mes yeux. J’ai été piégé comme un pauvre innocent. Cela ne m’était plus arrivé depuis des années. En voici l’histoire édifiante.

Un titre énigmatique

Au matin du 1er avril, je fais ma veille quotidienne sur le Venezuela et consulte Google News. Parmi d’autres, je tombe sur ce titre pour moi énigmatique : Une compagnie pétrolière vénézuélienne s’intéresse à l’AJA.

Je clique et je tombe sur une page du quotidien L’Yonne républicaine. J’y lis ceci :

Gérard Bourgoin, le président de l’AJA, l’a répété plusieurs fois : pour lui, l’avenir économique -et par conséquent sportif- du club passe par l’ouverture du capital du club à des investisseurs extérieurs. Il se déclarait même intéressé dans le cas où des Qataris se pencheraient sur l’AJA.

Pour l’instant, point d’argent du pétrole du Golfe pour les Icaunais, mais peut-être bien… d’ailleurs. Selon nos informations exclusives, la société vénézuélienne Petróleos de Venezuela SA, propriété de l’Etat vénézuélien serait prête à investir dans le club ajaïste, sous la forme d’achats de parts de la société SAOS (société anonyme à objet sportif) qui détient le club à 100%.

Chávez avec un monsieur que je ne (re)connais pas

Je me rends compte alors qu’il s’agit de football. Une petite recherche m’apprend que l’AJA n’est autre que l’équipe d’Auxerre, actuellement en Ligue 1 française. Une photo montre Chávez avec un monsieur que je ne (re)connais pas et que je présume être le président du club (il s’avère, vérification faite, que ce n’est pas lui, mais le cinéaste Oliver Stone). Le récit est bien ficelé. J’accroche.

Le texte continue : le président de l’AJA, Gérard Bourgoin, qui est un ami personnel de Fidel Castro (il a investi en 1996 dans la prospection pétrolière à Cuba avec son autre ami Gérard Depardieu), est allé l’année dernière à Caracas. Il y a rencontré Hugo Chávez, qui s’est montré personnellement intéressé par le projet, d’autant plus qu’un jeune joueur vénézuélien, Yonathan Del Valle, évolue depuis 2011 dans l’équipe d’Auxerre. En plus, poursuit l’article, le profil de l’équipe d’Auxerre plaît au président vénézuélien : une petite équipe, mais volontaire et décidée, et qui n’a pas peur des grands (comme lui !). La conclusion de l’article est en demi-ton : il est cependant douteux que la compagnie pétrolière PDVSA accepte de financer l’AJA si l’équipe se retrouve en deuxième division à l’issue de cette saison (elle est actuellement la lanterne rouge du classement de la Ligue 1).

Dans le panneau

Plausible et convaincant, non ? J’ai mordu à l’hameçon, faisant inconsciemment un parallèle entre le financement par PDVSA de l’écurie Williams en Formule 1, assortie de l’engagement par cette dernière du pilote vénézuélien Pastor Maldonado. Yonathan Del Valle serait donc à l’AJ Auxerre ce que Pastor Maldonado est à Williams. La relation de Gérard Bourgoin avec Fidel Castro ajoute encore du vraisemblable.  Tout se tenait…

Je publie donc un résumé de l’article sur la page Venezuela de Scoop.it (que j’anime), ainsi qu’une courte note sur Facebook et sur Twitter.

Poisson d'avril

Dans le panneau

Ce n’est que le lendemain 2 avril que je me rends compte, à la lecture d’un démenti de L’Yonne républicaine, que je suis tombé dans le panneau. Je n’étais pas le seul d’ailleurs. Si on peut excuser Google News, qui est l’œuvre d’un robot, que dire du Nouvel Obs et de Football.fr, qui ont tous deux repris la nouvelle ? Honteux sans doute de leur bévue, ces sites ont aussitôt éliminé ces pages du web. C’est le cas aussi de la page originale dans L’Yonne républicaine, qui a disparu après la publication le jour suivant d’un commentaire intitulé Ces sites qui mordent à l’hameçon de notre poisson d’avril. Seules restent sur le web mes propres publications, comme preuve de l’existence de ce beau poisson d’avril. J’y ai cependant ajouté une note précisant qu’il s’agissait d’une fausse nouvelle.

