Séduisant

Le monde appartient aux Vénézuéliennes

Ivian Sarcos

La belle

Les années se suivent et se ressemblent. Encore une Vénézuélienne au sommet ! Elle est la sixième Miss Monde vénézuélienne depuis les débuts du concours. Ajoutez-y six Miss Univers et des dizaines de misses dans des concours de seconde catégorie, et vous aurez une idée de la domination écrasante de la femme vénézuélienne sur la planète de la beauté.

J’avoue que cette miss-ci ne m’a pas tout à fait laissé indifférent. Et je ne parle pas ici de son corps (encore que…), mais de son parcours de vie. Ivian Lunasol Sarcos Colmenares –c’est son nom– est presque un archétype de la femme vénézuélienne, cette lutteuse de tous les instants. Jugez-en.

Dans un internat de bonnes sœurs

Elle naît à Guanare, une petite ville des Llanos sans personnalité particulière. Cadette d’une famille de 13 enfants, elle perd sa mère en 1998, alors qu’elle n’a que huit ans. Neuf mois plus tard, son père meurt dans un accident de circulation. Elle est alors placée sous la tutelle de son frère aîné qui l’envoie à l’internat “Santa María Micaela”, tenu par la congrégation des sœurs du Sacré Cœur de Jésus, dans la ville de San Carlos.

Elle a 14 ans lorsque la mère supérieure du couvent lui propose d’aller en Espagne pour se préparer à être religieuse. Après quelques mois de réflexion, elle refuse. Retournée chez son frère, son bac en poche, elle commence une carrière universitaire en administration d’entreprise, tout en travaillant dans un restaurant de restauration rapide pour payer ses études.

En 2006, à 17 ans, Ivian décide de déménager chez sa sœur dans les vallées du Tuy, près de Caracas, où elle effectue divers travaux d’entretien. Mais c’est désormais la capitale qu’elle vise. Une fois à Caracas, elle effectue d’abord des petits travaux informels, et parvient à s’inscrire à l’Université Centrale, dans la carrière de Relations internationales. Nous sommes en 2008, elle a 19 ans.

Tout s’enchaîne

À la fin de 2009, elle se fait aborder dans la boutique où elle travaille par un « chasseur de beautés », qui lui propose une entrevue avec Osmel Sousa, le créateur et propriétaire de l’Organisation Miss Venezuela. Tout s’enchaîne alors : participation au concours de Miss Venezuela 2010, qu’elle remporte, puis préparation intensive pour le concours de Miss Monde. On connaît la suite.

Entretemps, elle crée au début de 2011 une fondation dénommée Belleza con propósito [La beauté avec un objectif], destinée à venir en aide aux personnes vivant dans un état de pauvreté extrême. L’idée de faire de l’action sociale, assure-t-elle, ne l’a jamais quittée, elle qui est née plutôt au bas de l’échelle.

Parcours exemplaire, trop exemplaire, pourrait-on dire. Un vrai conte de fées. À tel point qu’une légende dorée s’est déjà créée et diffusée, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, autour de la nouvelle Miss Monde.

S’en sortir

Ivian Sarcos

L’élégante

Mais encore… Ce parcours-là fait penser à beaucoup de femmes vénézuéliennes, que la vie, au départ, n’a pas vraiment favorisées. C’est à force de lutte, de détermination, qu’elles ont fait leur bout de chemin dans la vie. Elle se sont forgées dans la difficulté, ont affronté une réalité qui ne leur était pas a priori favorable, ont émergé la tête haute, ont gagné. Toutes n’ont pas eu le destin doré d’Ivian, bien entendu, mais beaucoup se sont hissées à un niveau que rien ne laissait prévoir ni espérer.

Cette femme-là, je la décrivais ailleurs : travailleuse, séduisante, élégante, altière, provocante. Même si elle n’est pas une miss, la beauté n’est jamais loin chez cette femme hyperactive qui fait tout pour « s’en sortir », au point d’être souvent dominante -quelle contradiction!- dans cette société de machos. Une société matriarcale de machos, en quelque sorte.

Et pour vous montrer à quoi ressemble cette femme vénézuélienne, revoyez Ivian Sarcos répondre aux questions lors du concours Miss Monde. Quel aplomb ! Je parierais qu’elle a fait la différence et gagné la couronne à ce moment précis. Car de jolis corps, il y en avait beaucoup d’autres sur le plateau. Mais une détermination aussi forte que celle-là, c’était plutôt rare, ce soir-là, à Londres.

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