En conclusion de cette histoire, il me reste à exprimer toute mon admiration pour le concepteur du poisson d’avril, qui connaissait particulièrement bien son sujet : Bourgoin, Castro, Chávez, PDVSA, Yonathan Del Valle… bravo ! tu m’as embobiné !

Le comble, maintenant, serait que Hugo Chávez prenne connaissance de l’anecdote et décide, sur un coup de tête dont il a l’habitude, de transformer le poisson d’avril en réalité !

Capsules de bière Polar

Les capsules et leur numéro

Supposez que vous ayez une vache à vendre. Vous ne voulez pas publier de petite annonce aux résultats incertains, ni faire du bouche à oreille en espérant qu’un candidat se présente dans un mois, dans deux mois, dans un an… Vous cherchez donc une méthode de vente expéditive. Je vous en présente une, que j’ai découverte à Mesa de Quintero, un village des Andes vénézuéliennes.

En premier lieu, achetez une caisse de bière Polar, la préférée des Vénézuéliens. Ensuite, donnez un petit coup de fil à vos amis et connaissances pour leur dire que vous organisez une tombola dont le premier et unique prix est une vache. Précisez le lieu, la date et l’heure du tirage et dites-leur que le résultat est instantané. Vous n’aurez aucune peine à recruter des amateurs, l’idée de la tombola va les émoustiller et ils savent que vos vaches sont  en excellente santé. Attention cependant ! N’invitez pas plus de 36 personnes, sans quoi votre plan tombera à l’eau, pour les raisons que vous connaîtrez bientôt.

Les règles du jeu

Caisse de bière Polar

La caisse de Polar

Au jour et à l’heure dite, vos amis sont chez vous, la vache est dans le pré d’à côté. Réunissez ce petit monde autour de la caisse de bière, ils vous en seront reconnaissants. Expliquez-leur alors les règles du jeu : les bouteilles de bière serviront de “billets” de tombola. Elles seront en vente au prix de 100 bolívars chacune (environ 10 euros, soit 20 fois plus cher que la même bouteille achetée dans le commerce). Sur la face interne de chaque capsule, il y a un numéro. Celui qui aura le numéro le plus élevé remportera la vache. Simple, non ?

Sachant qu’une caisse de Polar contient 36 bouteilles (d’où le nombre de 36 participants à ne pas dépasser), vous récolterez au bout du compte 3600 bolívars, soit le prix d’une vache, plus un petit bénéfice bien mérité.

Autant vous dire qu’en quelques minutes, le gagnant sera connu. Il n’aura plus qu’à emporter la vache, tout heureux d’avoir fait une bonne affaire. Quant aux perdants, ils auront passé un bon moment et seront prêts à recommencer ! Chez l’un comme chez les autres, il est à parier que la Polar continuera à couler à flot, à un tarif normal cette fois.

Lumineuse idée

Vous n’avez pas de vache ? Vous pouvez tenter le coup avec un cheval, une moto, un iPhone, un iPad, une BMW, que sais-je encore ? Il vous suffira d’ajuster le prix de vente de la bouteille en fonction du coût de l’objet, augmenté du petit bénéfice que vous voudrez bien vous accorder. Vous n’avez pas de bolívars ? Adaptez le jeu à votre monnaie !

Le plus dur sera sans doute de vous procurer une caisse de Polar. À moins que le fabricant de votre bière locale n’ait aussi la lumineuse idée de graver un numéro minuscule sur le côté pile de ses capsules. Jetez-y un coup d’œil à tout hasard, vous me direz.

Je garde la question philosophique pour la fin : à quoi peut donc bien servir ce numéro ? À promouvoir des tombolas illégales et à semer la zizanie au cœur du socialisme du 21e siècle ?

Le mannequin aux seins PIP

Un peu gonflée, vous ne trouvez pas ?

Sont-ce les mannequins en vitrine qui influent sur les femmes ? Ou les femmes qui influent sur les mannequins en vitrine ? Grave question existentielle ! Toujours est-il que depuis quelques années on a pu observer un croissance exponentielle de la taille des seins : de ceux des mannequins, comme le montre maladroitement cette photo prise au travers de la vitre ; et de ceux des femmes, comme je l’expliquais dans un article déjà daté (2007), mais toujours d’actualité, Au pays des seins siliconés.

Une affaire d’État

Le scandale des implants PIP est donc devenu ici pratiquement une affaire d’État dès qu’il a éclaté. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que le gouvernement offre aux femmes PIPées la possibilité de se faire retirer gratuitement les implants dans le service public de santé. Coup de maître que cette réaction rapide et décidée, qui flirtait avec l’acte de propagande !

Il a fallu attendre à peine plus pour qu’une centaine de vénézuéliennes réunies en association annoncent leur intention de se retourner légalement contre la société française Poly Implant Prothèse (PIP) et ses distributeurs au Venezuela. Ce qu’elles exigent, ce n’est pas seulement le retrait de leurs prothèses mammaires, mais encore leur remplacement gratuit. Rien de plus logique : il serait tout de même triste que ces plantureuses poitrines se réduisent du jour au lendemain en peau de chagrin ! La bataille promet d’être rude.

Mine de rien, les prothèses PIP concernent au Venezuela quelque 30.000 femmes. Un record pour un pays qui compte 14 millions de femmes (2,1 pour 1000), à comparer avec le Brésil voisin, où l’on dénombre seulement 25.000 prothèses PIP  pour 100 millions de femmes (0,25 pour 1000). Cela veut dire que lorsque vous vous baladez dans les rues du Venezuela, 2 femmes sur 1000 que vous croisez sont porteuses d’implants PIP (sans parler des autres marques). Effarant !

La coqueluche

Un mannequin –d’un autre type– qui ne s’encombre pas de toutes ces basses considérations (car ce ne sont sans doute pas des implants PIP qu’elle a), c’est Diosa Canales, chanteuse, provocatrice et coqueluche actuelle des hommes au Venezuela et bien au-delà. Dans un tweet de début d’année, elle fait part d’un des ses projets pour 2012 : inviter à dîner le candidat qui sortira vainqueur aux élections présidentielles d’octobre au Venezuela.

Tweet de Diosa Canales

Le tweet de Diosa Canales

Et, précise-t-elle, elle viendra nue au rendez-vous ! Il faut dire qu’elle a des arguments de poids, dont on peut supposer qu’ils auront pour effet d’attiser la lutte électorale d’ici au jour du scrutin ! Et ne venez pas me dire que les dés sont PIPés. Jugez-en vous-mêmes :

Diosa Canales

Voulez-vous dîner avec moi ce soir ?

Crèche de l'opposition vénézuélienne

Les candidats de l'opposition réunis dans la crèche

En ce début d’année, n’hésitons pas à faire dans le futile (quoique révélateur).

À peine vous avais-je parlé, dans un article précédent, de la controverse à propos d’une crèche chaviste installée en plein cœur de Caracas, que l’opposition a donné la réponse du berger à la bergère (ou plutôt, dans ce cas, de la bergère au berger). La Patilla, un site web animé par Alberto Federico Ravell, ex-directeur de la chaîne de télévision d’opposition Globovisión, publie une image non piquée des vers :  six personnes souriantes entourent le petit Jésus dans une crèche décorée aux couleurs nationales (à remarquer : il s’agit du drapeau à huit étoiles, tel qu’il a été modifié en 2006 à la demande de Hugo Chávez).

Qui sont ces gens?  Parbleu ! Ce sont les six candidats aux élections primaires que la Mesa de la Unidad Democrática (MUD, coalition de partis d’opposition) organisera le 12 février prochain pour désigner le candidat présidentiel d’union, futur adversaire de Hugo Chávez. De gauche à droite : Diego Arria, Leopoldo López, Henrique Capriles Radonski, Pablo Medina, María Corina Machado et Pablo Pérez (pour en savoir plus sur chacun d’eux, n’hésitez pas à cliquer).

Aah, cela tombe bien : il n’y a parmi eux qu’une seule représentante de la gent féminine !  La présence de plusieurs femmes aurait posé de sérieux problèmes pour recréer la scène de la nativité…

La Patilla n’en est pas restée là dans le pastiche : quelques jours plus tard, le site publiait une autre scène de nativité, que je ne résiste pas non plus à partager avec vous.

Hugo Chávez et Fidel Castro dans la crèche

Un surprenant petit Jésus et un agneau tout rouge!

Hugo Chávez t-shirt casquette

Hugo Chávez sous toutes ses formes : au choix...

Tu l’aimes ou tu le hais ? Je parle de Hugo Chávez, bien entendu, de qui d’autre ? Car ce n’est pas qu’on l’apprécie, on l’aime. Et ce n’est pas qu’on le déteste, on le hait.

Ainsi va le Venezuela : divisé en deux groupes antagonistes, irréconciliables. Deux groupes qui ne se parlent pas. Pire : ne se comprennent pas. Les sondages les placent à égalité presque complète : 50 % – 50 %.

Ainsi va la politique dans ce pays : elle est une question d’amour ou de haine, et très subsidiairement une question de réflexion logique ou de raison. La récente révélation de l’état de santé de Hugo Chávez en a encore donné une preuve sans égale : manifestations d’amour inconditionnel d’une part, haine sans le moindre égard pour la souffrance d’une personne d’autre part.

“Hugo Chavez”, cela se vend

I Love Hugo Chávez

Je l'aime

Les marchands du temple ont tôt fait de profiter de cette dichotomie amour/haine, qui , avec un personnage aussi pétulant que Hugo Chávez, a un potentiel commercial sans égal.  D’autant plus que l’amour-haine s’étend bien au-delà des frontières du Venezuela : parmi les Vénézuéliens vivant à l’étranger, bien entendu (chez qui la haine l’emporte généralement sur l’amour), mais aussi parmi tous ceux qui, dans nos pays occidentaux, ont une quelconque opinion sur Chávez et le chavisme (et chez eux aussi, la haine est plutôt forte, influencée qu’elle est par l’image peu reluisante de Chávez que donnent massivement les médias conventionnels).

Hugo Sucks

Je le hais

Car “Hugo Chavez”, cela se vend, et bien. Prenez par exemple Zazzle, un site marchand qui permet au commun des mortels de concevoir des produits personnalisés et de les vendre en ligne. Sur ce site, tapez “Hugo Chavez” et vous obtenez pas moins de 274 objets dédiés au personnage!

Les T-shirts se taillent la part du lion, comme de juste, mais on trouve aussi des casquettes, des porte-clés, des cravates, des baskets, des tasses, des adhésifs, des étuis pour iPhone, des tapis de souris,  des pins, des posters, des tabliers, des sacs, etc., tous allusifs d’une manière ou d’une autre au président du Venezuela. Ces bricoles se vendent à des prix qui ne sont pas vraiment donnés.

Équipés de ces gadgets, vous pourrez alors arborer à tous vents votre amour ou votre haine du personnage. Mais vous montrerez aussi que vous n’avez pas un esprit très critique et que vous vous contentez d’aimer ou de haïr. Un peu court, vous ne trouvez pas ?

Et pourtant elle roule !

Et pourtant elle roule !

J’ai la grande chance de vivre dans un pays où le rire se trouve au coin de la rue. Ici, au Venezuela, chaque jour, chaque heure, chaque seconde nous apporte son lot d’étonnements et de surprises –à commencer par les déclarations de notre cher président, mais c’est là une toute autre histoire…

Cela fait longtemps que chaque fois que je me trouve face à une venezolanada (c’est-à-dire une quelconque manifestation qui serait caractéristique du Venezuela), je me dis que je devrais la photographier, histoire d’en tenir un registre. À la longue, cette collection d’images deviendrait extrêmement intéressante et révélatrice. Mais voilà, non seulement il faut disposer d’un appareil photo sur soi en permanence –heureusement, grâce au cellulaire, cela devient maintenant la règle–, mais encore faut-il pouvoir dégainer très vite dès qu’il se produit quelque chose, et cela c’est moins simple.

J’ai quelquefois eu la chance d’être the right man in the right place, et j’ai bien sûr pris quelques clichés de ce genre très spécial. Je vous les offre ci-dessous.

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Heureusement, d’autres ont eu la même idée que moi et ont créé des sites web qui réunissent des photos de ce même type. Elles illustrent ces instants privilégiés où se manifeste dans toute sa splendeur la vénézolanitude. Les deux sites du genre les plus connus sont Sólo en Venezuela et Venezolanadas, ce dernier ayant en outre son groupe sur le site de partage de photos Flickr, qui permet de recevoir les productions des photographes amateurs des quatre coins du pays. Voici donc une sélection de ces photos, le plus souvent prises en catimini, qui nous montrent un Venezuela étonnant, insolite, quelquefois désopilant :

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Mine de rien, il se détache de toutes ces images une attitude, un style de vie, voire une vision du monde qui caractériserait le Vénézuélien moyen (pour autant que celui-ci puisse exister) : un mélange bizarre d’insouciance, de débrouillardise, de créativité, de joie, de plaisir, de bonheur, avec tout de même une certaine dose de jemenfoutisme, d’inconscience, voire d’irresponsabilité.

Mais le dénominateur commun à toutes ces situations cocasses, c’est le rire et surtout cet énorme clin d’œil pour nous dire deux choses : 1) que la vie vaut la peine d’être vécue et 2) qu’elle n’est vraiment pas sérieuse. Toute une philosophie !

Play Boy Venezuela, octobre 2010

Les dernières avancées de la cartographie numérique ne permettent plus d’en douter : le Venezuela est le pays sexuellement idéal. Jugez-en, mesdames, voici la carte mondiale de la taille des pénis en érection (basée sur des études scientifiques, non mais!) :

Carte mondiale de la grandeur des pénis

Et pour vous, messieurs, la carte mondiale des bonnets de soutien-gorge (un peu moins scientifique, les sources n’étant pas citées, désolé !) :

Carte mondiale de la grandeur des seins

Examinez attentivement :  le Venezuela (et sa voisine la Colombie, soyons grand prince) figurent en tête dans la catégorie pénis (de 16,10 à 17,93 cm) et en très bonne place dans la catégorie seins (bonnet D). Procédez maintenant au croisement des données (cela mériterait une nouvelle carte…) : Le Venezuela et la Colombie caracolent allègrement en tête du palmarès intégré. En effet, les pays dont les femmes ont les plus gros seins –Russie et pays scandinaves– ne peuvent concurrencer les deux pays latino-américains en matière de pénis. Le paradis sexuel, s’il existe, se trouve donc bel et bien dans ces deux pays du nord de l’Amérique du Sud !

Gros instruments

Vous me direz qu’il ne suffit pas d’avoir de gros instruments, il faut encore savoir en jouer, et vous avez raison. Les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes sont-ils de bons musiciens ? Il en ont la réputation, au propre et au sexuel. Au propre je peux en attester ; au sexuel, je serai plus réservé, étant donné les tabous qui courent encore ici dans pas mal de têtes, la religion aidant. En effet, même s’il est peu pratiqué de façon formelle, le catholicisme –espagnol de surcroît– a imprégné les esprits et imposé ses règles morales, par dessus la liberté sexuelle dont faisaient preuve la plupart des ancêtres indigènes.

Vous me direz (et vous aurez encore raison) que la grandeur des instruments sexuels n’est pas le critère le plus important d’une sexualité épanouie. Bien vu. Sur ce point-là, effectivement, les Vénézuéliens ont encore beaucoup de chemin à faire. Le machisme ambiant détruit la grande majorité des relations –sexuelles et affectives– avant qu’elles n’aient le temps d’être matures. Les femmes sont les premières à en souffrir, bien entendu, mais la société dans son ensemble également, avec sa pléthore de familles monoparentales gérées par la seule mère.

Conclusion : très amusantes, les cartes ; très beau, le paradis sexuel théorique qu’elles définissent. Mais descendons sur terre, et surtout ne mesurons ni les pénis ni les seins, ils n’ont pas besoin d’être hénaurmes pour faire le bonheur !

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